· 

CHOLESTEROL: Vous avez dit "Mauvais Cholestérol !"

Par Xavier Bazin / 4 juillet 2016 / "Projet Santé corps esprit"                 

Cher lecteur,

Comment réagiriez-vous, si je vous disais :

– Qu’avoir du cholestérol n’est pas le signe d’une crise cardiaque annoncée ; jusqu’à 4 grammes, ce n’est absolument pas une épée de Damoclès qui menace votre vie ;

– Que des millions de personnes prennent donc inutilement des médicaments visant à faire baisser leur cholestérol, avec les graves effets indésirables qui vont avec.

Je suis sûr que vous auriez du mal à le croire.

Et c’est logique, puisque cela fait des années qu’on vous dit partout, dans les médias et chez votre médecin, que le cholestérol est mauvais pour vos artères.

Et pourtant, la vérité est tout autre, comme vous allez le voir.

Moi le premier, j’ai mis du temps à l’admettre. J’avoue qu’il m’était difficile d’imaginer qu’une désinformation aussi énorme soit encore possible aujourd’hui, au 21ème siècle.

J’avais beau connaître le pouvoir d’influence de l’industrie pharmaceutique, et savoir qu’elle gagne chaque année des dizaines de milliards d’euros grâce à ses médicaments « anti-cholestérol », je restais sceptique.

Mais lorsque l’on fait des recherches approfondies, avec les meilleurs experts indépendants, on change rapidement d’avis.

Et je vous rassure : il n’y a pas besoin d’être un expert en biochimie pour comprendre à quel point la théorie du « mauvais cholestérol » est bancale.

Des chercheurs et des médecins courageux en ont fait la démonstration complète. C’est le cas notamment du Dr Michel de Lorgeril et du Pr Philippe Even, et je vous encourage vivement à lire leurs livres si vous avez du cholestérol. [1]

Mais je voudrais ici vous donner quelques faits, qui ne sont contestés par personne, et qui devraient suffire à vous faire douter sérieusement de la « théorie officielle ».

Les chiffres qu’on vous a cachés pendant 40 ans

Cela commence par les résultats étonnants d’une grande étude réalisée dans les années 1970, à l’époque où le cholestérol a commencé à être accusé de tous les maux.

Étrangement, les résultats de cette étude ont été cachés, censurés pendant 40 ans. Mais ils viennent enfin d’être publiés, le 12 avril 2016, dans le British Medical Journal, une revue de référence. [2]

Vous allez vite comprendre pourquoi cette étude ne plaisait pas à tout le monde…

Pendant plusieurs années, des chercheurs ont suivi 9 400 patients vivant en institution (hôpital ou maison de retraite). Cela leur a permis de contrôler leurs repas avec une précision d’horloger, et de leur faire régulièrement des prises de sang.

Deux groupes ont été formés : le premier devait suivre le régime classique de l’époque, riche en graisses animales (beurre, en particulier). Le second, lui, s’est vu imposer un régime pauvre en graisses animales, mais enrichi en huile de maïs.

La théorie de l’époque était que les graisses animales (dites « saturées ») causaient du cholestérol et bouchaient les artères. A l’inverse, les graisses dites poly ou mono-insaturées comme l’huile de maïs ou de tournesol étaient censées être bonnes pour le cœur.

De façon attendue, les patients du groupe « huile de maïs » ont vu leur taux de cholestérol diminuer, contrairement à ceux du groupe « graisse animale ».

Le « petit » problème était que, malgré cette baisse de leur cholestérol, ils ont subi 2 fois plus de crises cardiaques que les autres (41 % contre 21 % parmi les décédés). Et chez les plus de 65 ans, le groupe « huile de maïs » a de surcroît connu 15 % de morts en plus !

Encore plus marquant : plus leur cholestérol avait baissé, plus leur mortalité était élevée. D’après l’analyse statistique, chaque baisse de 0,3 points de leur cholestérol total augmentait le risque de mourir de 22 %.

Quand un médicament « hyper efficace » est abandonné en rase campagne

Un autre événement récent a violemment contredit la théorie « officielle », celle qui vous dit qu’il y a un « bon » et un « mauvais » cholestérol.

Tout est parti de la découverte d’une nouvelle molécule anti-cholestérol très puissante, l’evacetrapib, fabriqué par le laboratoire pharmaceutique Eli Lilly.

