PROSTATE

Lettre d'information du 27/04/2017

Par le Docteur Dominique Rueff

 

 

Et si j’avais un cancer de la prostate… ?


Chère amie, cher ami,

Après ma lettre consacrée à l’hypertrophie de la prostate, je vous en adresse une seconde, consacrée cette fois au tristement célèbre « cancer de la prostate ».

L’annonce d’un cancer, même de la prostate, n’est pas un moment facile.

J’aimerais trouver les mots pour le relativiser et l’apaiser.

Bien que certains (rares) soient plus agressifs [1] que d’autres, le cancer de la prostate est une maladie souvent asymptomatique [2] à évolution naturelle lente, partagée par le plus grand nombre d’hommes vieillissant [3] au-delà de la cinquantaine.

C’est une bonne raison pour engager une surveillance régulière [4] de sa prostate dès la cinquantaine [5] tout en sachant (c’est le cas pour toute maladie), qu’aucune surveillance n’est sûre à 100%.

Mais l’essentiel reste de vous inviter à dédramatiser l’annonce de cette maladie.

J’ai toujours en mémoire ce que répondait le Professeur Lucien Israel aux patients qui s’inquiétaient de leur devenir :

  • Rassurez-vous, vous avez plus de chance de mourir d’un pot de fleur sur la tête, par jour de grand vent, que de votre maladie !

L'évolution du cancer de la prostate se fait en général sur plus de 10 ans. Dans certains cas il peut ne pas être découvert du vivant du patient : beaucoup d'hommes meurent avec un cancer de la prostate sans que celui-ci soit à l'origine de leur décès puisque les analyses histologiques le confirment presque toujours « post mortem » au-delà de 80 ans.

Le dépistage du cancer de la prostate

Systématique après 50 ans, le dépistage doit être fait par votre médecin traitant ou votre urologue et ne doit jamais se limiter à un seul un dosage biologique de PSA [6] [7].

Le toucher rectal [8] (TR) vient en complément systématique de l’examen biologique. Le médecin vous proposera, si besoin, de compléter par une échographie sus-pubienne ou transrectale [9] et pourra, en cas de doute, proposer, en milieu hospitalier, une ponction biopsie [10] de la prostate souvent réalisée sous échographie.

Ces examens ne sont pas plaisants. Mais quelle que soit la nature ultérieure de la prise en charge, ils permettent d’affirmer ou d’infirmer la présence du cancer. Notez que comme pour tout examen médical un résultat négatif n’élimine pas à 100% le doute.

Il capital cependant de bien comprendre :

  • Qu’aucun examen à lui seul, et surtout pas le PSA, ne permet d’affirmer ou d’infirmer un cancer. Un PSA mal réalisé, après un rapport sexuel, du vélo, du cheval… sera faussement trop élevé. Une simple inflammation, infection avec ou sans hypertrophie de la glande va le fausser en excès. A l’inverse la prise de certains médicaments que j’ai cités dans une précédente lettre peut artificiellement le faire baisser.
  • Plus que l’examen lui-même, c’est l’évolution de deux examens (PSA et TR) qui vont déjà donner une meilleure perception du problème.
  • En cas de doute, il faut s’assurer que le médecin a bien demandé le PSA total et libre : c’est l’évolution de ce rapport, dans le temps, qui permettra de mieux évaluer la situation.
  • Il est inutile de refaire des examens tous les mois. Le refaire tous les ans me semble une bonne pratique.
  • Que l’angoisse (légitime) n’est jamais bonne conseillère : la peur n’évite pas le danger.

Mais au fait, de quel danger parle-t-on ?

L’annonce de la maladie

Dédramatiser et relativiser !!! Cela doit être le maître mot.

Bien entendu, vous n’allez ni rester les bras croisés ni « faire l’autruche ».

Evaluez votre « consultation d’annonce de la maladie » et reportez-vous à la précédente lettre que j’ai publiée.

Dans pratiquement tous les cas, vous avez le temps de vous faire bien expliquer ce qu’il en est, la nature de votre maladie, vos risques à terme… tout en relativisant. Au risque de me répéter, les statistiques sont toujours à prendre avec recul.

Si vous ne vous sentez pas en confiance ni bien informé, prenez, si besoin, un second avis, mais surtout ne vous précipitez pas vers des solutions agressives ou radicales : il est peut-être simplement temps de changer quelques habitudes et d’attendre quelques mois pour refaire un contrôle.

S’il reste local, le cancer de la prostate est sans conséquences

Pourquoi ce dépistage et surtout l’imagerie (échographie, parfois IRM) sont-ils tellement importants ? Parce que ce type de cancer reste sans conséquences tant que la paroi prostatique n’a pas été atteinte ni dépassée. A ce stade, il est et doit être considéré comme un cancer strictement local, sans possibilités de métastases et doit être traité comme tel.

Seule l’évolution de deux examens à quelques mois de distance permet d’évaluer « l’agressivité » de ce cancer et à contrario les effets des mesures proposées et surtout de celles que vous aurez mises en place.

L’imagerie, la biologie et la répétition du TR vous permettent facilement de mesurer vos progrès. Il reste, en effet capital que le cancer reste local [11] car, au-delà, il devient une maladie potentiellement métastasique, d’abord dans les ganglions, puis le corps entier, le plus souvent les os et moins souvent dans le cerveau, le poumon ou le foie.

Cette maladie ne sera plus traitée médicalement comme la première : le traitement sera alors systémique et associera le plus souvent radiothérapie, hormonothérapie, puis chimiothérapie. Malheureusement ces méthodes, au fil des ans, auront de plus en plus de mal à contenir la maladie et à en freiner l’évolution.

C’est pour éliminer d’emblée la présence de métastases que, lors d’une première consultation, le médecin vous proposera souvent un bilan dit « d’extension » qui associe :

  • Une scintigraphie osseuse, pour s’assurer qu’il n’y pas de métastases osseuses,
  • Une IRM du pelvis, pour visualiser les ganglions proches de la prostate,
  • Une radio, scanner ou IRM pulmonaire pour s’assurer de l’état des poumons,
  • Plus rarement, une IRM cérébrale.

 

Prostate, mode de vie, d’alimentation et environnement.

