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CHOLESTEROL: Vous avez dit "Mauvais Cholestérol !"

 

Quelles sont les alternatives (naturelles) possibles aux statines?

 

 

<<vu sur Terapeutesmagazine.com du 05/02/2019

 

Connaissez-vous le médicament qui a le plus rapporté à l’industrie pharmaceutique ?

 

Ce sont les statines.

 

Les détracteurs les appellent « la poule aux œufs d’or de Big Pharma ».

En effet, elles sont prescrites à 200 millions de patients dans le monde. En 2008, le business était déjà estimé à 26 milliards de dollars (source Doctissimo). Plus récemment, en 2012, il a été estimé à 29 milliards de dollars par Mercola. Il y a fort à parier que le business a encore continué à progresser en 2017.

 

En France, en 2013, selon le Point, ce sont environ 7 millions de personnes qui consommaient déjà plus ou moins régulièrement des statines, soit 1,5 milliard d’euros.

 

Après tout, si elles sont efficaces, qu’elles permettent de soigner des malades… il est normal qu’elles se vendent bien, non ?

 

C’est le problème. les statines continuent de faire polémique. De nombreux médias d’information médicale indépendants et plusieurs spécialistes (que nous allons citer plus bas) pensent même qu’elles provoquent plus de dégâts qu’elles n’apportent de solution.

 

Mais pour comprendre les différents points de vue, se faire une opinion personnelle, il est important de faire le point sur l’origine du problème: le cholestérol.

 

Existe t’il une contre vérité sur le cholestérol? (Mercola)

 

Il peut exister 29 milliards de dollars de très bonnes raisons pour lesquelles les lobbys pharmaceutiques mentent sur le cholestérol… et c’est la prémisse derrière le nouveau film documentaire « 29 milliards de raisons de mentir sur le cholestérol » (basé sur un livre du même nom, écrit par Justin Smith). Comme l’explique le synopsis du film:

 

« De nombreuses ressources sont actuellement consacrées à faire baisser le taux de cholestérol, mais un grand nombre de données probantes donnent à penser que cette baisse du taux de cholestérol a peu ou pas d’effet sur la santé des gens. En fait, il pourrait même faire plus de mal que de bien.

 

Nous voulons présenter les faits sur le cholestérol au grand public. Ces faits sont entièrement étayés par des études publiées dans la littérature médicale, mais malheureusement ils ne sont presque jamais exposés au grand public.

 

L’industrie pharmaceutique dépense des centaines de millions de dollars chaque année pour promouvoir l’idée que l’hypercholestérolémie cause des maladies cardiaques. L’autre facette de l’histoire reçoit très peu d’attention médiatique. En conséquence, même les médecins ont pu être induits en erreur, puisqu’ils n’ont été exposés qu’au point de vue de l’industrie pharmaceutique. »

 

C’est aussi le sujet d’un excellent documentaire plus récent d’Arté, que vous pourrez retrouver ici: www.arte.tv.

 

Dans ce documentaire, pour démonter ce qui a constitué pendant plus d’un demi-siècle un dogme inattaquable, Anne Georget donne la parole à une quinzaine de spécialistes – chercheurs en médecine, cardiologues, journalistes médicaux, nutritionnistes… – qui expliquent ce que l’on sait du cholestérol et réfutent à la fois, études à l’appui, ce qu’ils estiment être des conclusions scientifiques biaisées.

 

Alors, serait-il possible que presque tout ce que votre médecin et les médias vous disent au sujet de l’hypercholestérolémie et de son lien avec les gras saturés, des maladies cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux et de l’efficacité des statines soit faux?

 

D’après plusieurs scientifiques de renom, c’est le cas:

 

Citons parmi eux:

 

  • Michel de Lorgeril (Docteur en Médecine et Chercheur au CNRS)
  • le Professeur Philippe Even (président de l’Institut Necker à Paris)
  • Bernard Debré (député de Paris et professeur d’urologie)
  • Dr Jean-Paul Curtay (Il a formé plus de 6000 médecins dans 20 pays et écrit 14 ouvrages. Il est Président de Greenhealth, mouvement pour la santé globale (alimentation, comportement, environnement), membre de l’Académie des Sciences de New York,, membre de l’équipe éditoriale du Journal of Nutritional and Environmental Medecine.)
  • Près d’une dizaine d’autres experts interviewés dans le documentaire d’Arté mentionné plus haut

 

Aujourd’hui, même si cette « théorie du complot » fait parler d’elle, on peut facilement imaginer qu’il doit être difficile de revenir en arrière pour les communautés scientifiques qui s’évertuent à prôner l’utilisation des statines depuis si longtemps. D’autant plus qu’aucune ressource fiable ne semble finalement donner un contrepoids solide à cette « théorie du complot ».

 

Cependant, les affirmations des détracteurs font froid dans le dos.

 

Est-ce que la réduction du cholestérol mène vraiment à une meilleure santé?

 

L’avis de Michel De Lorgeril

 

Dans une interview du point datant de 2013, le Docteur Michel de Lorgeril, est catégorique:

 

« Prendre une statine, la principale classe d’anti-cholestérol, n’améliore l’espérance de vie de personne. Aujourd’hui, les recommandations officielles sont dépassées car fondées sur des études très anciennes. Le discours classique incite toujours à prescrire des statines après un infarctus du myocarde. Pourtant, toutes les études scientifiques récentes (et donc soumises à des critères plus exigeants), depuis 2005-2008, n’ont jamais pu vérifier cette hypothèse.

 

Malgré les arguments du marketing, les statines n’ont aucun bon effet, à part celui de baisser le taux de cholestérol, ce qui, en réalité, ne protège nullement le coeur. Elles pourraient être éventuellement utiles pour certaines pathologies extrêmement rarissimes, et encore… En revanche, à forte ou à moyenne dose, on augmente les risques de cancer, de troubles sexuels, de diabètes, des risques également oculaires, cognitifs, voire psychiatriques, et on empoisonne les muscles. Concernant les cancers, les données scientifiques commencent à devenir solides et inquiétantes. »

 

A noter au passage que les Pr Philippe Even et Bernard Debré ont été sanctionnés en 2014 par l’Ordre des médecins pour leur livre controversé « Guide des 4 000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux » par un an d’interdiction d’exercer la médecine, dont six mois avec sursis.

 

L’avis de Justin Smith

 

Pour étayer sa théorie, Justin Smith, l’auteur de l’ouvrage « 29 milliards de raisons de mentir sur le cholestérol »,  a établit une (non) corrélation intéressante entre le taux de mortalité et les niveaux de cholestérol de la population:

 

En analysant les données publiques sur une période donnée, il a identifié que même si les niveaux de cholestérol ont baissé ces dernières années, les taux de décès de maladies cardiaques n’ont, eux, pas baissé.

 

« … entre 1994 et 2006, le pourcentage d’hommes âgés de 65 à 74 ans présentant un taux de cholestérol « élevé » a diminué de 87 % à 54 %… Malgré cela, le taux de maladies coronariennes pour ce groupe d’âge est demeuré sensiblement le même…

 

Justin Smith démonte progressivement les analyses qui avaient été formulées jusqu’à présent: les résultats de l’étude Framingham Heart Study.

 

Selon lui, le cholestérol n’est tout simplement pas le principal responsable des maladies cardiaques.

 

Il évoque aussi le Dr Stephen Sinatra, cardiologue agréé et éminent expert dans le domaine de la cardiologie naturelle, qui a expliqué dans une entrevue récente:

 

« Regardons les choses en face, le cholestérol est quelque chose dont votre corps a besoin. Si vous regardez l’étude MRFIT[Multiple Risk Factor Intervention Trial] où l’on a examiné 180 000 hommes sur une période de 7 ans (1973-80); les hommes avec un taux de cholestérol de 330 ont subi un accident vasculaire cérébral moins hémorragique que les hommes avec un taux de cholestérol inférieur à 180. Si vous regardez les chiffres du cholestérol, un taux de cholestérol plus élevé vous procurera une protection contre les accidents vasculaires cérébraux hémorragiques. (Je ne parle pas d’un accident ischémique cérébral, mais d’un accident hémorragique.)

 

…[N]ous avons besoin de cholestérol dans notre peau pour activer la vitamine D3 de la lumière du soleil. Nous avons besoin de cholestérol pour fabriquer nos hormones sexuelles… pour fabriquer nos hormones surrénales. Nous en avons besoin pour la lubrification. Nous en avons besoin pour le fonctionnement des neurotransmetteurs dans le cerveau. Lorsque la LDL est trop basse, il n’est pas surprenant que beaucoup de patients développent des problèmes de mémoire ou de pré-alzheimer, ou même une amnésie globale totale, la perte de mémoire. C’est très effrayant et j’ai vu plusieurs cas…. Il y a tellement d’autres aspects qui, à mon avis, jouent un rôle beaucoup plus important que je place le cholestérol en bas de l’échelle.

 

L’avis du Dr Jean-Paul Curtay

 

Le Dr jean paul Curtay s’est lui aussi attaqué au mythe du cholestérol et des statines.

 

Son livre événement Cholestérol – On vous ment, on vous manipule, révèle pourquoi le mythe du cholestérol a été créé par l’industrie pharmaceutique, et comment les Autorités de Santé sont devenues complices de cette arnaque.

 

D’après lui, en diminuant le taux de cholestérol dans votre organisme, les statines vous privent aussi de ses bienfaits indispensables. Ces substances ne font pas que traiter un faux problème… Elles vous empoisonnent…

 

La contre attaque des communautés scientifiques pro statines

 

32 spécialistes rétablissent « La vérité »

 

Sous la houlette de 4 médecins français, un collectif de 32 praticiens publie un livre au titre détonnant « La vérité sur vos médicaments » (édition Odile Jacob).

 

Les auteurs de l’ouvrage, M. Grimaldi, professeur émérite d’endocrinologie-diabétologie au CHU de la Pitié-Salpêtrière, M. Bergmann, chef du service de médecine interne à l’hôpital Lariboisière (Paris), M. Chast, chef du service de pharmacie clinique du groupe hospitalier Cochin-Hôtel-Dieu, et Mme Le Jeunne, chef de service de médecine interne du groupe hospitalier Cochin-Paris-Centre, épaulés de 28 spécialistes, ont écrit cette ouvrage « en toute indépendance », et en s’appuyant « sur l’étude de la littérature ».

