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Le « sale » petit secret des produits light

14/09/2018 Lettre de Santé Nature Innovation
Le « sale » petit secret des produits light

Pourquoi les produits allégés font grossir

Chère lectrice, cher lecteur,

Une étude de l’Université de Stanford [1] a montré que les gens ont plus d’appétit quand on leur fait croire qu’un plat est allégé, même si ce n’est pas vrai !!

Vous êtes moins rassasié. Vous avez plus envie de vous resservir. Cela explique pourquoi l’industrie agro-alimentaire fait tant d’efforts pour pousser les produits allégés, à la télévision comme dans les rayons des supermarchés.

Non seulement ils sont moins chers à fabriquer (les portions sont plus petites, les ingrédients structurants sont remplacés par des émulsions aqueuses, les produits gras, qui sont chers, sont remplacés par du sucre et de la farine) ; mais vous en mangez plus, car vous avez toujours faim.

Cela fait les affaires de Taillefine, Sveltesse et autres Weightwatchers.

Mais peu leur importe que vous, de votre côté, n’arriviez pas à maigrir. Ce n’est pas leur problème !

L’étude de Stanford (Californie) qui a révélé le pot-aux-roses

C’est donc une étude de l’Université de Stanford, Californie, qui a révélé ce mécanisme très profond de notre psychologie, et dont nous ne pouvons pas nous douter.

Il s’agit d’une sorte de « piège », que les commerçants ont su habilement exploiter.

Les chercheurs ont donné des milkshakes à 46 personnes. Ces milkshakes contenaient chacun 380 calories.

  • À la moitié des gens, ils ont dit qu’il s’agissait d’un milkshake ultra-gras et sucré, de 620 calories.
  • À l’autre moitié, ils ont dit qu’il s’agissait d’un milkshake « spécial santé allégé » de 140 calories seulement.

Résultat : le groupe qui pensait prendre un milkshake allégé s’est aussitôt remis à avoir faim, et en a voulu un autre, tandis que les membres de l’autre groupe étaient écœurés et ont perdu l’appétit pour plusieurs heures !!

C’était pourtant le même milkshake !

Pas uniquement psychologique

L’effet n’était pas uniquement psychologique.

Les chercheurs ont pu mesurer le taux de ghréline, l’hormone de l’appétit, par des prises de sang chez tous les participants.

La ghréline est l’hormone qui stimule l’appétit. Elle agit sur l’hypothalamus, un des principaux centres de contrôle du cerveau.

Les personnes qui avaient cru recevoir un milkshake allégé ont vu leur taux de ghréline se maintenir, comme si elles n’avaient pas mangé. Elles ont continué à avoir faim.

Les autres, qui pensaient avoir mangé un milkshake hypercalorique, ont vu leur taux de ghréline s’effondrer. Cela leur avait coupé l’appétit !

Importance de la ghréline, hormone de l’appétit

Plus vous avez de ghréline dans le sang, plus vous avez envie de manger.

Les personnes obèses, qui ont toujours faim, ont souvent un problème de ghréline : elles en produisent trop, ou y sont trop sensibles.

Les personnes qui les entourent ne peuvent pas comprendre. La satiété leur vient naturellement.

Quand vous avez toujours faim, les autres vous disent : « Fais un effort ! » (dans leur esprit, cela veut en fait dire : « Fais comme nous »). Mais ils ne se rendent pas compte que, pour vous, les efforts sont plus grands car vous avez cette stimulation intérieure que vous ne pouvez pas contrôler.

Diminuer sa production ou sa sensibilité à la ghréline

Pour diminuer votre production et votre sensibilité à la ghréline, il faut :

  • Améliorer votre sommeil : le manque de sommeil est scientifiquement lié à une hausse de l’appétit et de l’obésité, notamment du fait de la hausse du taux de ghréline ; [2]
  • Augmenter votre masse musculaire : le simple fait d’avoir plus de muscle réduira votre appétit en diminuant votre taux de ghréline, même si vous avez toujours autant de graisse ; [3]
  • Manger plus de protéines : un bon petit-déjeuner protéiné réduit le taux de ghréline et aide à maintenir le poids après un régime amincissant. [4]

À noter que vous avez plus de risque d’un problème de sensibilité à la ghréline si vous avez connu dans votre vie des périodes d’anorexie et/ou d’obésité, et des fluctuations de poids.