Les effets de cette molécule sont assez incroyables : elle parvient à augmenter drastiquement le « bon cholestérol » (HDL) de 130 %, tout en diminuant le « mauvais » (LDL), de 37 %.

Voilà qui aurait dû diminuer efficacement le nombre d’accidents cardiaques, n’est-ce pas ?

Eh bien pas du tout. Les résultats sont tombés le 3 avril 2016 : les patients qui ont avalé cette pilule n’ont pas eu moins d’accidents cardiaques que ceux qui ont pris un simple placebo. [3]

Le responsable de l’étude, le docteur Stephen Nicholls, a avoué son malaise : « nous avions un médicament qui semblait agir sur tout ce qu’il fallait ; comment un traitement qui diminue quelque chose identifié comme délétère ne peut entraîner aucun bénéfice ?  » [4]

Ces résultats étaient tellement gênants pour la « théorie officielle » que l’étude a été interrompue en cours de route. Et le laboratoire pharmaceutique a annoncé qu’il abandonnait totalement les recherches sur cette « pilule miracle ».

Il était temps d’arrêter les frais, en effet : car c’est au moins la 5ème étude qui montre qu’il n’y a aucun intérêt à augmenter artificiellement le « bon cholestérol » (HDL). [5]

Quant au « mauvais cholestérol » (LDL), il suffit d’aller au Japon pour comprendre qu’il n’a rien de mauvais en soi.

Les Japonais ont du cholestérol et se portent bien, merci

On sait depuis les années 1970 que certains peuples ont peu d’accidents cardiaques malgré un cholestérol élevé. C’est le cas en particulier des Inuits du Groenland, dont le régime traditionnel était très riche en graisses animales (phoque, renne, …).

Mais la façon de vivre des Inuits était tellement éloignée du monde occidental qu’on n’y a pas prêté grande attention.

Le Japon, en revanche, est un cas d’école frappant.

Au début des années 1980, ce pays était cité comme la meilleure illustration de la validité de la « théorie du cholestérol ». Regardez comme leur cholestérol est bas, nous disait-on… Voilà pourquoi ils ont aussi peu de maladies cardiaques !

Sauf qu’entre-temps, le taux de cholestérol au Japon a nettement augmenté et rattrapé celui des pays occidentaux. Ils devraient donc avoir connu une nette augmentation des maladies cardio-vasculaires, n’est-ce pas ?

Pas du tout. Ils ont même moins de maladies du cœur qu’avant ! Et au total, ils en ont 3 à 4 fois moins que dans les pays occidentaux ! [6]

Encore plus troublant : des données récentes montrent que les Japonais vivent d’autant plus longtemps que leur « mauvais » cholestérol (LDL) est élevé. [7]

Voilà encore un fait « inexplicable » si l’on en croit la théorie officielle. Mais ce n’est pas le seul :

Trois faits chiffrés qui démontent la « théorie officielle » du cholestérol

Voici trois autres faits peu connus sur le cholestérol. Ils ne sont contestés par personne, mais on se garde bien de les crier sur les toits.

Fait n°1 : avoir trop peu de cholestérol est dangereux.

Il est parfaitement admis dans le monde médical qu’un taux de cholestérol insuffisant est très problématique.

Les enfants qui naissent carencés en cholestérol ont des retards cognitifs, des troubles de l’immunité et des problèmes digestifs. Quand on leur donne du cholestérol, leur état général s’améliore.

De façon générale, on a observé qu’un taux de cholestérol bas (inférieur à 1,6 g) est associé statistiquement à un risque plus élevé d’hémorragies cérébrales et de cancers. [8]

Fait n°2 : les patients hospitalisés pour un problème cardiaque n’ont pas un cholestérol élevé

C’est une grande étude de 2009 qui a révélé le pot aux roses.

Quand les chercheurs ont examiné les taux de cholestérol de 232 000 patients hospitalisés pour une pathologie du cœur, ils se sont aperçus que leur taux de « mauvais » cholestérol (LDL) était… parfaitement dans la norme (1,05 g) ! [9]

Et ce n’est pas expliqué par le fait qu’ils prennent des médicaments anti-cholestérol : seuls 20 % d’entre eux étaient sous statine.