Il est aujourd’hui démontré que l’environnement et le mode de vie jouent un rôle dans le développement précoce du cancer de la prostate. On doit citer :

  • L’âge : 95% d’entre eux surviennent entre 55 et 90 ans, l’âge moyen d’apparition étant de 73 ans,
  • L’origine ethnique : il est plus fréquent chez les populations noires américaines et moins fréquent chez les asiatiques grands consommateurs de phytoestrogènes de soja.
  • L’influence de l’alcool et du tabac sont mal évaluées. La fréquence anormale de ces cancers en Martinique fait craindre l’influence probable de certains pesticides.
  • L’abstinence sexuelle est considérée comme un facteur néfaste et plus particulièrement l’absence totale d’orgasme [12] ce qui permet à certains de conseiller la masturbation en cas d’absence de partenaire sexuelle, d’autant qu’il élimine le risque infectieux [13]…
  • Une autre étude de l’Université [14] de Harvard met en balance une consommation modérée d’alcool et une abstinence totale.
  • Une alimentation trop riche en graisses et protéines animales, donc en viandes, fromages durs et charcuteries est souvent évoquée par les études. Je pense qu’il serait également bon d’insister sur le fait d’éviter la consommation d’acides gras trans (fritures, biscuits, margarines..), que je dénonce régulièrement.
  • La normalisation du poids, et surtout le fait d’éviter des prises ou pertes de poids trop rapides, est recommandée, ainsi que, comme pour pratiquement tous les autres cancers, l’exercice régulier. Mais attention à certains sports comme le vélo ou l’équitation qui peuvent traumatiser la prostate.
  • Je vous recommande une alimentation riche en légumes colorés comme les tomates, le melon d’eau et les carottes. Les chercheurs se sont beaucoup interrogés sur les pouvoir de nutriments tels le bêta-carotène ou le lycopène [15] et se sont, aussi demandés s’il n’y avait pas, dans les tomates [16] d’autres facteurs protecteurs. Bien que certaines de ces études soient contestées, augmenter votre consommation de tomates cuites avec de l’huile d’olive, du poivre et curcuma… ou vous supplémenter en lycopène et caroténoïdes ne vous fera aucun mal ! N’oubliez ni les oignons ni l’ail qui ont un effet protecteur démontré par des études « cas contrôles », ni les composés organo-sulfurés inhibant la croissance des cellules prostatiques en culture, les crucifères (chou, brocolis, choux de Bruxelles) ;
  • Une déficience en vitamine D [17] favorise l’apparition de tous les cancers hormono dépendants comme le cancer du sein et celui de la prostate et de nombreux essais cliniques sont en cours à ce sujet. Une supplémentation en vitamine D pourrait ralentir ou même inverser la progression des tumeurs de la prostate les moins agressives [18]. Une étude américaine [19] menée auprès de 200 hommes opérés d'un cancer de la prostate a montré que ceux qui présentaient une carence en vitamine D avaient plus de risque d’avoir une forme plus agressive. De nombreux suppléments associent différents nutriments mais certaines études scientifiques contestent leur intérêt [20].
  • J’ai eu l’opportunité d’observer les résultats obtenus sur une stabilisation, voire une diminution des taux de PSA après consommation régulière d’extraits standardisés de grenade. Certains, dont le professeur Henri Joyeux [21] préconisent le jus de grenade fermenté qui serait encore plus efficace mais… dont le très mauvais goût peut rebuter. Grenade et lycopène (et tomates) sont les deux suppléments que je recommande en premier en cas de risque et je connais de nombreuses personnes qui ne veulent plus s’en passer. Par contre je vous recommande d’informer votre médecin traitant ou spécialiste si vous en prenez, afin de ne pas fausser son analyse.
  • La consommation régulière de thé vert semble, malgré l’absence d’études, diminuer l’incidence de ce cancer, mais elle ne semble se vérifier que pour les grands consommateurs et pendant toute une vie : plus de 40 ans de consommation et plus de 1,5 kg de feuilles de thé vert par an.
  • Il existe quelques indices permettant de penser que les supplémentations en zinc, sélénium, soja et vitamine E pourraient être protectrices mais aucune étude scientifique significative ne le confirme.

 

Pourquoi le dépistage est-il si important ?

Vous l’avez compris, tant que cette tumeur, le cancer de la prostate, reste locale elle ne représente pas un vrai danger. Cela vous donne très largement le temps de réfléchir et modifier votre mode de vie. Et la surveillance permettra d’évaluer l’efficacité des mesures que vous aurez le temps de prendre…

L’étude ProtecT [22] a comparé les effets de la prostatectomie, de la radiothérapie et de la surveillance active sur la qualité de vie, les résultats déclarés par les patients, et surtout la mortalité à 10 ans chez des hommes souffrant de cancer localisé de la prostate. Les conclusions sont sans appel :

  • La mortalité liée au cancer de la prostate à 10 ans a été de 0,9% dans le groupe prostatectomie, 0,7% dans le groupe radiothérapie, et 1,5% dans le groupe surveillance ;
  • Un peu plus de 8% des patients ont eu une progression de leur cancer dans les groupes prostatectomie et radiothérapie contre 20,6% dans le groupe surveillance ;
  • Sur l’incontinence urinaire et la sexualité c’est la prostatectomie qui a l’effet négatif le plus important ;
  • En conclusion : ProtecT montre qu’il n’y a pas de différence, dans ce cadre, entre prostatectomie, radiothérapie et surveillance rapprochée sans traitement, en termes de mortalité. Par contre la prostatectomie radicale a multiplié par 10 le risque d’incontinence urinaire à 6 mois.

Le rédacteur de l’article argumente idéalement, et scientifiquement, le concept de « décision médicale partagée avec le patient » et le formule ainsi : « Cher monsieur K., vous avez un cancer localisé de la prostate, mais ce n’est pas si grave. Quel que soit le traitement que vous choisirez, y compris aucun avec une surveillance assidue, cela ne changera pas votre risque de mourir dans les dix ans à venir. Cela étant, si vous choisissez de ne pas vous traiter, le risque (en valeurs absolues) d’évolution de votre cancer et celui de métastases passe de 8% à 20% pour le premier et de 2% à 6% pour l’autre. Parallèlement, si vous vous faites opérer, le risque que vous soyez incontinent urinaire passe de 8% à 17%, et celui que vous soyez impuissant de 16% à 30%. Si vous choisissez la radiothérapie, le risque que vous ayez des pertes fécales passe de 13% à 15% et celui que vous ayez régulièrement du sang dans vos selles de 1 % à 6 %. Tout cela sans diminuer votre risque de mourir, ni altérer votre qualité de vie. Qu’en pensez-vous ? ».

Je ne pourrais pas mieux présenter le problème !

Connaissez-vous l’ablatherm ?

Par contre cet article ne mentionne pas d’autres possibilités que celles de la radiothérapie, de la chirurgie ou de l’abstention thérapeutique alors qu’il en existe d’autres comme, par exemple « l’ablatherm [23] », que je connais bien puisqu’elle est pratiquée dans les hôpitaux de Nice. Ce traitement par « ultra-sons focalisés de haute fréquence » a plusieurs avantages :

  • Il est peu traumatisant et conduit à des hospitalisations plus courtes avec des effets secondaires minimes,
  • Il peut, après surveillance régulière être repris et complété.

 

Extension au-delà de la paroi prostatique

Le cancer de la prostate avec extension au-delà de la paroi prostatique est totalement une autre maladie, qui nécessite ce que les médecins appellent un traitement systémique, c’est-à-dire s’adressant à l’ensemble de l’organisme, afin d’essayer de prévenir ou ralentir une possible extension métastatique.

S’il est découvert d’emblée chez un patient jeune, c’est souvent un envahissement ganglionnaire proche de la prostate qui signe une maladie agressive. Alors que, découvert après des années d’évolution d’un traitement localisé, il signe seulement l’inefficacité partielle du traitement initial (ou l’évolution en l’absence de traitement).

Ce traitement reste complexe proposant d’emblée une « hormonothérapie anti-androgénique » [24] qui, en cas d’échappement sera suivie ou complétée par une chimiothérapie.