 

D’après Jérémy Anso, « La vérité sur vos médicaments », apparait comme un règlement de compte contre les Professeur Even et Debré, tous deux auteurs des livres « La Vérité sur le cholestérol » en 2013 et le « Guide des 4 000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux » en 2012.

 

Toujours d’après Jérémy, une majeure partie des auteurs est sujette à conflit d’intérêts:

 

Il indique que le service hospitalier du professeur Grimaldi a été entièrement informatisé par un don de Sanofi Aventis, à hauteur de 90.000 €, qui commercialise pas moins de 16 produits contre le diabète.

 

Il cite: « Seulement 6 auteurs sur 32 ne déclarent aucun conflit d’intérêt. En revanche, pour les 26 médecins restants, ce ne sont pas moins de 1346 avantages, dont les montants varient entre 10 et 6.700 €, et des conventions avec les firmes pharmaceutiques qui existent, et seulement entre 2012 et le deuxième semestre 2014.

 

La suite de son article est disponible ici: www.dur-a-avaler.com

 

Les traitements naturels contre le cholestérol: des alternatives possibles aux statines ?

 

Nous n’avons pas la prétention d’émettre un quelconque jugement sur la fiabilité des statines dans cet article. En effet, nous ne sommes pas laboratoire d’analyse scientifique et ne disposons pas d’une contre étude fiable sur le sujet. Notre seule ambition est de rassembler toute la littérature scientifique sur les médecines alternatives et complémentaires afin de démocratiser l’utilisation de solutions les plus naturelles possibles.

 

L’aspect délicat de ce sujet, c’est que votre médecin ne vous recommandera pas l’arrêt des statines, et comme tout média d’informations, nous ne pouvons vous recommander d’aller à l’encontre des conseils de professionnels de santé.

 

Ce que nous constatons toutefois, ce sont tous ces bruits autour du cholestérol, et sur la fausse efficacité et les dangers des statines. Les détracteurs, qui se font de plus en plus nombreux sont – comme vous avez pu le voir à leurs fonctions – des éminences de la communauté scientifique.

 

Pour celles et ceux qui sont intéressés à découvrir des solutions naturelles, nous avons rassemblé des informations provenant de sources qui nous paraissent fiables et que nous citerons en bas d’article. Nous vous proposons ensuite d’en discuter librement avec votre médecin traitant pour recueillir son avis avant d’envisager de tester ces solutions.

 

1. Bêta-sitostérol

 

Le bêta-sitostérol est l’un des phytostérols alimentaires les plus courants (stérols végétaux) que l’on trouve et synthétisé exclusivement dans les fruits, les légumes, le soja, le pain, les arachides et les produits à base d’arachide. De nombreuses études menées chez l’homme et les animaux ont démontré que la supplémentation en bêta-sitostérol diminue le cholestérol sérique total ainsi que le cholestérol des lipoprotéines de basse densité (LDL) et peut être bénéfique pour les patients atteints d’hypercholestérolémie (taux élevés de cholestérol sanguin).
La prudence est de mise lorsqu’on prend des suppléments de bêta-sitostérol, car de nombreux effets indésirables, notamment des interactions médicamenteuses, sont possibles. Les suppléments de bêta-sitostérol ne sont généralement pas utilisés pendant la grossesse ou l’allaitement, sauf avis contraire d’un médecin.

 

2. Calcium

 

Le chlorure de calcium peut être administré par voie intraveineuse (IV) par un professionnel de santé qualifié en réanimation cardiaque, particulièrement après une chirurgie à cœur ouvert, lorsque l’épinéphrine ne parvient pas à améliorer les contractions myocardiques faibles ou inefficaces. Le chlorure de calcium est contre-indiqué pour la réanimation cardiorespiratoire en présence de fibrillation ventriculaire. La RCR avec du chlorure de calcium ne devrait être effectuée que sous la supervision d’un professionnel de la santé qualifié.
Évitez si vous êtes allergique ou hypersensible au calcium ou au lactose. Des doses élevées prises par voie orale peuvent causer des calculs rénaux. Évitez avec l’hypercalcémie (taux élevés de calcium dans le sang), l’hypercalciurie (taux élevés de calcium dans l’urine), l’hyperparathyroïdie (taux élevés d’hormone parathyroïdienne), les tumeurs osseuses, la toxicité digitale, la fibrillation ventriculaire (ventricules du contrat cardiaque dans le rythme non synchronisé), les calculs rénaux, la maladie rénale ou la sarcoïdose (inflammation des ganglions lymphatiques et divers autres tissus). Les suppléments de calcium fabriqués à partir de dolomie, de coquilles d’huîtres ou de farine d’os peuvent contenir des niveaux inacceptables de plomb. Utiliser avec précaution en présence d’achlorhydrie (absence d’acide chlorhydrique dans les sucs gastriques) ou d’arythmie (irrégularité du rythme cardiaque). Le calcium semble sans danger chez les femmes enceintes ou qui allaitent; parlez à un professionnel de santé pour déterminer la posologie appropriée pendant la grossesse et l’allaitement.

 

3. Niacine

 

La niacine est un traitement bien accepté pour les cas de cholestérol élevé. Des études montrent que dans ce cas, la niacine présente des avantages significatifs sur les niveaux de cholestérol HDL ou ‘bon cholestérol’, avec de meilleurs résultats que certains médicaments…

 

Évitez la niacine/vitamine B3 si vous êtes allergique à la niacine ou au niacinamide. Évitez en cas d’antécédents de maladie ou de dysfonctionnement hépatique, de battements cardiaques irréguliers (arythmie), de maladies cardiaques, de coagulation sanguine, de troubles de saignement, d’asthme, d’anxiété, de crises de panique, de troubles thyroïdiens, d’ulcères de l’estomac, de goutte ou de diabète. Évitez si vous êtes enceinte ou allaitez.

 

4. Acides gras oméga-3

 

Il existe de solides preuves scientifiques provenant d’essais sur l’homme indiquant que les acides gras oméga-3 provenant des suppléments de poisson ou d’huile de poisson (EPA + DHA) réduisent de façon significative les niveaux de triglycérides sanguins. Les avantages semblent être proportionnels à la dose. Les suppléments d’huile de poisson semblent également entraîner une légère amélioration des lipoprotéines de haute densité (« bon cholestérol »); toutefois, on observe également une augmentation (accroissement) des taux de lipoprotéines de basse densité (LDL/ « mauvais cholestérol »). Nous ne savons pas si l’acide alpha-linolénique affecte de façon significative les niveaux de triglycérides; il existe des preuves contradictoires concernant l’hypertriglycéridémie.
Évitez, si vous êtes allergique ou hypersensible au poisson, les produits contenant des acides gras oméga-3 provenant du poisson, des noix, de l’acide linolénique ou des acides gras oméga-3 provenant des noix. Évitez pendant les saignements actifs. Utilisez avec prudence (demandez conseils à votre médecin) en cas de troubles de saignement, de diabète, d’hypotension artérielle ou de prise de médicaments, d’herbes ou de suppléments qui traitent ces pathologies.

Utilisez avec prudence avant toute intervention. L’Environmental Protection Agency (EPA) recommande que l’apport soit limité chez les femmes enceintes à un seul repas de 170 grammes par semaine et chez les jeunes enfants à moins de 56 grammes par semaine. En ce qui concerne les poissons d’élevage, importés ou de mer, la Food and Drug Administration des États-Unis recommande aux femmes enceintes, aux mères qui allaitent et aux jeunes enfants d’éviter de manger des poissons dont le taux de méthylmercure est plus élevé et de consommer moins de 340 grammes par semaine d’autres types de poissons.

 

5. Psyllium

 

Le psyllium, aussi appelé ispaghula, est dérivé des enveloppes des graines de Plantago ovata. Le psyllium contient un niveau élevé de fibres alimentaires solubles et est le principal ingrédient dans de nombreux laxatifs courants, tels que le Metamucil et le Serutan. Le psyllium est bien étudié en tant qu’agent permettant d’abaisser le cholestérol, avec des réductions généralement modestes du taux sanguin de cholestérol total et des lipoprotéines de faible densité (« mauvais cholestérol »). Des effets ont été observés après huit semaines d’utilisation régulière. Le psyllium ne semble pas avoir d’effets significatifs sur les lipoprotéines de haute densité (« bon cholestérol ») ou les taux de triglycérides. Comme on n’a observé que de faibles réductions (cholestérol total et LDL), les personnes ayant un taux de cholestérol élevé devraient discuter de l’utilisation d’agents plus puissants avec leur professionnel de la santé.

 

Évitez si vous êtes allergique ou hypersensible au psyllium, à l’ispaghula ou au plantain anglais (Plantago lanceolata). Éviter chez les patients souffrant de troubles œsophagiens, d’atonie gastro-intestinale, d’impaction fécale, de rétrécissement du tractus gastro-intestinal, de difficultés de déglutition et de chirurgie intestinale antérieure. Éviter l’ingestion de produits contenant du psyllium chez les personnes exposées de façon répétée ou prolongée au psyllium qui n’ont pas manifesté de symptômes allergiques ou hypersensibles. Les médicaments doivent être pris une heure avant ou deux heures après le psyllium. Un apport adéquat en liquides est requis lors de la prise de produits contenant du psyllium. Utiliser avec précaution avec les diluants sanguins, les antidiabétiques, la carbamazépine, le lithium, les diurétiques économes en potassium, les salicylates, les tétracyclines, la nitrofurantoïne, le calcium, le fer, la vitamine B12, d’autres laxatifs, les antidépresseurs tricycliques (amitriptyline, doxépine et imipramine), les antigoutteux, les anti-inflammatoires, les hydrophiles. Utilisez avec prudence en cas de diabète et de dysfonctionnement rénal. Utilisez avec prudence si vous êtes enceinte ou si vous allaitez.