Ces résultats ont été confirmés depuis . Pire : parmi les patients hospitalisés après un infarctus, ce sont même ceux qui avait un taux de LDL le plus abaissé (inférieur à 0,77) qui avaient le plus de risques de mourir ! [10]

Fait n°3 : avoir du cholestérol protège les seniors contre le cancer et d’autres maladies

Les études sont formelles : chez les plus de 85 ans, ceux qui ont davantage de cholestérol vivent plus longtemps, notamment parce qu’ils sont mieux protégés des cancers et des infections. [11]

Tous ces faits, mis bout à bout, torpillent la « théorie officielle » du cholestérol.

Elle reste dominante car cela prend toujours énormément de temps avant que des autorités officielles ne reconnaissent qu’elles se sont massivement et gravement trompées.

Mais quand on regarde bien, on perçoit déjà les prémisses de la débandade annoncée.

Retournements de veste dans tous les sens

Le premier coup de tonnerre est venu de l’Association Américaine de Cardiologie (American Heart Association).

En 2013, elle a laissé entendre qu’il était inutile de fixer des objectifs de réduction du taux de cholestérol. Pour les cardiologues américains, l’important est de prendre son médicament anti-cholestérol (les statines), pas de chercher à atteindre un taux particulier de cholestérol.

Autrement dit, ils commencent à battre en retraite… Il était difficile de continuer à défendre la « théorie du cholestérol », mais il fallait encore essayer de sauver le « soldat statines », qui rapporte tant d’argent à l’industrie pharmaceutique.

En février 2015, c’est au tour de l’un des plus éminents défenseurs de ces médicaments (statines), Sir Rory Collins, de jeter un pavé dans la mare. Plutôt un rocher, même.

Sir Collins est à la tête de deux consortiums de recherche privés (financés en partie par l’industrie pharmaceutique), qui ont produit une grande partie des études concernant ces médicaments anti-cholestérol depuis 20 ans.

Or ce « pape des statines » a reconnu benoîtement que lui et ses groupes de recherche n’avaient jamais étudié sérieusement les effets secondaires des statines !

Pourquoi ? Parce que, a-t-il avoué, sa conviction que les statines sauvaient des vies était telle qu’il voulait éviter d’inquiéter les patients en dévoilant leurs effets toxiques.

Voilà qui est extraordinaire ! Et qui montre à quel point il ne faut jamais faire une confiance aveugle aux études financées par l’industrie pharmaceutiques, ni aux experts ayant des liens d’intérêt avec elle.

Car en réalité, on commence à bien connaître les effets délétères des statines : douleurs musculaires, diabète, cancer, démences séniles, etc. Il faudra des années pour identifier précisément l’ampleur du désastre, mais si vous-même prenez des statines, lisez vite L’horrible vérité sur les médicaments anti-cholestérol, du Dr Michel de Lorgeril.

Dernier acte : en janvier 2016, le secrétaire d’Etat à la santé américain a reconnu qu’il était inutile de limiter sa consommation d’aliments riches en cholestérol.

Pendant des années, les autorités américaines ont recommandé de limiter sa consommation de cholestérol alimentaire, diabolisant au passage de merveilleux aliments comme les œufs.

C’est désormais fini, et c’est un clou supplémentaire sur le cercueil de la grande théorie du méchant cholestérol.

Que faire si vous avez du cholestérol

Au total, il n’est pas surprenant de voir qu’une substance aussi vitale pour la santé de chacune de nos cellules ne peut pas être une cause directe des maladies cardiaques.

« Vouloir comprendre et régler ces problèmes par la mesure d’un simple paramètre sanguin comme la concentration du cholestérol, puis par la prescription d’un médicament qui le diminue, relève d’un simplisme déconcertant », résume le Dr de Lorgeril.

Cela ne veut pas dire que le cholestérol ne peut jamais être nocif, évidemment.

Tout dans la nature est problématique en excès. C’est pourquoi ceux qui ont une « hypercholestérolémie familiale » notamment, doivent être suivis médicalement.

Mais notez bien que c’est une maladie génétique rare, qui donne des taux de cholestérol très supérieurs à la norme (plus de 4 g/L, là où la moyenne est de 2).

Cela veut dire que pour 99,9 % de la population, le taux de cholestérol est tout sauf un indicateur fiable de la santé vasculaire.

Avoir un peu de cholestérol est même plutôt une bonne nouvelle, car c’est un facteur protecteur de nombreuses maladies (cancer, infections, Alzheimer, diabète).

Parlez-en à votre médecin, voyez avec lui comment éviter de prendre des médicaments sur la seule base de vos de taux cholestérol, HDL ou LDL.