Soyez indulgent – et patient – avec vous-même car ces problèmes sont d’authentiques traumatismes.

Retrouver un appétit normal est un vrai défi, nécessitant probablement le soutien d’un professionnel (psychologue). Il vous aidera à comprendre ce qui s’est passé, dénouer les causes, souvent profondes et inconscientes du problème.

Ce n’est qu’une fois qu’on a compris ces causes que l’on peut s’en libérer, sortir du mécanisme qui nous conduit à agir, contre notre gré, pour nous faire du mal.

A votre santé,

Jean-Marc Dupuis

Par Jean-Marc Dupuis dans Santé Nature Innovation  09/03/2015


Face à l'épidémie de surpoids, d'hypertension et de diabète, nous nous sommes mis à craindre les produits trop riches, trop caloriques.

Mais comme le déplorent en général les personnes qui entament un régime, le problème est que « c'est tout ce qui est bon qui est interdit » !

Les industriels de l'agroalimentaire n'ont pas tardé à entendre le message… et à repérer l'opportunité de prendre des parts de marché.

Les gens aiment les boissons sucrées, les chips, les bonbons, les gâteaux au chocolat, les pâtes à tartiner pleines d'huile et de beurre. Leurs médecins leur interdisent ces produits. Embauchons alors des ingénieurs chimistes qui inventeront des aliments ayant le goût du sucré sans contenir de sucre, et la texture du gras sans contenir de graisse !

Ce défi, qui aurait paru impensable il y a 50 ans, fut relevé en un temps record. Les produits à 0 % de matière grasse et 0 calories ont envahi les étals des supermarchés… mais ce fut le début de la catastrophe.

La pathétique saga des margarines

On ne le raconte pas aux enfants dans les écoles, ni aux étudiants en médecine.

Mais ceux d'entre nous qui ont quelques cheveux blancs se souviennent de l'affaire de la margarine, si embarrassante pour toute la profession des diététiciens.

Les débuts de la margarine remontent à Napoléon III, qui lança un concours pour la recherche d’un « corps gras semblable au beurre, mais de prix inférieur, apte à se conserver longtemps sans s'altérer en gardant sa valeur nutritive ».

C'est un pharmacien, Mège-Mouriès, qui réussit à fabriquer la première margarine en réalisant une émulsion blanche avec de la graisse de bœuf fractionnée de lait et d’eau, déposa un brevet, et lança la commercialisation à grande échelle.

Il dut affronter les protestations des gastronomes, telle Catherine de Bonnechère. Dans son ouvrage « La Cuisine du siècle », paru en 1895, elle dénonce :

« L'oléo-margarine est un beurre artificiel produit par la graisse ou suif de bœuf broyé, puis chauffé. […] le public est absolument lésé, car on emploie des suifs vieux et de mauvaise qualité et on y ajoute des huiles dangereuses. […] Il conviendrait dans ces conditions de protéger à la fois et l'agriculteur et le consommateur en employant un colorant qui permettrait à tous de distinguer la margarine du beurre, mais les marchands en gros redoutent ce procédé qui restreindrait la fraude pratiquée sur les beurres. Le bon beurre étant indispensable à la bonne cuisine, il faut se mettre en garde autant que possible contre les falsifications. »

Un petit appareil portatif, nommé le « vérifie-beurre », fut même proposé dans le but de distinguer le vrai beurre des margarines.

Malheureusement, non seulement Catherine de Bonnechère ne fut pas entendue, mais les industriels « perfectionnèrent » encore la fabrication de la margarine (comprenez réduisirent encore les coûts) en remplaçant les graisses animales par des huiles végétales bon marché.

Ils inventèrent en effet le procédé « d'hydrogénation » des huiles.

Les avantages de ce nouveau type de margarine apparaissaient nombreux. D'abord, elle était plus pratique puisque restant molle au frigo ; vous pouviez donc l'étaler sur votre pain sans attendre. Ensuite, cette margarine était encore plus économique, puisque dérivée d'huiles végétales. Enfin, et c'était le pire, les diététiciens supposèrent que les acides gras trans artificiels étaient meilleurs pour la santé. Pas simplement équivalents : meilleurs.