 

6. Levure de riz rouge

 

Depuis les années 1970, des études sur l’homme ont montré que la levure rouge abaisse les taux sanguins de cholestérol total, de lipoprotéines de basse densité/LDL (« mauvais cholestérol ») et de triglycérides. D’autres produits contenant de la levure de riz rouge peuvent encore être achetés, principalement sur Internet. Toutefois, les effets ne sont pas prévisibles. Pour abaisser le taux de cholestérol élevé, il semble exister de meilleurs résultats avec l’utilisation de médicaments comme la lovastatine, mais cela reste tout de même une alternative envisageable.
Évitez si vous êtes allergique ou hypersensible à la levure de riz rouge. A éviter en cas de maladie du foie. Utiliser avec prudence en présence de troubles de saignement. Évitez si vous êtes enceinte ou allaitez.

 

7. Soja

 

De nombreuses études sur l’homme indiquent que l’ajout de protéines de soja au régime alimentaire peut modérément réduire les taux sanguins de cholestérol total et de lipoprotéines de faible densité (« mauvais » cholestérol). De légères réductions des triglycérides peuvent également se produire, tandis que les lipoprotéines de haute densité (« bon » cholestérol) ne semblent pas être altérées de façon significative. Certains scientifiques ont suggéré que des composants spécifiques du soja, comme les isoflavones genistein et daidzéine, pourraient être responsables des propriétés hypocholestérolémiantes du soja. Cependant, cela n’a pas été clairement démontré dans la recherche et demeure controversé. On ne sait pas si les produits contenant des isoflavones de soya isolées ont les mêmes effets que l’apport alimentaire régulier en protéines de soya. Il n’a pas été démontré que les protéines de soja alimentaire n’ont pas d’effet sur les résultats cardiovasculaires à long terme d’un taux élevé de cholestérol, comme une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral.
Éviter si allergique au soja. Des problèmes respiratoires et des éruptions cutanées peuvent survenir chez les personnes sensibles. Le soja, dans le cadre de l’alimentation régulière, est traditionnellement considéré comme sans danger pendant la grossesse et l’allaitement, mais les données scientifiques sont limitées. Les effets des doses élevées d’isoflavones de soja sur les humains ne sont pas encore bien connus et ne sont donc pas recommandés. Un cas de rachitisme lié à une carence en vitamine D a été signalé chez un nourrisson nourri au lait de soja (non conçu spécifiquement pour les nourrissons). Les personnes qui souffrent d’irritation intestinale (colite) causée par le lait de vache peuvent souffrir de dommages intestinaux ou de diarrhée causée par le soja. On ne sait pas si les isoflavones de soja ont les mêmes effets secondaires que les œstrogènes, comme notamment le risque de caillots sanguins. L’utilisation du soja est souvent déconseillée chez les patients atteints de cancers hormonosensibles, comme le cancer du sein, des ovaires ou de l’utérus. D’autres affections hormono-sensibles telles que l’endométriose peuvent également être aggravées. Les patients qui prennent des anticoagulants comme la warfarine devraient consulter un médecin et un pharmacien avant de prendre des suppléments de soya.

 

8. Arginine

 

Les premiers résultats de plusieurs études suggèrent que l’arginine administrée par voie orale ou par injection peut améliorer la tolérance à l’exercice et la circulation sanguine dans les artères du cœur. Des bienfaits ont été démontrés chez certains patients souffrant de coronaropathie et de douleurs thoraciques (appelées angine). Cependant, d’autres recherches sont nécessaires pour confirmer ces résultats et mettre au point des doses sûres et efficaces.
Évitez si vous êtes allergique à l’arginine ou si vous avez des antécédents d’accident vasculaire cérébral, de maladie du foie ou des reins. Évitez si vous êtes enceinte ou allaitez. Soyez prudent si vous prenez des médicaments amincissants (comme la warfarine ou Coumadin) et des médicaments pour la tension artérielle, des herbes ou des suppléments ayant des effets similaires. Vérifiez le taux de potassium dans le sang. La L-arginine peut aggraver les symptômes de la drépanocytose. La prudence est conseillée chez les patients qui prennent des médicaments d’ordonnance pour contrôler les niveaux de sucre.

 

9. Avocat

 

Les avocats ajoutés à la diète peuvent réduire le cholestérol total, le LDL (mauvais cholestérol), le HDL (« bon » cholestérol) et les triglycérides. D’autres études sont nécessaires avant de pouvoir formuler une recommandation ferme concernant l’hypercholestérolémie.
Évitez si vous êtes allergique ou hypersensible à l’avocat, à la banane, à la châtaigne ou au latex de caoutchouc naturel. Utilisez avec précaution avec les anticoagulants (comme la warfarine). Évitez avec les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO). Des doses supérieures à celles trouvées dans un régime alimentaire normal ne sont pas recommandées en cas de grossesse ou d’allaitement. Certains types d’avocats peuvent être dangereux pendant l’allaitement maternel.

 

10. Orge

 

La Food and Drug Administration (FDA) a annoncé que l’orge à grains entiers et les produits contenant de l’orge peuvent effectivement réduire le risque de maladie coronarienne. Pour cela, les aliments contenant de l’orge doivent fournir au moins 0,75 gramme de fibres solubles par portion de l’aliment.
Plusieurs petites études randomisées suggèrent que l’orge riche en fibres, la farine de son d’orge et l’huile d’orge provoquent de faibles réductions du taux de cholestérol sérique en augmentant l’excrétion du cholestérol. Les effets du bêta glucane varient en ce qui concerne la réduction du cholestérol. Il existe des données probantes provenant de la recherche scientifique existante pour appuyer l’utilisation de l’orge en même temps qu’une diète hypocholestérolémique dans les cas bénins d’hypercholestérolémie. Des études portant sur des échantillons plus importants et aux durées plus longues sont nécessaires pour confirmer de façon plus rigoureuse les effets de l’orge sur l’hyperlipidémie.
Utilisez avec prudence chez tous les patients en raison d’un risque possible de contamination par les champignons. Utilisez avec prudence chez l’enfant. Utilisez avec prudence chez les patients prenant des agents hypoglycémiants, en raison des propriétés additifs possibles. Utilisez avec prudence chez les patients prenant des agents cardiaques, car l’hordenine dans la racine de l’orge germinative est un sympathomimétique. Les fibres peuvent réduire le transit gastro-intestinal et, par conséquent, réduire l’absorption de divers agents administrés par voie orale. Éviter l’utilisation chez les patients atteints de la maladie coeliaque. Le gluten présent dans l’orge peut exacerber cet état.

 

11. Bétaïne anhydre

 

Dans l’ensemble, la supplémentation en bétaïne a montré des réductions significatives de l’homocystéine à jeun et de l’homocystéine à charge post-méthionine. Cependant, d’autres études sont nécessaires pour mieux comprendre les effets de la bétaïne sur l’hyperhomocystéinémie.
Évitez si vous êtes allergique / hypersensible à la bétaïne anhydre ou cocamidopropylbétaine, une forme de bétaïne. Utilisez avec prudence en présence de néphropathie, d’obésité et de troubles psychiatriques. Évitez si vous êtes enceinte ou allaitez.

 

12. Caroube

 

Il a été démontré que les fibres, comme les fibres d’avoine, réduisent le taux de cholestérol sérique. La fibre de caroube ou la gomme de caroube peut également avoir cette capacité, bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires pour mieux comprendre les effets de la caroube sur l’hypercholestérolémie (taux élevé de cholestérol).
Éviter en cas d’allergie/hypersensibilité à la caroube (Ceratonia siliqua), à ses constituants ou à toute plante de la famille des Fabaceae, y compris le tamarin. Évitez les troubles métaboliques, les troubles ou carences en chrome, cobalt, cuivre, fer ou zinc, les troubles rénaux ou la diarrhée aiguës. Éviter chez les nourrissons ayant un poids insuffisant. Utilisez prudemment chez les patients souffrant d’anémie, d’allergie connue aux arachides et autres noix, de complications avec la poudre, la formation en vrac boissons laxatives, le diabète, ou l’hyperlipidémie. Utilisez avec prudence si vous prenez des herbes ou des médicaments par voie orale. Utiliser avec prudence chez les patients hypouricémiques. Évitez si vous êtes enceinte ou allaitez.

 

13. Chia

 

Les premières études sur les animaux et les humains suggèrent que les régimes alimentaires contenant des graines de chia peuvent diminuer les facteurs de risque de maladies cardiovasculaires. Les études suggèrent que les effets sur les humains soient semblables à  ceux des autres grains entiers. D’autres études sont nécessaires.
Les données sur l’innocuité du chia sont limitées. Évitez si vous êtes allergique ou sensible au chia, au sésame ou à la graine de moutarde. Utiliser avec prudence en présence d’hypotension artérielle ou de troubles de saignement. Utilisez avec prudence si vous prenez des agents anticancéreux, antioxydants, hypotenseurs ou amincissants sanguins, ou des agents qui se décomposent dans le foie. Évitez si vous êtes enceinte ou allaitez.

 

14. Chitosan

 

Les résultats de plusieurs essais suggèrent que le chitosane pourrait avoir un effet bénéfique sur l’hyperlipidémie, y compris les profils lipidiques sériques, la baisse du cholestérol total et du cholestérol LDL tout en augmentant le taux de cholestérol HDL (lipoprotéine de haute densité). Cela semble particulièrement vrai lorsqu’il est associé à un régime hypocalorique. Toutefois, les études faisant état des plus grands bienfaits du chitosane utilisé en combinaison avec d’autres ingrédients actifs, cela rend impossible une déclaration causale pour le chitosane. Les futurs essais d’efficacité du chitosane devraient évaluer l’efficacité et l’innocuité relatives de cette substance seule par rapport à d’autres interventions et déterminer si le chitosane agit en synergie avec d’autres substances. De plus, si l’efficacité est solidement établie, il faut déterminer la posologie optimale.
Évitez si vous êtes allergique ou sensible au chitosan ou aux mollusques et crustacés. Utilisez prudemment avec le diabète ou les troubles de saignement. Utilisez avec prudence si vous prenez des médicaments, des herbes ou des suppléments qui abaissent la glycémie ou augmentent le risque de saignement. Chitosan peut diminuer l’absorption des graisses et des vitamines liposolubles des aliments. Le Chitosan n’est pas recommandé pendant la grossesse ou l’allaitement maternel.