Surveillez plutôt votre mode de vie et votre alimentation. Surtout, agissez : arrêtez de fumer, protégez-vous du stress et faites davantage d’activité physique.

Je reviendrai en détail sur ce que vous devez vraiment regarder dans vos analyses sanguines… et sur les habitudes de vie qui protègent votre cœur, sans médicament.

D’ici là, méfiez-vous de la désinformation médicale sur ce sujet et…

Bonne santé !

Xavier Bazin

P.S. : Figurez-vous qu’il y a quelques jours seulement, fin juin, une nouvelle étude est venue enterrer pour de bon la théorie du « mauvais cholestérol ».

Elle vient tout juste d’être publiée dans l’une des plus prestigieuses revues médicales au monde, le British Medical Journal (excusez du peu !). [12]

Les chercheurs ont étudié 30 cohortes de patients, représentant au total 68 000 personnes. Et leur conclusion est sans appel :

– Dans la moitié des cas étudiés, le taux de « mauvais cholestérol » (LDL) n’avait aucun lien avec le risque de mortalité ;

– Dans l’autre moitié des cas, les chercheurs ont découvert que les patients qui avaient un taux de cholestérol LDL élevé vivaient plus longtemps.

Vous avez bien lu. Ce n’est pas une erreur de frappe : on a moins de risque de mourir prématurément lorsqu’on a un « mauvais cholestérol » LDL élevé, passé 60 ans.

Je cite les auteurs de l’étude :

« Cette découverte contredit « l’hypothèse du cholestérol » (à savoir que le cholestérol, surtout LDL, est mauvais en soi). Puisque les personnes âgées avec un taux élevé de cholestérol LDL vivent aussi longtemps ou plus longtemps que ceux ayant un taux de LDL bas, notre analyse donne des raisons de remettre en cause l’hypothèse du cholestérol. »

Et comme si ce n’était pas assez clair, les auteurs précisent que cela a des implications pour ceux qui prennent des médicaments anti-cholestérol :

« De plus, notre étude est un argument pour ré-évaluer les recommandations officielles sur la prévention des maladies cardio-vasculaire via la réduction médicamenteuse du cholestérol LDL chez les personnes âgées. »

Je traduis en bon français ce qu’ils essaient de dire : « Vite, il faut revoir en urgence les recommandations officielles qui poussent à prendre des médicaments anti-cholestérol, elles sont probablement en train de tuer des patients »

 

 

 

 

Selon "Projet Santé corps esprit" du 06/07/2014

Cholestérol : suis-je un dangereux irresponsable ?


Chers amis,

Ma dernière lettre sur le cholestérol a déclenché un petit cataclysme.

J’ai reçu un nombre impressionnant d’emails d’encouragements (merci merci !!)… mais aussi plusieurs courriers incendiaires.

L’un d’entre eux m’accuse noir sur blanc de mettre en danger la vie d’autrui !!

Vous imaginez ce que j’ai pu ressentir : sentiments d’injustice, de tristesse, de colère. C’est douloureux… mais pour tout vous dire, je m’y étais un peu préparé.

Je sais malheureusement ce qu’il en coûte, de nos jours, de dire tout haut qu’il est plutôt bon d’avoir du cholestérol, et dangereux de chercher à le faire baisser artificiellement.

Je vous rappelle que les médicaments anti-cholestérol (statines) rapportent chaque année des milliards d’euros aux grands labos pharmaceutiques ! L’industrie pharma n’a donc vraiment pas intérêt à ce que vous soyez correctement informés.

Heureusement, comme je vous l’avais dit dans mon dernier message, le vent est en train de tourner en faveur de la vérité.

Et cela va encore plus vite que ce que j’espérais !

Une nouvelle étude enfonce le clou

Figurez-vous qu’il y a quelques jours seulement, une nouvelle étude est venue enterrer pour de bon la théorie du « mauvais cholestérol ».

Elle vient tout juste d’être publiée dans l’une des plus prestigieuses revues médicales au monde, le British Medical Journal (excusez du peu !). [1]

Les chercheurs ont étudié 30 cohortes de patients, représentant au total 68 000 personnes. Et leur conclusion est sans appel :

  • Dans la moitié des cas étudiés, le taux de « mauvais cholestérol » (LDL) n’avait aucun lien avec le risque de mortalité ;
  • Dans l’autre moitié des cas, les chercheurs ont découvert que les patients qui avaient un taux de cholestérol LDL élevé vivaient plus longtemps.