Après des millions d'années de consommation de graisses animales, l'être humain s'apercevait brutalement qu'il avait fait fausse route et qu'il fallait de toute urgence se détourner de ces produits naturels et consommer des produits gras synthétiques ! La supercherie était tellement grosse… qu'elle passa comme une lettre à la poste.

Dans les années 80 encore, la majorité des ménagères croyaient protéger leur famille en remplaçant le beurre par de la margarine bourrée d'acides gras trans.

On s'est finalement aperçu, mais il a fallu un siècle entier, que les acides gras trans artificiels provoquaient en fait cancers et infarctus.

Aujourd'hui, ils sont tout simplement interdits à la vente. Et c'est depuis qu'ils sont interdits que l'on entend enfin les nutritionnistes les dénoncer !

Mais pour les remplacer, nous avons les produits à « 0 % de matière grasse ».

Les produits à zéro pour cent de matière grasse

Tous les produits contenant de la graisse sont aujourd'hui proposés dans les supermarché en version « allégée », voire « zéro pour cent ».

Le problème est que c'est la graisse qui donne une texture onctueuse. Si vous l'enlevez d'un produit, il vous reste une sorte de carton…

Mais il existe une ruse : remplacer la matière grasse par des farines ou de l'amidon (maïzena par exemple) pour servir d'épaississant.

Comme le savent les lecteurs méritants de Santé Nature Innovation qui supportent depuis des années, sans se plaindre, mes radotages, l'amidon est un sucre qui se transforme aussi vite, et même plus vite, en glucose dans votre estomac que si vous mangez des sucres en morceaux.

En effet, l'amidon, bien qu'il n'ait pas le goût sucré, n'est qu'une simple chaîne d'atomes de glucose. Il commence à être décomposé dès le contact avec la salive par une enzyme, l'amylase salivaire.

Les sucres en morceaux sont faits en saccharose, c'est-à-dire la combinaison de fructose et de glucose. Ils font donc monter le sucre sanguin (glycémie) moins vite que l'amidon.

Si vous cherchez à maigrir, il faut à tout prix éviter les aliments à haute charge glycémique, et donc tous les produits « allégés en matière grasse » mais enrichis en farine ou amidon qui sont des sucres à index glycémique élevé.

Conclusion

Bref, ne tombez pas dans l'illusion qu'on peut se remettre à manger sain en gardant les mêmes habitudes alimentaires, et en substituant simplement aux produits gras les mêmes produits « à teneur réduite en matière grasse ».

Pour maîtriser votre poids, vous avez besoin de reprendre à zéro l'ensemble de vos habitudes alimentaires et habitudes de vie.

Lisez régulièrement Santé Nature Innovation. Comme je l'explique souvent, même si vous avez l'impression de ne jamais mettre les conseils en application, ils influeront déjà positivement sur vos choix au quotidien. Une étude canadienne a montré que le simple fait de lire des informations sur la santé fait que vous opérez ensuite de meilleurs choix, sans vous en rendre compte, simplement parce que vous prenez conscience des enjeux.

Evidemment, si vous en avez les moyens, vous multiplierez par cent vos chances de réussite en vous faisant suivre par un bon « coach », qui vous accompagnera pas à pas et vous aidera à franchir les étapes difficiles.

Mais attention à en choisir un qui vous donne de bons conseils. Pour être sûr, je vous recommande de suivre l'excellent programme de Benjamin Dariouch. C'est un système de coaching en ligne fiable, ce qui lui permet de faire bénéficier un grand nombre de personnes de ses conseils. Il est déjà suivi par des centaines de mes lecteurs.

Plusieurs fois par semaine, vous recevez une vidéo sur mesure qui vous permet d'avoir un petit cours personnalisé, puis un authentique entretien avec lui. Vous pouvez même lui poser vos questions et il vous répond rapidement.

C'est bien moins cher qu'un coach personnel mais aussi efficace. Et pour lui, vous avez ma caution à 100 %.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

 

 

Les informations de cette lettre d'information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d'information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie. 

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