 

15. Gamma oryzanol

 

Le gamma oryzanol semble réduire le cholestérol total, le LDL, le HDL et les triglycérides. Une étude supplémentaire est nécessaire pour établir l’effet du gamma-oryzanol sur l’hyperlipidémie.
Évitez si vous êtes allergique ou hypersensible au gamma-oryzanol, à ses composants ou à l’huile de son de riz. Utilisez avec prudence si vous prenez des anticoagulants (diluants sanguins), des suppresseurs du système nerveux central (SNC), de l’hormone de croissance, des médicaments ou des herbes qui modifient le taux de sucre dans le sang, des immunomodulateurs, de l’hormone lutéinisante ou de l’hormone lutéinisante, de la prolactine, des médicaments hypoglycémiants ou hypothyroïdiens, des herbes ou des suppléments. Utilisez avec prudence en cas de diabète, d’hypothyroïdie, d’hypoglycémie, d’hyperglycémie et d’hypercholestérolémie. Évitez si vous êtes enceinte ou allaitez.

 

16. Une pomme par jour

 

Une étude parue dans le British Medical Journal (BMJ) met en avant les bienfaits sur le taux de cholestérol des Golden, Pink Lady et autres Granny Smith !

 

Selon des chercheurs de l’université d’Oxford« en proposant une pomme par jour à l’ensemble de la population britannique de plus de 50 ans (soit 22 millions de personnes), ce sont 8.500 décès prématurés (pour raisons cardiovasculairesqui pourraient être évités ».

 

Est-ce à dire que les pommes sont aussi efficaces que les statines ? Non, bien sûr ! « Ce n’est absolument pas notre message », précise Adam Briggs, principal auteur de ce travail. « En aucun cas les patients sous statines ne doivent stopper leur traitement en faveur d’une consommation de pommes ! En revanche, nous pensons qu’ils peuvent tirer avantage à faire cohabiter les traitements médicamenteux et les méthodes de prévention simples comme la consommation quotidienne de pommes. » Cela démontre surtout, si besoin était, tout l’intérêt d’une alimentation saine, notamment riche en fruits.

 

Source: futura-sciences.com, 

 

Et rappellez vous, d’après le Dr Michel De Lorgeril:

 

Ce sont surtout nos habitudes de vie qui sont en cause : comme le tabac, la sédentarité, une mauvaise gestion du stress et l’alimentation. Ces quatre facteurs sont extrêmement importants, surtout l’alimentation. Il faut tout simplement privilégier une diète méditerranéenne, c’est-à-dire avec peu de crème, de viande, de beurre et en privilégiant des aliments de qualité, sans pesticides, de l’huile d’olive, des poissons, des céréales complètes, des fruits et légumes… et parfois un bon verre de vin ! (www.lepoint.fr)

 

Sources des Traitements naturels: naturaldatabase.therapeuticresearch.com

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Faut-il baisser son cholestérol pour protéger son cœur ?

Lettre de l'IPSN Alerte santé du 10/01/2019

 

Chère amie, cher ami,

Depuis des décennies, les cardiologues s’intéressent quasi exclusivement à votre taux de cholestérol pour vous aider à protéger votre cœur et vos artères.

Les taux recommandés de cholestérol ont baissé d’année en année. Dans le même temps, les ventes de statines un groupe de médicaments qui fait baisser le cholestérol - n’ont jamais cessé d’augmenter jusqu’à récemment (1).

Pourtant, les études se suivent et se ressemblent et démontrent que baisser le niveau de cholestérol, que ce soit par des médicaments ou avec des produits naturels comme la levure de riz rouge, ne sert à rien pour éviter la mortalité cardiovasculaire.

Comme les résultats de ces études ne plaisent pas aux chercheurs qui les mènent pour le compte de l’industrie pharmaceutique, ces derniers sont toujours ennuyés.

C’est le cas, par exemple, du Dr William Harris.

En juin 2018, ce chercheur a publié une étude importante dans une grande revue spécialisée, le Journal of Clinical Lipidology (2).

L’étude porte sur une cohorte de patients très particulière. Il s’agit de 2500 hommes et femmes issus de la fameuse étude de Framingham menée en 1948. C’est-à-dire, pour l’essentiel, les enfants de ceux qui avaient participé à cette étude (l’une des premières du genre).

33% de risque en moins de mourir d’une maladie cardiovasculaire pour ceux qui prennent des omégas 3 !

Les patients de 2018 ont été suivis par une équipe médicale pendant 6 ans. Ils avaient entre 66 et 73 ans. On a mesuré leurs niveaux de :

  • cholestérol
  • -EPA
  • -DHA


“Où trouve-t-on de l’EPA et du DHA ?” me direz-vous.

Dans les omégas 3 ! C’est-à-dire les graisses que l’on trouve dans les petits poissons gras, l’huile de krill, certaines algues, les œufs de poules nourries aux vers de terre du jardin ou aux graines de lin, les graines de chia, de lin et même de chanvre !

Revenons à notre étude. Au bout du temps d’observation significatif de l’étude, les chercheurs ont analysé les causes de la mort de ceux qui s’étaient éteints.

Ils se sont rendu compte que ceux dont le taux d’oméga 3 étaient le plus haut avaient 33% de risque en moins de mourir durant ces 6 années par rapport à ceux qui avaient le niveau le plus bas d’oméga 3.

Plus précisément, les hommes et les femmes ayant des niveaux d’oméga 3 plus élevés avaient un risque plus faible de subir un accident cardiovasculaire mortel ou non.

Et le cholestérol ?

Ces travaux viennent confirmer de précédentes études sur le sujet. Mais il y a mieux.

Les chercheurs ont trouvé que :

  • des niveaux de cholestérol élevés n’étaient pas associés à une mortalité plus élevée.
  • les bas niveaux de cholestérol n’étaient pas liés à une mortalité basse non plus.

Cette étude confirme à nouveau qu’il n’y a aucun lien entre le cholestérol présent dans le sang et la mortalité.

Et le Dr Harris ?

Il est bien embêté.

A l’issue de son étude, il a réussi à affirmer que « nous savons tous que le taux de cholestérol sérique est un risque majeur pour les maladies cardiovasculaires”.

C’est là tout le problème des conflits d’intérêts. Les chercheurs n’osent plus dire ce qu’ils voient et continuent à affirmer les mêmes dogmes pour éviter d’avoir des ennuis.

Statines et effets secondaires

En réalité, il est désormais établi, comme l’a parfaitement démontré dans son blog le Docteur Michel de Lorgeril, chercheur CNRS, indépendant de l’industrie pharmaceutique, que réduire le taux de cholestérol n’a aucun effet sur la prévention des maladies cardiovasculaires.

Il est par ailleurs établi que les statines peuvent provoquer chez ceux qui les consomment les effets secondaires suivants (3) :

  • Augmenter le risque d'hémorragie cérébrale ;
  • Augmenter le risque de cancers (de nombreuses études ont montré qu’avoir un cholestérol bas augmentait le risque de cancers. De plus, des essais cliniques avec des médicaments ont montré une augmentation des cancers chez ceux qui recevaient une statine par rapport à ceux qui recevaient le placebo, en particulier de cancer du sein) ;
  • Augmenter le risque de déclin cognitif lié à l’âge, (Alzheimer) ;
  • Augmenter le risque de diabète ;
  • Augmenter le risque de devenir aveugle ;
  • Augmenter le risque de troubles de la sexualité ;
  • Augmenter le risque de problèmes rénaux de façon proportionnelle aux doses de statines ;
  • Augmenter les risques de problèmes musculaires, tendineux et ligamentaires ;
  • Augmenter le risque de pathologies articulaires inflammatoires.

Comment se protège-t-on des maladies cardiovasculaires ?

Le Dr Micozzi (4), spécialisé dans les médecines intégratives et ancien chercheur au NIS (l’Institut national de santé des Etats-Unis), recommande pour sa part, d’oublier le cholestérol et de surveiller les paramètres suivants, si vous êtes inquiet pour votre santé cardiovasculaire :

  • Votre niveau de Vitamine B et notamment la vitamine B12
  • Votre niveau de Vitamine D
  • Votre niveau en EPA et DHA (oméga 3)

Pour ces derniers, il recommande une prise de 3000 à 4000 mg par jour ! C’est deux fois plus que les recommandations officielles aux Etats-Unis...

Le plus important dans cette histoire est l’équilibre qui doit exister entre oméga 3 et oméga 6. Le bon ratio est de 4 oméga 6 pour un oméga 3. Bien souvent, dans les sociétés industrialisées, ce ratio est de 16 oméga 6 pour 1 oméga 3 !

Le Dr Michel de Lorgeril (5) vous recommande, quant à lui, d’adopter un mode de vie protecteur. Il a notamment travaillé sur le mode de vie méditerranéen dont les maîtres mots sont : frugalité, convivialité et exercice physique régulier.


Naturellement vôtre,


Augustin de Livois

 

 

Mise à jour

Le 27 janvier 2017 santé nature innovation

 

Lettre du jour :

Médicaments anticholestérol : importante mise à jour

Chère lectrice, cher lecteur,

Il y a quatre mois, la célèbre revue médicale The Lancet publiait « la plus grande étude jamais réalisée sur les statines » (médicaments anticholestérol) [1].

Le but était d’en finir avec une polémique qui n’avait que trop duré. Cette fois, les chercheurs s’étaient donné les moyens d’apporter une réponse ferme et définitive à la grande question : « Faut-il ou non prendre des médicaments contre le cholestérol ? »

La réponse fut un OUI retentissant, déclenchant les « hourras » de la presse :

« Oui, les bienfaits des statines sont immensément sous-estimés et dépassent de loin tout effet indésirable, a conclu la plus grande enquête jamais réalisée sur leur utilisation.

Selon des chercheurs de l’université d’Oxford, cette pilule quotidienne bon marché empêche au moins 80 000 infarctus et AVC de survenir chaque année en Grande-Bretagne.

Mais des dizaines de milliers d’accidents en plus pourraient être évités si l’on parvenait à persuader un plus grand nombre de patients de la prendre, ont-ils dit.

Le directeur de l’étude déclare qu’il croit que le nombre de personnes prenant ces médicaments devrait être doublé et passer à 12 millions. Actuellement, on estime à 6 millions le nombre d’adultes qui se voient prescrire ces pilules.