Vous avez bien lu. Ce n’est pas une erreur de frappe : on a moins de risque de mourir prématurément lorsqu’on a un « mauvais cholestérol » LDL élevé, passé 60 ans.

Je cite les auteurs de l’étude :

"Cette découverte contredit « l’hypothèse du cholestérol » (à savoir que le cholestérol, surtout LDL, est mauvais en soi). Puisque les personnes âgées avec un taux élevé de cholestérol LDL vivent aussi longtemps ou plus longtemps que ceux ayant un taux de LDL bas, notre analyse donne des raisons de remettre en cause l’hypothèse du cholestérol."



Et comme si ce n’était pas assez clair, les auteurs précisent que cela a des implications pour ceux qui prennent des médicaments anti-cholestérol :

"De plus, notre étude est un argument pour ré-évaluer les recommandations officielles sur la prévention des maladies cardio-vasculaire via la réduction médicamenteuse du cholestérol LDL chez les personnes âgées."



Je traduis en bon français ce qu’ils essaient de dire : « Vite, il faut revoir en urgence les recommandations officielles qui poussent à prendre des médicaments anti-cholestérol, elles sont probablement en train de tuer des patients » !

En mon âme et conscience

Attention, soyez assuré que je ne vous dis pas tout cela le cœur léger.

Je mesure parfaitement la responsabilité que je prends en vous écrivant ces lignes.

Mais ma main ne tremble pas, car l’accumulation de preuves scientifiques est aujourd’hui trop énorme pour qu’il y ait le moindre doute.

Oui, je suis conscient que mes messages peuvent vous conduire à arrêter ces médicaments, avec l’accord de votre médecin.

Je précise bien « avec l’accord de votre médecin », car jamais je ne vous dirai d’arrêter le moindre traitement médical sans le consulter.

Mais c’est un fait : je suis intimement convaincu que dans le cas des statines, arrêter le traitement améliorera votre santé.

Que cela vous permettra de vivre plus longtemps, libéré des terribles effets indésirables de ces médicaments (douleurs musculaires, problèmes cognitifs, etc.).

Touché au cœur de ma propre famille

Il y a quelque mois, j’ai appris par hasard que le père de ma propre épouse prenait aussi ces médicaments, comme des millions de Français.

Bien sûr, je me suis empressé de lui dire tout ce que je savais sur la fameuse « théorie du cholestérol » et sur le danger de ces médicaments.

Il est alors retourné voir son médecin, et, par bonheur, celui-ci a immédiatement accepté de lui arrêter son traitement.

Mais cela reste une lourde responsabilité pour son médecin, comme pour moi.

Si par le plus grand des malheurs, mon beau-père était touché par un incident cardiaque, mes proches ne pourront pas s’empêcher de se demander : « aurait-il eu ce problème s’il n’avait pas arrêté ces statines, suite à son échange avec Xavier » ?

Vous imaginez l’impact que cela pourrait avoir sur ma vie familiale, sur mon propre couple. Mais j’assume ce risque, en mon âme et conscience.

Car ce qui m’importe, c’est que mon beau-père vive mieux et plus longtemps. Et cela passe par l’arrêt de ces médicaments.

Bonne santé,

Xavier

 

Lettre de Jean-Marc Dupuis (santé nature innovation du 10/09/2013

 

Malgré les mises en garde répétées de certains médecins, comme le Professeur Philippe Even ou le Dr Michel de Lorgeril, contre le mythe du cholestérol (ces médecins expliquent que le cholestérol n'est pas la cause des maladies cardiaques, et que les statines, les médicaments qui font baisser artificiellement le taux de cholestérol dans le sang, font en général plus de tort que de bien), la plupart d'entre nous restons prudents sur cette question et, à tout prendre, nous préférerions avoir un taux de cholestérol bas.

C'est ainsi qu'il n'est pas rare que des personnes en parfaite santé surveillent malgré tout leur alimentation pour éviter le cholestérol qui se trouve dans les aliments riches en graisses saturées (jaune d'œuf, charcuteries, etc.).

Hé bien il se trouve qu'on sait depuis bientôt un quart de siècle que cette attitude, qui paraît prudente et raisonnable a priori, serait au contraire dangereuse, grâce à une étude parue dans la prestigieuse revue British Medical Journal. (1)

Pourquoi les étudiants e n médecine ne l'apprennent-ils pas en Faculté ? Mystère. Pourquoi les médias n'ont-ils pas donné le moindre écho à cette étude pourtant fracassante ? Mystère aussi. Se pourrait-il qu'une telle étude, qui indique que les personnes n'ayant pas eu encore d'accident cardiovasculaire n'ont pas du tout intérêt à faire baisser leur taux de cholestérol, et donc ne devraient pas prendre de médicaments contre le cholestérol, dérangerait les intérêts de l'industrie pharmaceutique ? Mystère encore.