Il peut devenir lourd et conduire à des effets secondaires liés au blocage androgénique (fatigue, trouble cognitifs, bouffées de chaleur, perte de toute sexualité…) mais de nouveaux anti-androgènes sont à l’étude. Dans tous les cas ils retardent ou ralentissent l’évolution de la maladie. Le résultat à attendre sera donc totalement dépendant de l’âge et des circonstances de découverte et d’apparition.

Chaque cas reste donc particulier et, comme pour le traitement du cancer localisé, on s’attend, de la part du médecin, à des explications très précises quant aux possibles effets secondaires, aux risques et avantages de tel ou tel traitement ou abstention.

Dans tous les cas, et selon mon expérience personnelle, toutes les mesures nutritionnelles ou complémentaires que nous avons développées peuvent être mise en œuvre, si possible en en informant le spécialiste. Même si les choses ne se présentent apparemment pas bien, on doit essayer de « jouer la montre » en attendant de nouveaux traitements, en restant dans les limites de l’éthique médicale et du souhait de chacun.

Evitons si possible de se mettre dans une telle situation et pensons activement à la surveillance de notre prostate, sans angoisses ni excès.

J’espère que cette lettre vous en aura convaincu !

Surveillez bien votre boîte aux lettres,

Docteur Dominique Rueff

Lettre du 09/04/2017

Écrite par le Docteur Dominique Rueff

 

J’ai une grosse prostate, que faire ?


Chère amie, cher ami,

Certains d’entre vous m’ont demandé d’aborder le sujet des hypertrophies bénignes prostatiques (HBP) ou adénomes de la prostate, ce que je comprends parfaitement. Car ces maladies bénignes touchent une grande majorité d’hommes de plus de 60 ans, même si certains d’entre eux n’ont pas ou peu de symptômes.

Attention, je ne traite pas ici du cancer de la prostate, que j’aborderai dans une prochaine lettre.

L’origine des HBP, maladie de dégénérescence tissulaire, est mal connue : au microscope, le tissu prostatique perd sa différenciation spécifique, il y a moins de cellules prostatiques et globalement la glande augmente de volume. Pour l’urologue Georges Debled [1] qui avait soigné la famille royale belge, cette dégénérescence serait due au déficit en testostérone mais cette opinion fut à l’origine d’une grande polémique, car la testostérone et ses dérivés (voir plus bas) stimulent le métabolisme des cellules prostatiques et, de ce fait, augmente le risque de cancer. [2] Aujourd’hui, une majorité de médecins restent très prudents avec la supplémentation en hormones masculines (androgènes) alors qu’en réalité c’est la dihydrotestostérone [3] qui est impliquée. Si, chez les hommes plus jeunes, en cas de déficience érectile, une supplémentation en testostérone est indiquée, elle doit obéir à des règles de surveillance clinique et biologique très strictes afin de maîtriser le risque de cancer de la prostate. Je traiterai plus spécifiquement cette pathologie dans une prochaine lettre.

Si vous ressentez au moins deux de ces symptômes, faites évaluer l’état de votre prostate

 

  • Envies fréquentes d’uriner et impossibilité de rester plus de deux heures sans le faire et besoin irrépressible; 
  • Nécessité de se lever plusieurs fois dans la nuit pour uriner; 
  • Besoin de pousser pour commencer à uriner; 
  • Faiblesse et interruption du jet; 
  • Fuites urinaires; 
  • Impression de mauvaise vidange vésicale (qui correspond effectivement à un résidu d’urines dans la vessie que l’on ne peut évacuer); 
  • Traces de sang (parfois) dans les urines.

L’urologue vous examinera, pratiquera un toucher rectal (TR) et peut-être une échographie pelvienne et un dosage sanguin des PSA afin de s’assurer de l’absence de risque de cancer.

Si c’est le cas il vous proposera un traitement. Sachez que deux au moins d’entre eux (Pygeum Africanum et Saw Palmetto ou Palmier Scie) sont issus d’extraits naturels de plantes.

Ne confondez pas hypertrophie bénigne de la prostate et prostatite

Toutes les deux entraînent une inflammation de la prostate et une augmentation de son volume, mais la première est une modification morphologique et volumétrique de la prostate qui concerne plus ou moins tous les hommes de plus de 80 ans mais qui peut apparaître bien plus tôt, dès la quarantaine.

La seconde fait suite à une infection bactérienne ou virale et le plus souvent une maladie dite « sexuellement transmissible » dont la seule vraie prévention conduit à utiliser, sans restriction ni honte un préservatif.

Le traitement de la prostatite est antiinfectieux et nécessite souvent l’usage prolongé, pendant au moins quatre semaines, d’antibiotiques puissants. Ces derniers, même associés à des antiinfectieux naturels comme ceux que je propose pour le traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate ne guérissent pas toujours facilement l’inflammation qui sera d’autant mieux résolue que vous prolongerez le traitement avec des produits naturels et que vous avez un mode de vie et d’alimentation protecteurs.

Toujours au premier plan : alimentation, mode de vie et nutrition

Je vous ai souvent parlé des grands principes de l’alimentation dite « anti-inflammatoire » : pas d’excès de protéines animales, de gluten, de laitages (respect des intolérances), et d’aliments sucrés avec un fort index glycémique. Fuyez absolument les acides gras trans [4].

Consommez au quotidien et à chaque repas, des légumes à feuilles vertes ou colorés (contenant des caroténoïdes, dont le lycopène [5]), des crucifères (choux, brocolis) des huiles riches en Oméga3 (lin, colza), de l’huile d’olive et des épices telles le curcuma associé au poivre noir, de l’ail …L’huile et les graines de lin auraient une action spécifique (voir plus bas).

Buvez suffisamment, surtout en période de chaleur et à défaut d’utiliser des carafes à filtres variez les sources minérales. Buvez régulièrement du thé vert qui (comme certains médicaments) apporte des catéchines inhibant l’enzyme (5-alpha-réductase) responsable de la transformation en testostérone des hormones sexuelles féminines qui majorent le risque d’hypertrophie et de cancer. La Chine est l’un des pays où l’incidence du cancer de la prostate est la plus faible ; Serait-ce dû à la consommation régulière de thé vert ?

Ne mangez pas trop tard le soir et restreignez vos portions et repas de viande et charcuteries : une étude a démontré que la consommation quotidienne de quatre portions ou plus de légumes réduisait le risque d’HBP de 32 %, alors qu’un apport accru d’aliments gras augmentait ce risque. La consommation quotidienne de viande rouge s’est également avérée néfaste, haussant le risque d’HBP de 38 % [6]. Une étude récente confirme qu’une trop grande consommation de viande peut être cancérogène [7]… sans parler des dangers des viandes et autres produits grillés, rôtis, trop cuits et noircis [8] dont les résidus sont hautement cancérogènes. La consommation régulière de frites et chips cumule tous les risques car, en plus elles apportent de l’acrylamide dont la toxicité ne fait plus de doutes.

Concernant votre mode de vie, essayez de réguler progressivement votre poids car, comme pour les cancers du sein, il semble que l’on trouve plus de cancers chez les personnes en surpoids. Ne vous lancez pas dans des régimes drastiques ou trop restrictifs mais apprenez à réguler votre nutrition sans générer de déficiences nutritionnelles.