Le professeur Rory Collins, chef du département de santé publique à Oxford, affirme : “Notre étude montre que le nombre de personnes qui évitent les attaques cardiaques et les AVC grâce à une thérapie de statines est beaucoup plus important que le nombre de celles qui présentent des effets secondaires.

Nous constatons une sous-estimation des bienfaits et une énorme surestimation des effets indésirables” [2]. »


La controverse semblait enfin close.

Enfin, les patients allaient pouvoir prendre (ou reprendre) leur traitement sans arrière-pensée, sans craindre de s’empoisonner !

C’était il y a quatre mois, disais-je, trois mois de tranquillité d’esprit, jusqu’à ce que de nouveau la bombe explose !

« STOP !!! », s’écriait la presse anglaise le 25 novembre 2016.

Contre-ordre et guerre de l’information !

Un nouvel article scientifique, publié cette fois dans la revue médicale Prescriber, assure, lui, que « des millions de patients sont en train de se faire tromper sur les avantages et les inconvénients des statines, selon des experts du sujet ».

C’est mot pour mot l’inverse de ce qui était affirmé dans The Lancet !

« Les bénéfices de ces médicaments prescrits massivement pour faire baisser le cholestérol et réduire les risques cardio-vasculaires ont été exagérés, et leurs effets indésirables minimisés », écrivent des cardiologues experts dans le domaine des statines et du cholestérol [3].

Reprenant pratiquement ligne par ligne la grande étude de Lancet qui prétendait avoir clos la controverse, ils démontrent que cette étude, en fait, ne démontre rien du tout.

En effet, expliquent-ils, les auteurs de l’étude n’ont pas eu accès aux données médicales ayant abouti à la publication des résultats d’essais cliniques. Ces données sont entre les mains des laboratoires qui ont financé les essais et d’un groupe de chercheurs d’Oxford, eux-mêmes payés par les industriels [4].

Logiquement troublés d’avoir publié deux articles à trois mois d’intervalle disant exactement l’inverse de l’autre, les journalistes prennent le parti, prudents, de recommander à leurs lecteurs de « consulter leur médecin en cas de doute [5] ».

Mais c’est une ruse trop facile.

« Consultez votre médecin en cas de doute »

En effet, les médecins ne sont pas des devins.

Même s’ils ont fait de longues études, ils restent dépendants, au bout du compte, des consignes que leur donnent les chercheurs et les autorités de santé.

Ils ne peuvent pas savoir si ces médicaments sont bons ou pas, en dehors de lavis des chercheurs qui ont étudié leurs effets sur un nombre suffisant de personnes (ce que lon appelle un échantillon statistiquement significatif).

En effet, les statines ne font pas partie de ces médicaments dont on peut soi-même observer les effets.

On espère diminuer, sur cinq ans, le nombre d’accidents cardio-vasculaires de 10 à 15 %.

Même les cardiologues, qui en prescrivent toute la journée, ne peuvent pas savoir par leurs propres observations si les statines sont efficaces. Leurs observations ne sont pas assez nombreuses pour être significatives.

Ils doivent absolument pouvoir compter sur des chercheurs qui, grâce à des études menées à une grande échelle, leur indiquent quel médicament prescrire, à qui, à quelle dose, pour avoir globalement des effets positifs.

C’est un des plus vieux problèmes de la médecine : même au bout d’une longue carrière, un médecin ne peut pas uniquement s’appuyer sur sa propre expérience pour juger de l’efficacité de la plupart des médicaments. Il y a trop de facteurs « confondants » qui perturbent ses observations (par exemple, le profil social de ses patients et leur rapport à l’alimentation, leur mode de vie, qui vont influer drastiquement sur leurs chances de guérison ou d’aggravation de leur maladie).

L’absence d’études est ce qui a permis aux médecins pendant des milliers d’années de pratiquer les traitements les plus nocifs sans jamais se douter qu’ils nuisaient à leurs malades (sangsues, vomitifs, purgatifs, frictions au mercure, cautérisation des plaies au fer rouge, saignées, etc.) !

On se moque d’eux aujourd’hui, mais ce n’était pas de leur faute.

Dans le doute, s’abstenir

Vu les moyens actuels de la médecine pour étudier les effets des médicaments, le feuilleton de la controverse sur les statines indique une chose certaine : c’est que l’effet des statines est, dans le meilleur des cas, douteux.

Pour moi, elles sont même carrément nocives : elles font baisser le taux de cholestérol qui, selon mon opinion, n’est pas le vrai coupable des maladies cardio-vasculaires. Au contraire, le cholestérol est une substance nécessaire et bienfaisante, notamment pour notre équilibre hormonal.

Surtout, les problèmes cardio-vasculaires sont parmi les mieux traités grâce à une simple surveillance médicale et à des améliorations du mode de vie. Arrêter de fumer, faire un peu de marche, un peu de vélo, quelques pas de danse, quelques pompes… Des légumes et fruits frais, de la bonne huile d’olive, des noix et de délicieuses sardines… Une tasse de café le matin, une tasse de thé vert à 11 heures, un petit verre de vin rouge à midi, et à nouveau du thé à 4 heures… Un bon bain de soleil dès que possible… Une discrète guérilla contre la malbouffe… Quelques exercices antistress… Enfin, quelques compléments alimentaires bien choisis…

Ces simples changements sont bien plus efficaces pour le cœur, les artères et le cerveau que tous ces médicaments chimiques prétendument efficaces contre les accidents cardio-vasculaires !

Ils auront, en outre, un effet positif contre votre risque de centaines d’autres maladies, dont les plus graves et les plus douloureuses (cancers, Alzheimer…).

C’est un tout petit peu moins simple et facile que d’avaler une pilule. Mais cela permet de ne plus s’interroger en permanence sur les articles qui sortent sur les statines.

Bien sûr, ce n’est que mon opinion. Des médecins, des professeurs de médecine, seront peut-être choqués de ce que j’écris.

Mais pour l’instant, au sujet des statines, nous n’avons pas d’autres choix que de laisser les experts débattre entre eux. De notre côté, notre seule option est d’adopter un mode de vie sain et une alimentation la plus saine possible.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

Par Xavier Bazin / 4 juillet 2016 / "Projet Santé corps esprit"                 

Cher lecteur,

Comment réagiriez-vous, si je vous disais :

– Qu’avoir du cholestérol n’est pas le signe d’une crise cardiaque annoncée ; jusqu’à 4 grammes, ce n’est absolument pas une épée de Damoclès qui menace votre vie ;

– Que des millions de personnes prennent donc inutilement des médicaments visant à faire baisser leur cholestérol, avec les graves effets indésirables qui vont avec.

Je suis sûr que vous auriez du mal à le croire.

Et c’est logique, puisque cela fait des années qu’on vous dit partout, dans les médias et chez votre médecin, que le cholestérol est mauvais pour vos artères.

Et pourtant, la vérité est tout autre, comme vous allez le voir.

Moi le premier, j’ai mis du temps à l’admettre. J’avoue qu’il m’était difficile d’imaginer qu’une désinformation aussi énorme soit encore possible aujourd’hui, au 21ème siècle.

J’avais beau connaître le pouvoir d’influence de l’industrie pharmaceutique, et savoir qu’elle gagne chaque année des dizaines de milliards d’euros grâce à ses médicaments « anti-cholestérol », je restais sceptique.

Mais lorsque l’on fait des recherches approfondies, avec les meilleurs experts indépendants, on change rapidement d’avis.

Et je vous rassure : il n’y a pas besoin d’être un expert en biochimie pour comprendre à quel point la théorie du « mauvais cholestérol » est bancale.

Des chercheurs et des médecins courageux en ont fait la démonstration complète. C’est le cas notamment du Dr Michel de Lorgeril et du Pr Philippe Even, et je vous encourage vivement à lire leurs livres si vous avez du cholestérol. [1]

Mais je voudrais ici vous donner quelques faits, qui ne sont contestés par personne, et qui devraient suffire à vous faire douter sérieusement de la « théorie officielle ».

Les chiffres qu’on vous a cachés pendant 40 ans

Cela commence par les résultats étonnants d’une grande étude réalisée dans les années 1970, à l’époque où le cholestérol a commencé à être accusé de tous les maux.

Étrangement, les résultats de cette étude ont été cachés, censurés pendant 40 ans. Mais ils viennent enfin d’être publiés, le 12 avril 2016, dans le British Medical Journal, une revue de référence. [2]

Vous allez vite comprendre pourquoi cette étude ne plaisait pas à tout le monde…

Pendant plusieurs années, des chercheurs ont suivi 9 400 patients vivant en institution (hôpital ou maison de retraite). Cela leur a permis de contrôler leurs repas avec une précision d’horloger, et de leur faire régulièrement des prises de sang.

Deux groupes ont été formés : le premier devait suivre le régime classique de l’époque, riche en graisses animales (beurre, en particulier). Le second, lui, s’est vu imposer un régime pauvre en graisses animales, mais enrichi en huile de maïs.

La théorie de l’époque était que les graisses animales (dites « saturées ») causaient du cholestérol et bouchaient les artères. A l’inverse, les graisses dites poly ou mono-insaturées comme l’huile de maïs ou de tournesol étaient censées être bonnes pour le cœur.

De façon attendue, les patients du groupe « huile de maïs » ont vu leur taux de cholestérol diminuer, contrairement à ceux du groupe « graisse animale ».

Le « petit » problème était que, malgré cette baisse de leur cholestérol, ils ont subi 2 fois plus de crises cardiaques que les autres (41 % contre 21 % parmi les décédés). Et chez les plus de 65 ans, le groupe « huile de maïs » a de surcroît connu 15 % de morts en plus !

Encore plus marquant : plus leur cholestérol avait baissé, plus leur mortalité était élevée. D’après l’analyse statistique, chaque baisse de 0,3 points de leur cholestérol total augmentait le risque de mourir de 22 %.

Quand un médicament « hyper efficace » est abandonné en rase campagne

Un autre événement récent a violemment contredit la théorie « officielle », celle qui vous dit qu’il y a un « bon » et un « mauvais » cholestérol.