Cette étude a fait une synthèse (une combinaison) des résultats de 6 expériences au cours desquelles avait été diminué, par des moyens variés, le taux de cholestérol de personnes n'ayant jamais eu d'accidents cardiovasculaires (infarctus ou AVC).

Ces moyens étaient soit un médicament, soit un changement de régime alimentaire. Chaque expérience avait été menée de façon rigoureuse, en comparant les résultats à un groupe témoin ayant continué à vivre comme avant.

Le résultat global fut que les personnes dont le taux de cholestérol avait été réduit se sont retrouvées avec :

  • un risque identique de décès toutes causes confondues ;
  • un risque identique de décès par maladie cardiaque ;
  • un risque significativement plus élevé (43 %) de décéder de cancer ;
  • et surtout, un risque significativement plus élevé (76 %) de mourir d'accident, suicide ou de mort violente (meurtre).

 

Faut-il s'en étonner ?

Faut-il s'étonner de ces résultats ?

Alors qu'on nous encourage constamment à surveiller notre taux de cholestérol, le bon sens nous invite à la plus grande réserve. Après tout, le cholestérol est un composant essentiel de notre corps. Il fait par exemple partie intégrale de la structure de toutes nos cellules, dont celles de notre cerveau.



 La majorité du cholestérol dans notre sang ne vient pas de notre alimentation. Elle est produite par notre foie. En produisant du cholestérol, notre corps serait-il par hasard en train de chercher à se suicider lentement ? Ou cette fonction répond-elle plutôt à un besoin vital de cette substance ?
 

Notre corps a besoin du cholestérol pour fonctionner

Dans l'étude ci-dessus, la hausse du risque de cancer est causée par les résultats d'une expérience particulière, dans laquelle le médicament pour faire baisser le taux de cholestérol était du clofibrate. En mettant à part cette expérience, le risque de cancer n'était pas significativement plus élevé.

En revanche, l'augmentation du risque de décès par accident, suicide ou meurtre se retrouvait partout, y compris lorsque les chercheurs ont distingué les résultats selon que les groupes avaient réduit leur taux de cholestérol grâce à des médicaments ou grâce à un régime alimentaire.

Les accidents, les suicides ou les meurtres ne paraissent pas avoir de lien direct entre eux, mais on peut aussi penser qu'ils seront tous plus probables chez des personnes dont le cerveau a une tendance plus grande à, par exemple, l'impulsivité, l'agressivité et la dépression.

Les auteurs de l'étude ont fait eux-mêmes des suppositions pour expliquer ce résultat. Ils ont écrit :

« 

Il existe des indices indiquant qu'une modification des apports alimentaires en graisse ont des conséquences à la fois neurochimiques (sur la chimie du cerveau) et sur le comportement. Chez les rats de laboratoire, cela modifie la fluidité et le contenu en cholestérol des membranes des cellules dans le système nerveux central, ce qui affecte leur capacité à se repérer dans un labyrinthe, leur tolérance à la douleur, et leur niveau d'activité physique. De même, les singes qui ont un régime alimentaire pauvre en graisses saturées et en cholestérol, correspondant aux recommandations de l'American Heart Association (l'équivalent de notre Fédération française de cardiologie), étaient significativement plus agressifs que ceux qui suivaient un régime riche en graisse et en cholestérol.

 »

 

Mais les auteurs ajoutent aussi qu'aucune étude similaire n'a été menée sur les êtres humains. Ils indiquent toutefois que des études ont montré qu'un taux faible de cholestérol est plus courant chez les délinquants, les personnes ayant des problèmes de comportement ou ayant été condamnés pour violence.

Conclusion

Limiter son taux de cholestérol est présenté par les autorités de santé et la plupart des professionnels de santé comme une évidence, qui s'impose à tout le monde, y compris les personnes n'ayant jamais eu d'accident cardiovasculaire. Vous êtes pratiquement considéré comme un fou de ne pas vous en préoccuper. Il semble pourtant qu'il y ait de très bonnes raisons de ne pas vouloir un taux de cholestérol plus bas, qui peut avoir des conséquences inattendues... et dévastatrices.