Au premier symptôme, évitez les activités sportives qui peuvent traumatiser votre prostate comme le vélo et l’équitation.

L’optimisation de votre statut nutritionnel, en plus de ces mesures alimentaires peut vous aider à changer le cours de l’évolution de la maladie

En premier vient le zinc : Les tissus prostatiques contiennent dix fois plus de zinc que tout autre tissu de l'organisme et il existe une baisse du taux intracellulaire de zinc et de citrate dans les cellules de cancer de la prostate. Cette diminution du pouvoir d’accumulation du zinc par les cellules tumorales est un facteur de développement et de progression du cancer de la prostate. La restauration d’un bon niveau de zinc dans les cellules prostatiques pourrait permettre une prévention ou un traitement de ce cancer.

Par contre les études épidémiologiques disponibles ne permettent pas de conclure formellement à l’intérêt d’une supplémention en zinc, Cependant une légère association a été observée entre la réduction du risque de cancer invasif de la prostate et une supplémentation de longue durée avec au moins 15 mg de zinc au quotidien [9].

On préconise également des apports en caroténoïdes et plus spécifiquement en lycopène, pigment rouge issu de la tomate et des fruits et légumes colorés.

En 2007, un rapport du World Cancer Research Fund WCRF s’appuyant sur l’analyse de 500 000 études scientifiques conclue qu’il existe un faisceau de preuves suffisant à propos du cancer de la prostate [10] en faveur des effets protecteurs des aliments contenant du lycopène, en particulier la tomate et ses produits dérivés. Selon ce rapport, l’effet augmente avec la dose et le lycopène est mieux absorbé lorsque les aliments sont cuits et broyés. Des études postérieures ont remis en question ces résultats, mais par contre je peux vous confirmer que la prise de lycopène (dans le cadre de l’alimentation telle que je l’ai décrite ci-dessus) diminue l’inflammation et les symptômes de cette maladie.

Des traitements naturels ressentis généralement comme efficaces

Il faut noter que deux médicaments largement préconisés, le prunier d’Afrique et le palmier de Floride (Saw Palmetto) ou palmier scie sont composés de ces substances.

L'extrait de prunier d'Afrique (Prunus Africana ou Pygeum Africanum), possède un effet anti-inflammatoire vis-à-vis de la prostate, en inhibant la 5-lipoxygénase des polynucléaires infiltrant le tissu prostatique. Les études cliniques publiées sur l'extrait, font état d'une amélioration significative par rapport au placebo sur les symptômes de l’adénome. Les études cliniques réalisées avec le prunier d'Afrique ont montré que le dosage effectif optimal est de l'ordre de 150 mg par jour et qu'il induit une réduction de volume de la prostate de l'ordre de 35% après 10 à 25 jours de traitement. [11]

Les effets du Saw Palmetto sont beaucoup plus controversés [12] d’autant que ces plantes sont souvent associées, notamment à la racine d’ortie dans des études cliniques datant déjà de quelques années [13].

Ce palmier floridien est bien connu des médecins homéopathes mais sous le nom de Sabal Serrulata. Associé à d’autres souches homéopathiques (voir plus bas) il est conseillé, en dilutions 4 ou 5 CH, trois granules au réveil et au coucher, en cas de difficultés à uriner. Les vieux homéopathes américains le surnommaient « le cathéter homéopathique ».

De nombreuses études ont permis de montrer que les racines d’orties, prises sous forme d’extrait standardisé, soulageaient les troubles urinaires liés à l’hypertrophie bénigne de la prostate [14]. L'extrait de racine d'ortie empêcherait la conversion de la testostérone en dihydrotestostérone (en inhibant l'enzyme 5 alpha réductase) et agirait sur son transporteur protéique vis-à-vis des récepteurs prostatiques (SHBG). Il semble diminuer la production d'œstrogènes (œstradiol et estrone) en inhibant l'activité de l'aromatase [15] ce qui le rend particulièrement intéressant à conseiller lorsque les hommes sont ou ont été supplémentés avec de la testostérone. La commission E allemande et « l'European Scientific Cooperative on Phytotherapy (ESCOP) » le recommandent.

L’huile et les graines de lin

Une étude randomisée [16] confirme que les lignanes provenant de graines de lin ou d’huile de lin ont un effet favorable sur les symptômes des voies urinaires chez les patients souffrant d'hyperplasie bénigne de la prostate. (HBP). L’extrait améliore la qualité de vie des patients et diminue l’intensité des symptômes. Je tiens à rappeler que je recommande aussi une consommation régulière de graines de lin broyées au petit déjeuner pour réduire l’inflammation chronique de l’intestin et diminuer sa perméabilité.

Les phytostérols et en particulier le bêta-sitostérol

Ce sont des composés naturellement présents dans toutes les plantes, y compris les fruits et les légumes et certaines huiles en particulier l’huile de soja [17]. On les retrouve également dans des aliments comme les germes de blé ou de soja. Ces substances que les publicités télévisées vantent pour leur action anti cholestérol (qui n’est pas toujours justifiée) ont pour la plupart et en particulier pour le bêta sitostérol une action sur les symptômes de l’HBP. Une méta analyse publiée en 2000 a confirmé les effets [18] d’une prise de 20 milligrammes de bêta sitostérol, trois fois par jour, pendant six mois.

Pépins et huile de pépins de courge (ou citrouille)

La Commission E et l’Organisation Mondiale de la Santé reconnaissent l'usage médicinal des graines de citrouille pour soulager les symptômes associés à l’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP). Diurétiques, les graines soulagent ces troubles, sans pour autant réduire le volume de la prostate. Bien qu’on n’ait pas encore trouvé d’explication à ces effets, plusieurs substances potentiellement actives ont été identifiées dans les graines de citrouille (acides gras insaturés, zinc et phytostérols) et les hypothèses ne manquent pas.

Les quelques études réalisées ont donné des résultats encourageants sur la réduction des symptômes sans réduction réelle du volume de la glande.

Les extraits de pollen

Les extraits de pollen sont préconisés depuis de nombreuses années dans différents pays d'Europe et d'Asie. On les retrouve dans de nombreux compléments alimentaires et je connais beaucoup de personnes qui ne sauraient s’en passer pour soulager leurs troubles prostatiques. Indépendamment du fait que les extraits de pollen inhiberaient la formation de dihydrotestostérone (DHT), l'extrait (en particulier du seigle) a des propriétés anti-inflammatoires et apaisantes sur les symptômes.

Une méta-analyse [19] a confirmé qu’il diminue les besoins nocturnes d’uriner mais n’a pas noté d'incidence sur les autres symptômes.

Bien d’autres nutriments sont réputés diminuer l’inflammation prostatique et en réduire les symptômes. On peut retenir la quercétine [20], parfois associée à la bromélaïne [21], le bore ou le sélénium. Ces associations sont logiques mais je n’en ai pas personnellement l’expérience et je n’ai pas trouvé d’études scientifiques confirmant leur action.

Personnellement, je recommande souvent un complément alimentaire qui rassemble en un seul comprimé l’ensemble des éléments que je viens de décrire ; C’est le « Men Plus » à la dose recommandée d’un comprimé matin et soir. Il est assez cher mais finalement bien moins que la prise individuelle des compléments ou de certains médicaments qui ne sont pas ou mal remboursés.