Tout est parti de la découverte d’une nouvelle molécule anti-cholestérol très puissante, l’evacetrapib, fabriqué par le laboratoire pharmaceutique Eli Lilly.

Les effets de cette molécule sont assez incroyables : elle parvient à augmenter drastiquement le « bon cholestérol » (HDL) de 130 %, tout en diminuant le « mauvais » (LDL), de 37 %.

Voilà qui aurait dû diminuer efficacement le nombre d’accidents cardiaques, n’est-ce pas ?

Eh bien pas du tout. Les résultats sont tombés le 3 avril 2016 : les patients qui ont avalé cette pilule n’ont pas eu moins d’accidents cardiaques que ceux qui ont pris un simple placebo. [3]

Le responsable de l’étude, le docteur Stephen Nicholls, a avoué son malaise : « nous avions un médicament qui semblait agir sur tout ce qu’il fallait ; comment un traitement qui diminue quelque chose identifié comme délétère ne peut entraîner aucun bénéfice ?  » [4]

Ces résultats étaient tellement gênants pour la « théorie officielle » que l’étude a été interrompue en cours de route. Et le laboratoire pharmaceutique a annoncé qu’il abandonnait totalement les recherches sur cette « pilule miracle ».

Il était temps d’arrêter les frais, en effet : car c’est au moins la 5ème étude qui montre qu’il n’y a aucun intérêt à augmenter artificiellement le « bon cholestérol » (HDL). [5]

Quant au « mauvais cholestérol » (LDL), il suffit d’aller au Japon pour comprendre qu’il n’a rien de mauvais en soi.

Les Japonais ont du cholestérol et se portent bien, merci

On sait depuis les années 1970 que certains peuples ont peu d’accidents cardiaques malgré un cholestérol élevé. C’est le cas en particulier des Inuits du Groenland, dont le régime traditionnel était très riche en graisses animales (phoque, renne, …).

Mais la façon de vivre des Inuits était tellement éloignée du monde occidental qu’on n’y a pas prêté grande attention.

Le Japon, en revanche, est un cas d’école frappant.

Au début des années 1980, ce pays était cité comme la meilleure illustration de la validité de la « théorie du cholestérol ». Regardez comme leur cholestérol est bas, nous disait-on… Voilà pourquoi ils ont aussi peu de maladies cardiaques !

Sauf qu’entre-temps, le taux de cholestérol au Japon a nettement augmenté et rattrapé celui des pays occidentaux. Ils devraient donc avoir connu une nette augmentation des maladies cardio-vasculaires, n’est-ce pas ?

Pas du tout. Ils ont même moins de maladies du cœur qu’avant ! Et au total, ils en ont 3 à 4 fois moins que dans les pays occidentaux ! [6]

Encore plus troublant : des données récentes montrent que les Japonais vivent d’autant plus longtemps que leur « mauvais » cholestérol (LDL) est élevé. [7]

Voilà encore un fait « inexplicable » si l’on en croit la théorie officielle. Mais ce n’est pas le seul :

Trois faits chiffrés qui démontent la « théorie officielle » du cholestérol

Voici trois autres faits peu connus sur le cholestérol. Ils ne sont contestés par personne, mais on se garde bien de les crier sur les toits.

Fait n°1 : avoir trop peu de cholestérol est dangereux.

Il est parfaitement admis dans le monde médical qu’un taux de cholestérol insuffisant est très problématique.

Les enfants qui naissent carencés en cholestérol ont des retards cognitifs, des troubles de l’immunité et des problèmes digestifs. Quand on leur donne du cholestérol, leur état général s’améliore.

De façon générale, on a observé qu’un taux de cholestérol bas (inférieur à 1,6 g) est associé statistiquement à un risque plus élevé d’hémorragies cérébrales et de cancers. [8]

Fait n°2 : les patients hospitalisés pour un problème cardiaque n’ont pas un cholestérol élevé

C’est une grande étude de 2009 qui a révélé le pot aux roses.

Quand les chercheurs ont examiné les taux de cholestérol de 232 000 patients hospitalisés pour une pathologie du cœur, ils se sont aperçus que leur taux de « mauvais » cholestérol (LDL) était… parfaitement dans la norme (1,05 g) ! [9]

Et ce n’est pas expliqué par le fait qu’ils prennent des médicaments anti-cholestérol : seuls 20 % d’entre eux étaient sous statine.

Ces résultats ont été confirmés depuis . Pire : parmi les patients hospitalisés après un infarctus, ce sont même ceux qui avait un taux de LDL le plus abaissé (inférieur à 0,77) qui avaient le plus de risques de mourir ! [10]

Fait n°3 : avoir du cholestérol protège les seniors contre le cancer et d’autres maladies

Les études sont formelles : chez les plus de 85 ans, ceux qui ont davantage de cholestérol vivent plus longtemps, notamment parce qu’ils sont mieux protégés des cancers et des infections. [11]

Tous ces faits, mis bout à bout, torpillent la « théorie officielle » du cholestérol.

Elle reste dominante car cela prend toujours énormément de temps avant que des autorités officielles ne reconnaissent qu’elles se sont massivement et gravement trompées.

Mais quand on regarde bien, on perçoit déjà les prémisses de la débandade annoncée.

Retournements de veste dans tous les sens

Le premier coup de tonnerre est venu de l’Association Américaine de Cardiologie (American Heart Association).

En 2013, elle a laissé entendre qu’il était inutile de fixer des objectifs de réduction du taux de cholestérol. Pour les cardiologues américains, l’important est de prendre son médicament anti-cholestérol (les statines), pas de chercher à atteindre un taux particulier de cholestérol.

Autrement dit, ils commencent à battre en retraite… Il était difficile de continuer à défendre la « théorie du cholestérol », mais il fallait encore essayer de sauver le « soldat statines », qui rapporte tant d’argent à l’industrie pharmaceutique.

En février 2015, c’est au tour de l’un des plus éminents défenseurs de ces médicaments (statines), Sir Rory Collins, de jeter un pavé dans la mare. Plutôt un rocher, même.

Sir Collins est à la tête de deux consortiums de recherche privés (financés en partie par l’industrie pharmaceutique), qui ont produit une grande partie des études concernant ces médicaments anti-cholestérol depuis 20 ans.

Or ce « pape des statines » a reconnu benoîtement que lui et ses groupes de recherche n’avaient jamais étudié sérieusement les effets secondaires des statines !

Pourquoi ? Parce que, a-t-il avoué, sa conviction que les statines sauvaient des vies était telle qu’il voulait éviter d’inquiéter les patients en dévoilant leurs effets toxiques.

Voilà qui est extraordinaire ! Et qui montre à quel point il ne faut jamais faire une confiance aveugle aux études financées par l’industrie pharmaceutiques, ni aux experts ayant des liens d’intérêt avec elle.

Car en réalité, on commence à bien connaître les effets délétères des statines : douleurs musculaires, diabète, cancer, démences séniles, etc. Il faudra des années pour identifier précisément l’ampleur du désastre, mais si vous-même prenez des statines, lisez vite L’horrible vérité sur les médicaments anti-cholestérol, du Dr Michel de Lorgeril.

Dernier acte : en janvier 2016, le secrétaire d’Etat à la santé américain a reconnu qu’il était inutile de limiter sa consommation d’aliments riches en cholestérol.

Pendant des années, les autorités américaines ont recommandé de limiter sa consommation de cholestérol alimentaire, diabolisant au passage de merveilleux aliments comme les œufs.

C’est désormais fini, et c’est un clou supplémentaire sur le cercueil de la grande théorie du méchant cholestérol.

Que faire si vous avez du cholestérol

Au total, il n’est pas surprenant de voir qu’une substance aussi vitale pour la santé de chacune de nos cellules ne peut pas être une cause directe des maladies cardiaques.

« Vouloir comprendre et régler ces problèmes par la mesure d’un simple paramètre sanguin comme la concentration du cholestérol, puis par la prescription d’un médicament qui le diminue, relève d’un simplisme déconcertant », résume le Dr de Lorgeril.

Cela ne veut pas dire que le cholestérol ne peut jamais être nocif, évidemment.

Tout dans la nature est problématique en excès. C’est pourquoi ceux qui ont une « hypercholestérolémie familiale » notamment, doivent être suivis médicalement.

Mais notez bien que c’est une maladie génétique rare, qui donne des taux de cholestérol très supérieurs à la norme (plus de 4 g/L, là où la moyenne est de 2).

Cela veut dire que pour 99,9 % de la population, le taux de cholestérol est tout sauf un indicateur fiable de la santé vasculaire.

Avoir un peu de cholestérol est même plutôt une bonne nouvelle, car c’est un facteur protecteur de nombreuses maladies (cancer, infections, Alzheimer, diabète).

Parlez-en à votre médecin, voyez avec lui comment éviter de prendre des médicaments sur la seule base de vos de taux cholestérol, HDL ou LDL.

Surveillez plutôt votre mode de vie et votre alimentation. Surtout, agissez : arrêtez de fumer, protégez-vous du stress et faites davantage d’activité physique.

Je reviendrai en détail sur ce que vous devez vraiment regarder dans vos analyses sanguines… et sur les habitudes de vie qui protègent votre cœur, sans médicament.

D’ici là, méfiez-vous de la désinformation médicale sur ce sujet et…

Bonne santé !

Xavier Bazin

P.S. : Figurez-vous qu’il y a quelques jours seulement, fin juin, une nouvelle étude est venue enterrer pour de bon la théorie du « mauvais cholestérol ».

Elle vient tout juste d’être publiée dans l’une des plus prestigieuses revues médicales au monde, le British Medical Journal (excusez du peu !). [12]

Les chercheurs ont étudié 30 cohortes de patients, représentant au total 68 000 personnes. Et leur conclusion est sans appel :

– Dans la moitié des cas étudiés, le taux de « mauvais cholestérol » (LDL) n’avait aucun lien avec le risque de mortalité ;

– Dans l’autre moitié des cas, les chercheurs ont découvert que les patients qui avaient un taux de cholestérol LDL élevé vivaient plus longtemps.

Vous avez bien lu. Ce n’est pas une erreur de frappe : on a moins de risque de mourir prématurément lorsqu’on a un « mauvais cholestérol » LDL élevé, passé 60 ans.