A votre santé !

Jean-Marc Dupuis

 

 

Mise à jour

Le 27 janvier 2017 santé nature innovation

 

Lettre du jour :

Médicaments anticholestérol : importante mise à jour

Chère lectrice, cher lecteur,

Il y a quatre mois, la célèbre revue médicale The Lancet publiait « la plus grande étude jamais réalisée sur les statines » (médicaments anticholestérol) [1].

Le but était d’en finir avec une polémique qui n’avait que trop duré. Cette fois, les chercheurs s’étaient donné les moyens d’apporter une réponse ferme et définitive à la grande question : « Faut-il ou non prendre des médicaments contre le cholestérol ? »

La réponse fut un OUI retentissant, déclenchant les « hourras » de la presse :

« Oui, les bienfaits des statines sont immensément sous-estimés et dépassent de loin tout effet indésirable, a conclu la plus grande enquête jamais réalisée sur leur utilisation.

Selon des chercheurs de l’université d’Oxford, cette pilule quotidienne bon marché empêche au moins 80 000 infarctus et AVC de survenir chaque année en Grande-Bretagne.

Mais des dizaines de milliers d’accidents en plus pourraient être évités si l’on parvenait à persuader un plus grand nombre de patients de la prendre, ont-ils dit.

Le directeur de l’étude déclare qu’il croit que le nombre de personnes prenant ces médicaments devrait être doublé et passer à 12 millions. Actuellement, on estime à 6 millions le nombre d’adultes qui se voient prescrire ces pilules.

Le professeur Rory Collins, chef du département de santé publique à Oxford, affirme : “Notre étude montre que le nombre de personnes qui évitent les attaques cardiaques et les AVC grâce à une thérapie de statines est beaucoup plus important que le nombre de celles qui présentent des effets secondaires.

Nous constatons une sous-estimation des bienfaits et une énorme surestimation des effets indésirables” [2]. »


La controverse semblait enfin close.

Enfin, les patients allaient pouvoir prendre (ou reprendre) leur traitement sans arrière-pensée, sans craindre de s’empoisonner !

C’était il y a quatre mois, disais-je, trois mois de tranquillité d’esprit, jusqu’à ce que de nouveau la bombe explose !

« STOP !!! », s’écriait la presse anglaise le 25 novembre 2016.

Contre-ordre et guerre de l’information !

Un nouvel article scientifique, publié cette fois dans la revue médicale Prescriber, assure, lui, que « des millions de patients sont en train de se faire tromper sur les avantages et les inconvénients des statines, selon des experts du sujet ».

C’est mot pour mot l’inverse de ce qui était affirmé dans The Lancet !

« Les bénéfices de ces médicaments prescrits massivement pour faire baisser le cholestérol et réduire les risques cardio-vasculaires ont été exagérés, et leurs effets indésirables minimisés », écrivent des cardiologues experts dans le domaine des statines et du cholestérol [3].

Reprenant pratiquement ligne par ligne la grande étude de Lancet qui prétendait avoir clos la controverse, ils démontrent que cette étude, en fait, ne démontre rien du tout.

En effet, expliquent-ils, les auteurs de l’étude n’ont pas eu accès aux données médicales ayant abouti à la publication des résultats d’essais cliniques. Ces données sont entre les mains des laboratoires qui ont financé les essais et d’un groupe de chercheurs d’Oxford, eux-mêmes payés par les industriels [4].

Logiquement troublés d’avoir publié deux articles à trois mois d’intervalle disant exactement l’inverse de l’autre, les journalistes prennent le parti, prudents, de recommander à leurs lecteurs de « consulter leur médecin en cas de doute [5] ».

Mais c’est une ruse trop facile.

« Consultez votre médecin en cas de doute »

En effet, les médecins ne sont pas des devins.

Même s’ils ont fait de longues études, ils restent dépendants, au bout du compte, des consignes que leur donnent les chercheurs et les autorités de santé.

Ils ne peuvent pas savoir si ces médicaments sont bons ou pas, en dehors de lavis des chercheurs qui ont étudié leurs effets sur un nombre suffisant de personnes (ce que lon appelle un échantillon statistiquement significatif).

En effet, les statines ne font pas partie de ces médicaments dont on peut soi-même observer les effets.

On espère diminuer, sur cinq ans, le nombre d’accidents cardio-vasculaires de 10 à 15 %.