Les traitements homéopathiques peuvent être d’une grande aide

J’ai déjà cité l’action symptomatique évidente du Sabal Serrulata qui doit être associé à d’autres médicaments pour tenter de réduire l’adénome dont en particulier Thuya, Conium, Pareira brava, Chimaphila Umbellata ou Sélénium métallicum. Comme le Sabal Serrulata ils sont préconisés en basses dilutions à prendre deux fois par jour. Des médicaments dits « de fond ou de terrain » sont préconisés avec prudence en cas de risque de cancer. On peut proposer en moyennes dilutions (15 CH) Thuya, Staphysagria, Baryta Carbonica ou Lycopodium. Interrogez votre médecin homéopathe et reportez-vous à une matière médicale [22] pour préciser les indications et les meilleures associations.

Les médicaments de l’HBP

En plus de ceux que j’ai cités précédemment il en existe deux groupes : les alpha-bloquants et les inhibiteurs de la 5-alpha-réductase. Ils sont efficaces « en dernier recours » au prix de certains effets secondaires et aucune étude ne confirme, à terme, leur activité sur l’évolution de la maladie.

J’ai eu recours aux alpha-bloquants lorsque le volume prostatique brutalement augmenté (souvent en cas de prostatite aigüe) provoquait des symptômes mictionnels ou en fin d’évolution de la maladie, plus généralement chez des personnes âgées. Les études stipulent qu’ils ne diminuent pas le volume prostatique. Ils permettent de rétablir un meilleur débit urinaire et de diminuer le résidu vésical à l’origine d’infections urinaires. Les effets secondaires les plus gênants proviennent de la vasodilatation qu’ils entraînent ce qui conduit à être très prudent chez des personnes sous traitement antihypertenseur.

Je n’aime pas trop recommander les inhibiteurs de la 5-alpha-réductase du fait de leurs effets négatifs sur la capacité érectile et la libido car ils font baisser les taux de testostérone et de dihydroteststostérone sériques.. Ils diminuent l’intensité des symptômes ainsi que le résidu post-mictionnel mais il faut savoir que leur action est souvent retardée de quelques mois et qu’ils abaissent artificiellement le taux de PSA.

Les deux classes peuvent, bien entendu être associées…mais les effets secondaires aussi.

Si je devais donner un dernier conseil, ce serait celui de ne pas négliger l’apparition de symptômes, de se faire examiner afin de suivre l’évolution de son volume prostatique et surtout, au moindre signe, de s’interroger pour modifier son mode de vie et ne pas hésiter à prendre, si nécessaire et le plus tôt possible, des compléments alimentaires ou des traitements phytothérapiques sans effets secondaires, tout en continuant à se faire surveiller.

Merci de votre lecture attentive,

Surveillez bien votre boîte aux lettres,

Docteur Dominique Rueff

Le cancer de la prostate, le Professeur Joyeux répond à vos questions

Par Medicatrix

Écrit le - Auteur :
 

80 questions/réponses à propos du cancer de la prostate

 

Dans son livre « Le cancer de la prostate, enrayer l’épidémie et les récidives », le professeur Joyeux répond de manière pratique à 80 questions que se posent fréquemment les hommes qui ont vécu ou vivent ce cancer.

Qu’est-ce qui m’arrive? Quel traitement choisir? Comment agir en prévention ou pour éviter une récidives?

Nous insistons  sur les conseils nutritionnels essentiels. Il ne s’agit pas de régime, mais de Manger Mieux et Meilleur, la méthode des 3 M. Celle-ci est détaillée pour toute la famille, car elle a un rôle préventif pour d’autres types de cancers : sein, estomac, colon-rectum, lymphomes … et pour toutes les maladies de civilisation.

Nous vous invitons à découvrir un extrait de ce livre ci-dessous (la question 28).

Des suppléments diététiques ont-ils démontré un effet protecteur?  L’élixir de grenade et l’alcalinisation de l’organisme pour lutter contre le cancer? 

Nous avons des résultats d’essais dont ceux de l’étude Suvimax qui le confirment et aussi des études in vitro et in vivo démontrant l’efficacité de suppléments nutritionnels.

Avec vitamines et oligo-éléments, des résultats contradictoires:

L’étude Suvimax, a par exemple observé qu’un apport quotidien en vitamine C (120 mg), E (30 mg), bêta-carotène (6 mg) et sélénium (100 microgrammes), associé à 20 mg de zinc, divisait par deux le risque de survenue d’une tumeur prostatique. Il faut rester prudent avec ce type de résultat, car il ne s’agit pas de croire que plus on prend ces compléments, plus se réduisent les risques.

L’étude de l’European Food Safety Authority, SELECT a démontré que l’apport de vitamine E hautement dosées et d’oligo-éléments n’apportaient rien de plus, mais pouvait même être nocive en développant le cancer au lieu de le freiner[1].

Ces résultats décevants montrent que la prévention des maladies chroniques est un processus complexe qui ne peut être accompli simplement en consommant quelques comprimés de vitamines. L’approche préventive requiert plutôt une alimentation diversifiée :

  • riche en végétaux comme les fruits et légumes et les grains entiers remplis de vitamines, minéraux, oligo-éléments et de bons sucres ;
  • faible en acides gras saturés des viandes et produits laitiers ;
  • riche en acides gras poly-insaturés oméga-3 (ce sont les “AG Essentiels” que l’organisme ne peut fabriquer mais doit trouver à l’extérieur), présents dans poissons et fruits de mer, graines de lin, noix, sésame…
  • riche en protéines ne provenant pas seulement des viandes rouges (à consommer avec modération) mais également des poissons, volailles et légumineuses qui contiennent – ne les oublions pas –, les phytohormones à doses homéopathiques.

N’oublions pas que le cancer est un voleur,qui prend à l’organisme pour se développer les bons nutriments et laisse les déchets ou les mauvaises molécules. Tous les compléments ne valent pas biologiquement les nutriments naturels présents dans les aliments. La biodisponibilité des compléments chez un sujet en bon état nutritionnel est globalement égale à la moitié de la dose apportée, les résidus partant dans les urines ou la sueur, la bile et les matières.

Avec les cellules cancéreuses, le risque est de contribuer au développement de celles-ci, avides de nutriments pour se multiplier. En simplifiant, on peut dire que les cellules cancéreuses vous voleront les bons nutriments de l’alimentation présents dans les aliments et laisseront au reste de l’organisme les compléments dont la moitié est gaspillée dans les déchets.

L’élixir de grenade: excellent anti-inflammatoire, mais attention aux arnaques!

Pomegranate juice with pomegranate on a white background.Attention, l’Elixir n’est pas un jus de fruit tel qu’on peut les trouver au supermarché. La SGF (association de protection de l’industrie du jus de fruit) met en garde sur le fait que les jus de grenade sont souvent mélangés avec d’autres jus de fruit. Comme bien d’autres jus soi-disant Bio touchés eux aussi par la contrefaçon ! De plus, pour la plupart des jus riches en polyphénols non fermentés, la teneur  décroît dans le temps de manière significative. De nombreuses études, tests et vérifications des produits « grenade » sur le marché ont été faites en Allemagne et l’on a constaté[2] d’énormes différences dans la teneur polyphénolique de ces produits, teneur qui variait de 800/l à 4300 mg/litre.