Je cite les auteurs de l’étude :

« Cette découverte contredit « l’hypothèse du cholestérol » (à savoir que le cholestérol, surtout LDL, est mauvais en soi). Puisque les personnes âgées avec un taux élevé de cholestérol LDL vivent aussi longtemps ou plus longtemps que ceux ayant un taux de LDL bas, notre analyse donne des raisons de remettre en cause l’hypothèse du cholestérol. »

Et comme si ce n’était pas assez clair, les auteurs précisent que cela a des implications pour ceux qui prennent des médicaments anti-cholestérol :

« De plus, notre étude est un argument pour ré-évaluer les recommandations officielles sur la prévention des maladies cardio-vasculaire via la réduction médicamenteuse du cholestérol LDL chez les personnes âgées. »

Je traduis en bon français ce qu’ils essaient de dire : « Vite, il faut revoir en urgence les recommandations officielles qui poussent à prendre des médicaments anti-cholestérol, elles sont probablement en train de tuer des patients »

 

 

 

 

Selon "Projet Santé corps esprit" du 06/07/2014

Cholestérol : suis-je un dangereux irresponsable ?


Chers amis,

Ma dernière lettre sur le cholestérol a déclenché un petit cataclysme.

J’ai reçu un nombre impressionnant d’emails d’encouragements (merci merci !!)… mais aussi plusieurs courriers incendiaires.

L’un d’entre eux m’accuse noir sur blanc de mettre en danger la vie d’autrui !!

Vous imaginez ce que j’ai pu ressentir : sentiments d’injustice, de tristesse, de colère. C’est douloureux… mais pour tout vous dire, je m’y étais un peu préparé.

Je sais malheureusement ce qu’il en coûte, de nos jours, de dire tout haut qu’il est plutôt bon d’avoir du cholestérol, et dangereux de chercher à le faire baisser artificiellement.

Je vous rappelle que les médicaments anti-cholestérol (statines) rapportent chaque année des milliards d’euros aux grands labos pharmaceutiques ! L’industrie pharma n’a donc vraiment pas intérêt à ce que vous soyez correctement informés.

Heureusement, comme je vous l’avais dit dans mon dernier message, le vent est en train de tourner en faveur de la vérité.

Et cela va encore plus vite que ce que j’espérais !

Une nouvelle étude enfonce le clou

Figurez-vous qu’il y a quelques jours seulement, une nouvelle étude est venue enterrer pour de bon la théorie du « mauvais cholestérol ».

Elle vient tout juste d’être publiée dans l’une des plus prestigieuses revues médicales au monde, le British Medical Journal (excusez du peu !). [1]

Les chercheurs ont étudié 30 cohortes de patients, représentant au total 68 000 personnes. Et leur conclusion est sans appel :

  • Dans la moitié des cas étudiés, le taux de « mauvais cholestérol » (LDL) n’avait aucun lien avec le risque de mortalité ;
  • Dans l’autre moitié des cas, les chercheurs ont découvert que les patients qui avaient un taux de cholestérol LDL élevé vivaient plus longtemps.

Vous avez bien lu. Ce n’est pas une erreur de frappe : on a moins de risque de mourir prématurément lorsqu’on a un « mauvais cholestérol » LDL élevé, passé 60 ans.

Je cite les auteurs de l’étude :

"Cette découverte contredit « l’hypothèse du cholestérol » (à savoir que le cholestérol, surtout LDL, est mauvais en soi). Puisque les personnes âgées avec un taux élevé de cholestérol LDL vivent aussi longtemps ou plus longtemps que ceux ayant un taux de LDL bas, notre analyse donne des raisons de remettre en cause l’hypothèse du cholestérol."



Et comme si ce n’était pas assez clair, les auteurs précisent que cela a des implications pour ceux qui prennent des médicaments anti-cholestérol :

"De plus, notre étude est un argument pour ré-évaluer les recommandations officielles sur la prévention des maladies cardio-vasculaire via la réduction médicamenteuse du cholestérol LDL chez les personnes âgées."



Je traduis en bon français ce qu’ils essaient de dire : « Vite, il faut revoir en urgence les recommandations officielles qui poussent à prendre des médicaments anti-cholestérol, elles sont probablement en train de tuer des patients » !

En mon âme et conscience

Attention, soyez assuré que je ne vous dis pas tout cela le cœur léger.

Je mesure parfaitement la responsabilité que je prends en vous écrivant ces lignes.

Mais ma main ne tremble pas, car l’accumulation de preuves scientifiques est aujourd’hui trop énorme pour qu’il y ait le moindre doute.

Oui, je suis conscient que mes messages peuvent vous conduire à arrêter ces médicaments, avec l’accord de votre médecin.

Je précise bien « avec l’accord de votre médecin », car jamais je ne vous dirai d’arrêter le moindre traitement médical sans le consulter.

Mais c’est un fait : je suis intimement convaincu que dans le cas des statines, arrêter le traitement améliorera votre santé.

Que cela vous permettra de vivre plus longtemps, libéré des terribles effets indésirables de ces médicaments (douleurs musculaires, problèmes cognitifs, etc.).

Touché au cœur de ma propre famille

Il y a quelque mois, j’ai appris par hasard que le père de ma propre épouse prenait aussi ces médicaments, comme des millions de Français.

Bien sûr, je me suis empressé de lui dire tout ce que je savais sur la fameuse « théorie du cholestérol » et sur le danger de ces médicaments.

Il est alors retourné voir son médecin, et, par bonheur, celui-ci a immédiatement accepté de lui arrêter son traitement.

Mais cela reste une lourde responsabilité pour son médecin, comme pour moi.

Si par le plus grand des malheurs, mon beau-père était touché par un incident cardiaque, mes proches ne pourront pas s’empêcher de se demander : « aurait-il eu ce problème s’il n’avait pas arrêté ces statines, suite à son échange avec Xavier » ?

Vous imaginez l’impact que cela pourrait avoir sur ma vie familiale, sur mon propre couple. Mais j’assume ce risque, en mon âme et conscience.

Car ce qui m’importe, c’est que mon beau-père vive mieux et plus longtemps. Et cela passe par l’arrêt de ces médicaments.

Bonne santé,

Xavier

 

Lettre de Jean-Marc Dupuis (santé nature innovation du 10/09/2013

 

Malgré les mises en garde répétées de certains médecins, comme le Professeur Philippe Even ou le Dr Michel de Lorgeril, contre le mythe du cholestérol (ces médecins expliquent que le cholestérol n'est pas la cause des maladies cardiaques, et que les statines, les médicaments qui font baisser artificiellement le taux de cholestérol dans le sang, font en général plus de tort que de bien), la plupart d'entre nous restons prudents sur cette question et, à tout prendre, nous préférerions avoir un taux de cholestérol bas.

C'est ainsi qu'il n'est pas rare que des personnes en parfaite santé surveillent malgré tout leur alimentation pour éviter le cholestérol qui se trouve dans les aliments riches en graisses saturées (jaune d'œuf, charcuteries, etc.).

Hé bien il se trouve qu'on sait depuis bientôt un quart de siècle que cette attitude, qui paraît prudente et raisonnable a priori, serait au contraire dangereuse, grâce à une étude parue dans la prestigieuse revue British Medical Journal. (1)

Pourquoi les étudiants e n médecine ne l'apprennent-ils pas en Faculté ? Mystère. Pourquoi les médias n'ont-ils pas donné le moindre écho à cette étude pourtant fracassante ? Mystère aussi. Se pourrait-il qu'une telle étude, qui indique que les personnes n'ayant pas eu encore d'accident cardiovasculaire n'ont pas du tout intérêt à faire baisser leur taux de cholestérol, et donc ne devraient pas prendre de médicaments contre le cholestérol, dérangerait les intérêts de l'industrie pharmaceutique ? Mystère encore.

Cette étude a fait une synthèse (une combinaison) des résultats de 6 expériences au cours desquelles avait été diminué, par des moyens variés, le taux de cholestérol de personnes n'ayant jamais eu d'accidents cardiovasculaires (infarctus ou AVC).

Ces moyens étaient soit un médicament, soit un changement de régime alimentaire. Chaque expérience avait été menée de façon rigoureuse, en comparant les résultats à un groupe témoin ayant continué à vivre comme avant.

Le résultat global fut que les personnes dont le taux de cholestérol avait été réduit se sont retrouvées avec :

  • un risque identique de décès toutes causes confondues ;
  • un risque identique de décès par maladie cardiaque ;
  • un risque significativement plus élevé (43 %) de décéder de cancer ;
  • et surtout, un risque significativement plus élevé (76 %) de mourir d'accident, suicide ou de mort violente (meurtre).

 

Faut-il s'en étonner ?

Faut-il s'étonner de ces résultats ?

Alors qu'on nous encourage constamment à surveiller notre taux de cholestérol, le bon sens nous invite à la plus grande réserve. Après tout, le cholestérol est un composant essentiel de notre corps. Il fait par exemple partie intégrale de la structure de toutes nos cellules, dont celles de notre cerveau.



 La majorité du cholestérol dans notre sang ne vient pas de notre alimentation. Elle est produite par notre foie. En produisant du cholestérol, notre corps serait-il par hasard en train de chercher à se suicider lentement ? Ou cette fonction répond-elle plutôt à un besoin vital de cette substance ?
 

Notre corps a besoin du cholestérol pour fonctionner

Dans l'étude ci-dessus, la hausse du risque de cancer est causée par les résultats d'une expérience particulière, dans laquelle le médicament pour faire baisser le taux de cholestérol était du clofibrate. En mettant à part cette expérience, le risque de cancer n'était pas significativement plus élevé.

En revanche, l'augmentation du risque de décès par accident, suicide ou meurtre se retrouvait partout, y compris lorsque les chercheurs ont distingué les résultats selon que les groupes avaient réduit leur taux de cholestérol grâce à des médicaments ou grâce à un régime alimentaire.

Les accidents, les suicides ou les meurtres ne paraissent pas avoir de lien direct entre eux, mais on peut aussi penser qu'ils seront tous plus probables chez des personnes dont le cerveau a une tendance plus grande à, par exemple, l'impulsivité, l'agressivité et la dépression.