Même les cardiologues, qui en prescrivent toute la journée, ne peuvent pas savoir par leurs propres observations si les statines sont efficaces. Leurs observations ne sont pas assez nombreuses pour être significatives.

Ils doivent absolument pouvoir compter sur des chercheurs qui, grâce à des études menées à une grande échelle, leur indiquent quel médicament prescrire, à qui, à quelle dose, pour avoir globalement des effets positifs.

C’est un des plus vieux problèmes de la médecine : même au bout d’une longue carrière, un médecin ne peut pas uniquement s’appuyer sur sa propre expérience pour juger de l’efficacité de la plupart des médicaments. Il y a trop de facteurs « confondants » qui perturbent ses observations (par exemple, le profil social de ses patients et leur rapport à l’alimentation, leur mode de vie, qui vont influer drastiquement sur leurs chances de guérison ou d’aggravation de leur maladie).

L’absence d’études est ce qui a permis aux médecins pendant des milliers d’années de pratiquer les traitements les plus nocifs sans jamais se douter qu’ils nuisaient à leurs malades (sangsues, vomitifs, purgatifs, frictions au mercure, cautérisation des plaies au fer rouge, saignées, etc.) !

On se moque d’eux aujourd’hui, mais ce n’était pas de leur faute.

Dans le doute, s’abstenir

Vu les moyens actuels de la médecine pour étudier les effets des médicaments, le feuilleton de la controverse sur les statines indique une chose certaine : c’est que l’effet des statines est, dans le meilleur des cas, douteux.

Pour moi, elles sont même carrément nocives : elles font baisser le taux de cholestérol qui, selon mon opinion, n’est pas le vrai coupable des maladies cardio-vasculaires. Au contraire, le cholestérol est une substance nécessaire et bienfaisante, notamment pour notre équilibre hormonal.

Surtout, les problèmes cardio-vasculaires sont parmi les mieux traités grâce à une simple surveillance médicale et à des améliorations du mode de vie. Arrêter de fumer, faire un peu de marche, un peu de vélo, quelques pas de danse, quelques pompes… Des légumes et fruits frais, de la bonne huile d’olive, des noix et de délicieuses sardines… Une tasse de café le matin, une tasse de thé vert à 11 heures, un petit verre de vin rouge à midi, et à nouveau du thé à 4 heures… Un bon bain de soleil dès que possible… Une discrète guérilla contre la malbouffe… Quelques exercices antistress… Enfin, quelques compléments alimentaires bien choisis…

Ces simples changements sont bien plus efficaces pour le cœur, les artères et le cerveau que tous ces médicaments chimiques prétendument efficaces contre les accidents cardio-vasculaires !

Ils auront, en outre, un effet positif contre votre risque de centaines d’autres maladies, dont les plus graves et les plus douloureuses (cancers, Alzheimer…).

C’est un tout petit peu moins simple et facile que d’avaler une pilule. Mais cela permet de ne plus s’interroger en permanence sur les articles qui sortent sur les statines.

Bien sûr, ce n’est que mon opinion. Des médecins, des professeurs de médecine, seront peut-être choqués de ce que j’écris.

Mais pour l’instant, au sujet des statines, nous n’avons pas d’autres choix que de laisser les experts débattre entre eux. De notre côté, notre seule option est d’adopter un mode de vie sain et une alimentation la plus saine possible.

À votre santé !

Jean-Marc Dupuis

 

 

 

Les informations de cette lettre d'information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d'information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie. 

Écrire commentaire

Commentaires: 2
  • #1

    canet (mardi, 24 janvier 2017 10:50)

    bonjour je voudrais savoir comment interpreter une analyse de sang puisque le ldl c'est faux merci de me répondre et que la vérité eclate

  • #2

    JPR Reiki (mardi, 24 janvier 2017 11:36)

    Bonjour M. Canet
    Cet article d'informations est posté sur ce blog pour vous permettre d'avoir un autre avis que celui des laboratoires, mais en aucun cas il ne dispense d'aller voir un bon médecin de préférence naturopathe pour qu'il traite avec justesse votre cas. Chaque personne est différente et les statines peuvent être nécessaire dans certains cas thérapeutiques. Merci pour votre message, mais je ne suis pas compétant pour répondre à votre question qui touche un domaine purement médical. L'auteur des articles ci-dessus serait mieux a même pour vous renseigner
    Bien amicalement
    Jean-Paul