Une intéressante étude étasunienne[3] confirme encore que souvent seul un nombre limité de suppléments de grenade sont authentiques. Celle-ci a révélé que les étiquettes des produits étaient incompatibles avec la composition en polyphénols et la teneur en antioxydants des produits. Une majorité des échantillons contenait des quantités trop élevées et disproportionnées d’acide ellagique pour être une valeur naturelle, et peu ou pas tanins de grenade détectables.

Alors, boire du jus de grenade oui, mais lequel?

C’est le docteur Ludwig Jacob en Allemagne qui a mis au point la fermentation du jus de grenade grâce à des micro-organismes probiotiques pour obtenir une forte concentration et biodisponibilité augmentée des polyphénols de ce fruit. L’un de nous a préfacé en 2009 son livre aux éditions Marco Pietteur Jus de Grenade fermenté – Un nouvel outil puissamment anti-inflammatoire, protecteur cardiovasculaire et anti-cancer, dans l’arsenal de la nutrithérapie.

Nous conseillons la consommation de cet Elixir de grenade à fortes concentrations en polyphénols fermentés et donc avec une biodisponibilité incomparable, chez les patients atteints de cancer prostatique ou ayant un taux élevé de PSA, sans biopsie réalisée préalablement ou qui la refusent.

Nous avons ainsi pu observer une stabilisation des taux de PSA et même des régressions significatives chez des patients âgés ne relevant pas de traitements agressifs ou les refusant à juste titre.

En Elixir de grenade, notre conseil est simple : 2 cuillerées de 10ml trois fois par jour pendant un ou deux mois pour stabiliser le taux de PSA, un mois de plus pour tenter de le réduire, puis entretien à raison d’une cuillerée 2 fois par jour au moins 15 jours par mois ou un jour sur deux.

En gélules lyophilisées, la fermentation 100% est utile pour une meilleure biodisponibilité et bioactivité : l’équivalent de 10 ml d’Elixir étant 2 gélules de GranaCor (enrichi en sélénium, vitamine E, B1, B6, B9, B12 et D3 pour le système cardio-vasculaire) ou GranaProsan (2 gélules contiennent 500 mg de polyphénols), le conseil est de prendre 2 gélules trois fois par jour.

Les 2 substances phyto-chimiques actives de l’Elixir de Grenade sont l’acide ellagique, acide phénolique présent aussi dans les framboises et dans le bois, comme dans les vins en particulier vieillis en fût de chêne. Le deuxième est la punicalagine (de punica qui signifie grenade) qui est le principe actif le plus important. C’est ensemble qu’ils sont les plus actifs ; c’est l’effet Totum !

En plus, les études montrent encore qu’il existe d’autres substances phytochimiques qui sont importantes pour un effet global actif. Un produit doit, par conséquent, posséder le spectre complet des composés naturels actifs.

Attention à certaines gélulesvendues sur le marché,car tout est également possible : des produits aux polyphénols polymérisés (séchage thermique), simple poudre de pépins de grenade sans effet thérapeutique, aux boîtes de gélules annonçant 40 % d’acide ellagique mais qui n’en contiennent que 1,28 % (produits en vente sur le marché français), quand ce n’est pas un acide ellagique simplement extrait d’un bois et rajouté en pondéral.

stempel PLAGIATLes études montrent qu’existent pour les extraits de grenade, beaucoup de contrefaçons et arrivent à la conclusion qu’il est peu probable que les suppléments en acide ellagique et punicalagine apportent le même bénéfice qu’un supplément de grenade. Souvent des acides ellagiques de source moins chères comme de bois chinois (Rhus chinensis) et d’écorces de châtaignier (chestnut bark) sont ajoutés comme adultérant[4] aux extraits de grenade.

Malheureusement, même les produits qui contiennent, par exemple, de simples enzymes alimentaires, sont parfois dénommés fermentés. Ecrire sur l’étiquette « fermenté » parce que le produit contient quelques ferments, n’est pas du tout la même chose qu’une fermentation bioactive des polyphénols de grenade comme ce que nous offre l’Elixir ou le Granaprosan. La fermentation vivante par micro-organismes probiotiques de M.L. Jacob a reçu un brevet européen 

Conseils de consommation de l’Elixir de grenade

Il est important de savoir que protéines animales et polyphénols, tous deux en présence, induisent une réaction chimique défavorable aux polyphénols… et donc en réduisent l’efficacité ! Il est donc conseillé de ne pas mélanger polyphénols de grenade et protéines animales dans le même bol intestinal…

acidobasiqueEn outre, un renfort probiotique, un ré-équilibre acide-base et une action prébiotique (une pomme avant chaque repas pour apporter les pré-biotiques) renforcent le résultat attendu si l’on consomme du jus de grenade fermenté.

De plus, important et novateur, selon le Dr Jacob qui en a fait sa thèse de doctorat, les polyphénols de grenade doivent être considérés d’abord comme des anti-inflammatoires, et peuvent accompagner les chimio ou radiothérapies contre le cancer de la prostate. Il considère l’Elixir de grenade comme une co-chimio (avec Doxetacel) ou une co-radiothérapie qui en augmente leur efficacité, ce qui reste à démontrer in vivo.

Polyphénols de grenade et étude Pantuck[5]

Les résultats à long terme qui portent sur des patients souffrant d’un cancer de la prostate avec récidive locale sont très prometteurs. Chez les patients qui ont participé en moyenne 56 mois à l’étude jusque fin 2008 (phase II), le temps de doublement du PSA s’est prolongé de 15 à 60 mois (5 ans) en moyenne. L’étude permet de penser que le jus de grenade, pris quotidiennement, pourrait ralentir efficacement la progression d’une récidive du cancer local de la prostate après l’échec d’un traitement. Les effets sur un cancer de la prostate localisé sont les plus significatifs.

De plus, des études précliniques ont indiqués que les polyphénols de grenade auraient donc une influence favorable sur l’évolution du cancer même au stade hormono-réfractaire, in vivo et in vitro.

Les modes d’action des polyphénols de grenade:

  • font baisser les niveaux intracellulaires de cholestérol et ainsi la molécule à la source de l’augmentation de la biosynthèse de l’androgène ;
  • réduisent l’expression du récepteur d’androgène ;
  • diminuent la formation des enzymes de synthèse de l’androgène dans les cellules cancéreuses hormono-résistantes ;
  • inhibent la croissance des carcinomes de la prostate PC-3 hormono-réfractaires in vivo et ont, in vitro, un effet anti-prolifératif et anti-invasif sur les cellules hormono-réfractaires PC-3 et DU-145 du carcinome de la prostate ;
  • l’effet anti-inflammatoire des polyphénols de grenade (inhibition du NF-kappaB, de la COX-2, du TNF-alpha et des métalloprotéases) est particulièrement important à ce stade.

Il a été démontré dans une étude in vivo (Rettig et al., 2008) que les polyphénols de grenade inhibent la croissance du cancer de la prostate androgéno-indépendant à l’aide d’un mécanisme dépendant du NF-kappaB et ralentissent ainsi le passage à l’état hormono-résistant.