Les auteurs de l'étude ont fait eux-mêmes des suppositions pour expliquer ce résultat. Ils ont écrit :

« 

Il existe des indices indiquant qu'une modification des apports alimentaires en graisse ont des conséquences à la fois neurochimiques (sur la chimie du cerveau) et sur le comportement. Chez les rats de laboratoire, cela modifie la fluidité et le contenu en cholestérol des membranes des cellules dans le système nerveux central, ce qui affecte leur capacité à se repérer dans un labyrinthe, leur tolérance à la douleur, et leur niveau d'activité physique. De même, les singes qui ont un régime alimentaire pauvre en graisses saturées et en cholestérol, correspondant aux recommandations de l'American Heart Association (l'équivalent de notre Fédération française de cardiologie), étaient significativement plus agressifs que ceux qui suivaient un régime riche en graisse et en cholestérol.

 »

 

Mais les auteurs ajoutent aussi qu'aucune étude similaire n'a été menée sur les êtres humains. Ils indiquent toutefois que des études ont montré qu'un taux faible de cholestérol est plus courant chez les délinquants, les personnes ayant des problèmes de comportement ou ayant été condamnés pour violence.

Conclusion

Limiter son taux de cholestérol est présenté par les autorités de santé et la plupart des professionnels de santé comme une évidence, qui s'impose à tout le monde, y compris les personnes n'ayant jamais eu d'accident cardiovasculaire. Vous êtes pratiquement considéré comme un fou de ne pas vous en préoccuper. Il semble pourtant qu'il y ait de très bonnes raisons de ne pas vouloir un taux de cholestérol plus bas, qui peut avoir des conséquences inattendues... et dévastatrices.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

 

 

Mise à jour

Le 27 janvier 2017 santé nature innovation

 

Lettre du jour :

Médicaments anticholestérol : importante mise à jour

Chère lectrice, cher lecteur,

Il y a quatre mois, la célèbre revue médicale The Lancet publiait « la plus grande étude jamais réalisée sur les statines » (médicaments anticholestérol) [1].

Le but était d’en finir avec une polémique qui n’avait que trop duré. Cette fois, les chercheurs s’étaient donné les moyens d’apporter une réponse ferme et définitive à la grande question : « Faut-il ou non prendre des médicaments contre le cholestérol ? »

La réponse fut un OUI retentissant, déclenchant les « hourras » de la presse :

« Oui, les bienfaits des statines sont immensément sous-estimés et dépassent de loin tout effet indésirable, a conclu la plus grande enquête jamais réalisée sur leur utilisation.

Selon des chercheurs de l’université d’Oxford, cette pilule quotidienne bon marché empêche au moins 80 000 infarctus et AVC de survenir chaque année en Grande-Bretagne.

Mais des dizaines de milliers d’accidents en plus pourraient être évités si l’on parvenait à persuader un plus grand nombre de patients de la prendre, ont-ils dit.

Le directeur de l’étude déclare qu’il croit que le nombre de personnes prenant ces médicaments devrait être doublé et passer à 12 millions. Actuellement, on estime à 6 millions le nombre d’adultes qui se voient prescrire ces pilules.

Le professeur Rory Collins, chef du département de santé publique à Oxford, affirme : “Notre étude montre que le nombre de personnes qui évitent les attaques cardiaques et les AVC grâce à une thérapie de statines est beaucoup plus important que le nombre de celles qui présentent des effets secondaires.

Nous constatons une sous-estimation des bienfaits et une énorme surestimation des effets indésirables” [2]. »


La controverse semblait enfin close.

Enfin, les patients allaient pouvoir prendre (ou reprendre) leur traitement sans arrière-pensée, sans craindre de s’empoisonner !

C’était il y a quatre mois, disais-je, trois mois de tranquillité d’esprit, jusqu’à ce que de nouveau la bombe explose !

« STOP !!! », s’écriait la presse anglaise le 25 novembre 2016.

Contre-ordre et guerre de l’information !

Un nouvel article scientifique, publié cette fois dans la revue médicale Prescriber, assure, lui, que « des millions de patients sont en train de se faire tromper sur les avantages et les inconvénients des statines, selon des experts du sujet ».

C’est mot pour mot l’inverse de ce qui était affirmé dans The Lancet !

« Les bénéfices de ces médicaments prescrits massivement pour faire baisser le cholestérol et réduire les risques cardio-vasculaires ont été exagérés, et leurs effets indésirables minimisés », écrivent des cardiologues experts dans le domaine des statines et du cholestérol [3].

Reprenant pratiquement ligne par ligne la grande étude de Lancet qui prétendait avoir clos la controverse, ils démontrent que cette étude, en fait, ne démontre rien du tout.

En effet, expliquent-ils, les auteurs de l’étude n’ont pas eu accès aux données médicales ayant abouti à la publication des résultats d’essais cliniques. Ces données sont entre les mains des laboratoires qui ont financé les essais et d’un groupe de chercheurs d’Oxford, eux-mêmes payés par les industriels [4].

Logiquement troublés d’avoir publié deux articles à trois mois d’intervalle disant exactement l’inverse de l’autre, les journalistes prennent le parti, prudents, de recommander à leurs lecteurs de « consulter leur médecin en cas de doute [5] ».

Mais c’est une ruse trop facile.

« Consultez votre médecin en cas de doute »

En effet, les médecins ne sont pas des devins.

Même s’ils ont fait de longues études, ils restent dépendants, au bout du compte, des consignes que leur donnent les chercheurs et les autorités de santé.

Ils ne peuvent pas savoir si ces médicaments sont bons ou pas, en dehors de lavis des chercheurs qui ont étudié leurs effets sur un nombre suffisant de personnes (ce que lon appelle un échantillon statistiquement significatif).

En effet, les statines ne font pas partie de ces médicaments dont on peut soi-même observer les effets.

On espère diminuer, sur cinq ans, le nombre d’accidents cardio-vasculaires de 10 à 15 %.

Même les cardiologues, qui en prescrivent toute la journée, ne peuvent pas savoir par leurs propres observations si les statines sont efficaces. Leurs observations ne sont pas assez nombreuses pour être significatives.

Ils doivent absolument pouvoir compter sur des chercheurs qui, grâce à des études menées à une grande échelle, leur indiquent quel médicament prescrire, à qui, à quelle dose, pour avoir globalement des effets positifs.

C’est un des plus vieux problèmes de la médecine : même au bout d’une longue carrière, un médecin ne peut pas uniquement s’appuyer sur sa propre expérience pour juger de l’efficacité de la plupart des médicaments. Il y a trop de facteurs « confondants » qui perturbent ses observations (par exemple, le profil social de ses patients et leur rapport à l’alimentation, leur mode de vie, qui vont influer drastiquement sur leurs chances de guérison ou d’aggravation de leur maladie).

L’absence d’études est ce qui a permis aux médecins pendant des milliers d’années de pratiquer les traitements les plus nocifs sans jamais se douter qu’ils nuisaient à leurs malades (sangsues, vomitifs, purgatifs, frictions au mercure, cautérisation des plaies au fer rouge, saignées, etc.) !

On se moque d’eux aujourd’hui, mais ce n’était pas de leur faute.

Dans le doute, s’abstenir

Vu les moyens actuels de la médecine pour étudier les effets des médicaments, le feuilleton de la controverse sur les statines indique une chose certaine : c’est que l’effet des statines est, dans le meilleur des cas, douteux.

Pour moi, elles sont même carrément nocives : elles font baisser le taux de cholestérol qui, selon mon opinion, n’est pas le vrai coupable des maladies cardio-vasculaires. Au contraire, le cholestérol est une substance nécessaire et bienfaisante, notamment pour notre équilibre hormonal.

Surtout, les problèmes cardio-vasculaires sont parmi les mieux traités grâce à une simple surveillance médicale et à des améliorations du mode de vie. Arrêter de fumer, faire un peu de marche, un peu de vélo, quelques pas de danse, quelques pompes… Des légumes et fruits frais, de la bonne huile d’olive, des noix et de délicieuses sardines… Une tasse de café le matin, une tasse de thé vert à 11 heures, un petit verre de vin rouge à midi, et à nouveau du thé à 4 heures… Un bon bain de soleil dès que possible… Une discrète guérilla contre la malbouffe… Quelques exercices antistress… Enfin, quelques compléments alimentaires bien choisis…

Ces simples changements sont bien plus efficaces pour le cœur, les artères et le cerveau que tous ces médicaments chimiques prétendument efficaces contre les accidents cardio-vasculaires !

Ils auront, en outre, un effet positif contre votre risque de centaines d’autres maladies, dont les plus graves et les plus douloureuses (cancers, Alzheimer…).

C’est un tout petit peu moins simple et facile que d’avaler une pilule. Mais cela permet de ne plus s’interroger en permanence sur les articles qui sortent sur les statines.

Bien sûr, ce n’est que mon opinion. Des médecins, des professeurs de médecine, seront peut-être choqués de ce que j’écris.

Mais pour l’instant, au sujet des statines, nous n’avons pas d’autres choix que de laisser les experts débattre entre eux. De notre côté, notre seule option est d’adopter un mode de vie sain et une alimentation la plus saine possible.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

 

 

 

Les informations de cette lettre d'information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d'information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie. 

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Commentaires: 3
  • #1

    canet (mardi, 24 janvier 2017 10:50)

    bonjour je voudrais savoir comment interpreter une analyse de sang puisque le ldl c'est faux merci de me répondre et que la vérité eclate

  • #2

    JPR Reiki (mardi, 24 janvier 2017 11:36)

    Bonjour M. Canet
    Cet article d'informations est posté sur ce blog pour vous permettre d'avoir un autre avis que celui des laboratoires, mais en aucun cas il ne dispense d'aller voir un bon médecin de préférence naturopathe pour qu'il traite avec justesse votre cas. Chaque personne est différente et les statines peuvent être nécessaire dans certains cas thérapeutiques. Merci pour votre message, mais je ne suis pas compétant pour répondre à votre question qui touche un domaine purement médical. L'auteur des articles ci-dessus serait mieux a même pour vous renseigner
    Bien amicalement
    Jean-Paul

  • #3

    touchent (vendredi, 28 décembre 2018 11:17)

    merci que la vérité rein