Ces résultats autorisent une explication scientifique pour ceux qui le souhaitent

Journals catalogsEn raison de la capacité des polyphénols de grenade à réguler à la baisse l’expression du récepteur d’androgène et des enzymes de synthèse de l’androgène, mais aussi de favoriser, via une inhibition de l’activation du NF-kappaB, une inhibition de la phosphorylation des protéines kinases et l’apoptose dans les cellules cancéreuses, une combinaison avec l’inhibition hormonale pourrait avoir des effets synergétiques très intéressants et ralentir la formation de résistances. Ceci reste à démontrer dans la pratique clinique.

En collaboration avec plusieurs équipes internationales de chercheurs[6], il a pu être démontré :

  • in vitro que les polyphénols de grenade fermentés réduisaient jusqu’à 90% la propagation du cancer dans les cultures cellulaires du cancer de la prostate ;
  • in vivo, dans d’autres études cliniques, il est démontré qu’ils inhibent même la croissance du carcinome de la prostate hormono-résistant. Ils sont aussi actifs tout spécialement dans le cadre des cancers du sein, mais encore de la leucémie.

Dans le cas de cellules mammaires cancéreuses, le jus de grenade fermenté a entraîné une inhibition de la croissance de 80%. Comparé au jus normal, le jus fermenté a un effet inhibiteur double sur les cellules du cancer du sein qu’elles soient hormono-dépendantes ou hormono-indépendantes. Les polyphénols de grenade fermentés peuvent aussi bloquer l’enzyme clé de la synthèse de l’œstrogène, l’aromatase, et faire baisser ainsi la formation d’œstrogène dans les tissus adipeux. Cet effet est également important pour le carcinome de la prostate. Sur les cellules tumorales de la prostate aussi, le jus fermenté a un effet inhibiteur supérieur à celui du jus non fermenté.

En 2005 déjà, des scientifiques de l’université du Wisconsin ont affirmé qu’un extrait de jus de grenade lyophilisé conservant grâce à une fabrication à basse température, tous les tanins et anthocyanes naturels du jus, inhibe efficacement dans un organisme vivant la croissance des cellules PC-3, ces cellules tumorales très agressives de la prostate (cellules PC-3) qui ne réagissent plus à l’hormonothérapie. Dans le cas de cellules cancéreuses androgéno-sensibles, il a réduit de 90% tant l’expression du récepteur d’androgène que la production de PSA. Chez les souris, on a obtenu des effets anti-cancérigènes dès l’utilisation d’une dose considérée comme normale dans l’alimentation humaine : le taux de PSA a nettement baissé, les cancers de la prostate se sont développés plus lentement que dans le groupe de contrôle et la durée de survie moyenne a été prolongée d’environ 50%.

L’acidification de l’organisme est toxique sur le long terme et peut être réduite par l’alcalinisation

Trop de calcium augmente nettement le risque de cancer agressif de la prostate et d’infarctus du cœur.

Les compléments en carbonate de calcium augmentent manifestement le risque d’infarctus, comme l’a démontré une grande étude publiée il y a peu. Les préparations de calcium augmentent donc le risque d’infarctus de 30% et provoquent ainsi plus d’infarctus qu’elles n’évitent de fractures osseuses. 

Une alimentation anti-acide donc basique, riche en végétaux et associée à du citrate de potassium combiné à du citrate de calcium et de magnésium est la bonne alternative.

Pour renforcer les os, une alimentation riche en végétaux ou plutôt en bases est très importante. Notre mode d’alimentation souvent riche en acides (surtout à cause de la viande et des produits laitiers) entraîne même chez des personnes en bonne santé une hyper-acidification qui augmentera encore avec l’âge parce que la fonction rénale s’affaiblit.

Quand les réserves tampons (qui évitent une trop grande acidification) du corps sont épuisées, les dépôts minéraux des os sont attaqués. Cela vaut surtout pour le cancer de la prostate avancé où la production d’acide lactique de la tumeur surcharge encore l’organisme. Le milieu acide accélère la dégénérescence osseuse et empêche notre système de défense immunitaire et/ou la chimio ou la radiothérapie d’attaquer la tumeur. En outre, dans un milieu acide, le corps libère encore plus de substances inflammatoires qui accélèrent la détérioration des os et crée un milieu pro-inflammatoire favorable à la tumeur.

Le calcium est important pour la santé osseuse. Il en est de même pour le magnésium. Cependant, alors que le calcium est souvent sur-dosé, il n’y a que peu de gens qui prennent des préparations de magnésium. Une des conséquences à long terme de manque de magnésium, ce sont les maladies cardiovasculaires, surtout si on fournit en même temps trop de calcium à l’organisme.

Les préparations de calcium doivent donc être équilibrées par des quantités de magnésium proportionnelles. En cas d’ostéoporose, l’apport de magnésium est aussi important que la prise de calcium, car la teneur en magnésium des os diminue de la même façon. En outre, en cas de manque de magnésium, la concentration sérique en vitamine D diminue.

Nous avons donc besoin de calcium mais pas trop et pas unilatéralement. En ce qui concerne le citrate de potassium, il a été prouvé dans de nombreuses études cliniques qu’il empêche la perte de calcium via les reins et la détérioration des os. Grâce au citrate de potassium, le calcium reste dans l’os et ne passe pas dans le sang où il favoriserait la croissance tumorale. Les citrates de calcium et de magnésium sont généralement beaucoup mieux assimilés que les carbonates.

C’est pourquoi les os peuvent être renforcés par la prise d’une poudre alcaline à base de citrate (par exemple, la Formule Alcalinisante de Dr. Jacob’s). Elle devrait contenir le magnésium, minéral essentiel aux os, le calcium dans un rapport équilibré avec le magnésium, et en outre beaucoup de potassium et le moins de sodium possible, car le sodium renforce aussi la détérioration des os.

La progression de l’ostéoporose est accentuée en particulier par une activation de l’inflammation de l’os. Le récepteur activateur du facteur nucléaire kappaB ligand (RANKL) est donc maintenant au centre de la recherche. Il passe pour le responsable principal de l’activation de l’ostéoclaste (grande cellules de la moelle) et donc de la détérioration accrue des os.

En outre, fumer entraîne une activation du NF-kappaB ce qui explique vraisemblablement pourquoi les os se détériorent plus vite chez les fumeurs.

Faire régulièrement de l’exercice, ne pas fumer, faire le plein de soleil matinal en été (formation de vitamine D) et prendre en hiver de la vitamine D en complément alimentaire sont des choses très importantes pour l’entretien des os. Comme le rôle de la vitamine D est controversé dans le cas du carcinome de la prostate avancé, la prise de doses plus élevées ne devrait se faire que sous contrôle du PSA.

Les études[7] montrent l’importance de vitamine K2 pour son rôle essentiel : éliminer le calcium du sang, où il peut causer des dommages, et l’acheminer dans les os, là où est sa place.

La vitamine K2 inhibe la résorption des grandes cellules de la moelle osseuse et soutient la vitamine D dans le renforcement des os. Le Centre de Recherche de Cancer allemand[8] a montré que le risque de cancer de la prostate pour le groupe présentant un taux élevé de vitamine K2 (mais pas K1) était 35% inférieur que pour le groupe avec un taux de vitamine K2 plus faible. En matière de risque de cancer avancé de la prostate, ce risque descendait même à 63%.

Au total, une bonne nutrition[9]– qui n’est pas un régime alimentaire, il s’agit de manger mieux et meilleur – et une activité physique régulière réduisent de 30% les risques d’être atteint d’un cancer de la prostate.



  • [1]Lippman SM, Klein EA, Goodman PJ, et al., Effect of Selenium and Vitamin E on Risk of Prostate Cancer and Other Cancers. JAMA, Published online December 9, 2008.
  • [2]Fischer-Zorn M., Ara V. (2007) Granatapfelsaft – ChemischeZusammensetzung und mögliche Verfälschungen, Flüssiges Obst 08 : 386-393 ; Säfte aus Konzentrat (897 bis4265 mg/l Polyphenole, Median 2288 mg/l nach Folin-Ciocalteu-Methode, Fischer-Zorn und Ara, 2007 ; Frisch/Direktsäften zwischen 904 bis 2067 mg/l (Median 1409 mg/l.
  • [3]Pomegranate (Punica granatum) supplements : Authenticity, antioxidant and polyphenol composition ; S. Madrigal-Carballob, G. Rodriguezb, C.G. Kruegera, M. Dreherc, J.D. Reed.
  • [4]Une adultération est une pratique frauduleuse consistant en l’ajout d’un produit de moindre valeur à un autre produit, qui est alors vendu ou donné pour ce qu’il n’est pas. L’additif (dit adultérant) peut être toxique.
  • [5]Pantuck AJ et al., Clin. Cancer Res., 2006, 12(13), 4018–26. Pantuck et al., 2009
  • [6]Albrecht et al., 2004 ; Lansky et al., 2005a et b.
  • [7]Plaza und Lamson, 2005.
  • [8]Nimptsch et al., 2008.
  • [9]Voir notre livre la 6ème édition : Changez d’Alimentation – L’Atout BIO qui détaille et justifie la méthode des 3”M” comment Manger Mieux et Meilleur. éd F.-X. de Guibert 2008

Selon Santé Nature Innovation du 05/07/2016

 

Un jus de fruit incroyablement bon

 

Chère lectrice, cher lecteur,

Le jus de grenade est incroyablement bon pour la santé.

Il est plus riche en antioxydants (anthocyanes, tanins et acide ellagique) que le thé vert, le vin rouge et les baies de goji, trois aliments pourtant réputés pour cela.

La grenade est en outre exceptionnellement riche en vitamine C.

Cela explique que son jus soit à lui seul un cocktail explosif contre les radicaux libres.

Ne vous laissez pas abuser par les promesses du jus de grenade contre le cancer

Le jus de grenade protège les cellules contre le vieillissement – et donc contre la dégénérescence cancéreuse.

À ce sujet (le cancer), de nombreuses études ont montré l’effet protecteur du jus de grenade, et même une capacité à détruire les cellules cancéreuses. Vous en trouverez des centaines en tapant « pomegranate » (grenade en anglais) sur Google.

Mais ces résultats sont trompeurs. En réalité, ce ne sont que des expériences en laboratoire, et même en éprouvette, qui ne démontrent rien pour les êtres humains. Au contraire, les quelques études humaines qui ont testé le jus de grenade en cas de cancer (prostate ou sein), n’ont pas trouvé de bienfait du tout ou alors un faible effet positif chez certaines personnes minces ou porteuses de certains gènes [1].

Toutefois, le jus de grenade a bien d’autres bienfaits intéressants…

Protection des neurones, des artères et des articulations

En protégeant les neurones, il a un effet anti-maladie d’Alzheimer. Dans une étude parue dans la revue ACS Chemical Neuroscience en 2015, des chercheurs ont découvert que notre flore intestinale fabrique de précieuses molécules, les « urolithines » à partir de l’ellagitanine, un polyphénol présent dans le jus de grenade.

Ces urolithines ont la capacité rare de traverser la barrière hémato-encéphalique (barrière sang-cerveau). Une fois dans le cerveau, elles vont limiter la formation de plaques bêta-amyloïdes, celles-là même qui sont impliquées dans la maladie d’Alzheimer. Ce phénomène a été observé in vitro, c’est-à-dire en éprouvette. (la suite ci-dessous)

 

Un goût délicieux

Buvez-donc du jus de grenade ! Et ce sans tenir compte des légitimes mises en garde contre la consommation de jus de fruits, accusés d’être trop sucrés.

Le jus de grenade est pauvre en sucre par rapport aux autres jus de fruit.

Il est néanmoins excellent au goût, rafraîchissant, pour tout dire délicieux à boire.

Historiquement, le jus de grenade était horriblement cher et sujet à toutes les arnaques commerciales, surtout grâce à sa réputation (usurpée, comme nous l’avons vu) d’être anticancer.

Mais aujourd’hui, il est à peine plus cher que le jus d’orange.

Le jus de grenade désormais accessible

Il y a encore 5 ans, le jus de grenade se monnayait 9 euros le litre au minimum.

Mais les producteurs se sont adaptés à la demande croissante.

Le jus de grenade bio de marque Bjorg ne coûte plus que 4,68 euros le litre. C’est à peu près le prix de certaines marques de luxe de jus d’orange pressé.

Si l’on a quelques moyens, on peut donc aujourd’hui boire régulièrement de cet excellent jus de fruit, sans pour autant se ruiner.

Mais méfiez-vous des imitations !

Vérifiez toujours la teneur en grenadine

Le sirop de grenadine Teisseire, bien connu des enfants, ne contient pas un gramme de grenade !

C’est de l’eau sucrée dans laquelle ont été rajoutés des arômes et un peu de jus (10 %) de framboise, cassis, sureau et groseille.

La vraie grenadine est un sirop rouge à base de pulpe de grenade. La grenade est un fruit originaire du Moyen-Orient. Sa pulpe est très utilisée en Iran, pour faire des sauces. En Egypte, on en fait une liqueur.

De nombreuses autres boissons vendues dans nos supermarchés affichent « grenade » sur leur emballage. Bien souvent, elles ne contiennent que 3 à 5 % de jus de grenade authentique, le reste étant de l’eau, du sucre et des jus bon marché (pomme, orange…).

Comme toujours au supermarché, la méfiance est de mise. Mieux vaut savoir lire les petits caractères sur les étiquettes que les énormes slogans aguicheurs.

À votre santé, et profitez-bien du jus de grenade glacé cet été, plutôt que du pastis ou du Martini. C’est meilleur au goût et pour la santé.

Jean-Marc Dupuis

 

 

 

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Commentaires: 2
  • #1

    robert pierron (jeudi, 08 juin 2017 16:46)

    que penser de l inhibition de l hormone de croissance par le gamma knife sur l hypophyse pour stopper le développement des cellules cancéreuses ?

  • #2

    JPR.Reiki (jeudi, 08 juin 2017 17:33)

    Bonjour Robert
    Une question très pointue faite pour le Professeur Joyeux !
    Vous pouvez la lui poser directement sur son site afin d'avoir une réponse à la hauteur de votre demande.
    https://professeur-joyeux.com/
    et si vous avez une réponse, il serait sympa de votre part de venir nous en faire part sur ce blog.
    Bonne continuation
    J-P