LE SEL est il dangereux ?L'HYPERTENSION et le SEL

Le sel est il dangereux par Michel Dogna

suivi de l'article extrait de la lettre Santé corps esprit du 18/01/2017 par Xavier Bazin sur la tension et le sel.

 

CE N'EST PAS LE SEL QUI EST DANGEREUX, C'EST LA CARENCE EN POTASSIUM 

Le mythe du sel court depuis longtemps puisque, déjà en 1960, ma mère qui était une hypertendue notoire avait été mise au régime sans sel par notre médecin de famille – (pain sans sel, etc., pas très régalant) – ce qui ne l’a pas empêchée d’être obligée de prendre à vie des médicaments contre la tension, de faire un AVC, et de terminer sa vie avec un système cardiovasculaire délabré.

 

Moi qui suis aussi un hypertendu (merci maman), je n’ai jamais adhéré à cette règle, partant du principe que toutes les civilisations ont depuis toujours salé leur alimentation, et que le sel considéré comme une denrée précieuse a toujours fait l’objet d’un commerce important souvent en longs courriers. Par ailleurs, lorsque l’on effectue un travail dur ou un sport d’endurance par une forte chaleur, il a toujours été recommandé d’absorber du salé afin de compenser la perte en sel par la sueur, et retenir l’eau en vous poussant à boire.

La preuve "sans équivoque" d'un lien entre le sel et l'hypertension a été officiellement apportée dans les années 70, date à laquelle un chercheur américain est parvenu, en effet, à provoquer de l'hypertension chez des rats en leur faisant manger l'équivalent humain de 500 g de sodium par jour !!!

Voilà comment un détraqué de laboratoire a réussi à tourner la tête de l’ensemble du corps médical au sein duquel pas un médecin, pas un ponte n’a relevé la stupidité d’une telle étude.

Depuis, des millions d’hypertendus ont gâché tous leurs repas pendant des années croyant que c’était indispensable à leur salut. 

Tâchons de rétablir la vérité sur le sel.

1 - C'est vrai le sel raffiné est tout simplement toxique

Il faut savoir que le sel raffiné blanc couramment vendu dans le commerce est toxique pour l’organisme, comme tous les produits chimiquement purs. Les produits purs n’existent pas dans la nature, et ce sont les micro-éléments qui annulent l’agressivité de la molécule de base. De plus, le sel est systématiquement ionisé, c'est-à-dire passé à la radioactivité gamma. Du coup il est mort et n’a plus aucune valeur thérapeutique. Tous les alchimistes savent cela.

Pour votre santé, vous devez acheter uniquement du sel de mer intégral bio qui contient la totalité des micros éléments de l’eau de mer, le nec plus ultra étant la fleur de sel qui a été véhiculée et amassée par le vent.

2 - Mais c'est l'équilibre sodium/potassium le vrai problème

Il existe une pompe sodium-potassium au niveau des membranes cellulaires qui joue un rôle déterminant dans le maintien du potentiel de repos des cellules nerveuses, musculaires et cardiaques. Cette pompe permet d'échanger les ions sodium (Na+) issus du milieu intracellulaire avec les ions potassium K+ issus du milieu extracellulaire dans un rapport précis de 3 Na+ pour 2 K+. Cette pompe est donc responsable du maintien du volume des cellules, celui-ci dépendant de leur hydratation. Le détail de ce mécanisme est un casse-tête de scientifique que nous n’aborderons pas. 

Selon un article publié en 1985 dans la revue scientifique The New England Journal of Medicine, et intitulé "Paleolithic Nutrition", nos ancêtres chasseurs-cueilleurs consommaient 11 g de potassium par jour et 0,7 g de sodium. Cette proportion s'est aujourd'hui inversée, le régime moderne actuel apportant plutôt 2,5 g de potassium par jour et 4 g de sodium.   

Si nous examinons le cas extraordinaire des Indiens Yanomami de l'Amérique du Sud, l’on constate que ces gens fascinants ne consomment pratiquement aucun sodium (sel de table), mais que chaque adulte absorbe environ 8,5g de potassium chaque jour. Ils sont incroyablement en forme et n'ont pas d'antécédents d'arthrite, d'ostéoporose, d'hypertension, ou de douleurs cardiaques.

Il faut garder en tête que chez les Indiens Yanomami, la pression sanguine moyenne est de 95/60 et n'augmente pas avec l'âge. Essayez de comparer avec la pression "normale" de l'AMA occidentale de 120/80 qui augmente ensuite rapidement alors que vous ingérez plus de sodium et perdez plus de potassium en vieillissant. La seule différence significative entre les Yanomami et les Américains ou les Australiens est que les Yanomami sont bourrés de potassium santé, pendant que nous sommes bourrés de sodium toxique car raffiné. Les chercheurs ont aussi noté qu'un autre bénéfice pour les Yanomami était l'absence d'obésité, alors que les adultes des populations industrialisées ont presque systématiquement un gain de poids avec l'âge. 

Ces observations sont confirmées par le principe de l’équilibre Yin/Yang (qui a 5 000 ans d’âge)

Rappelons-nous : tout ce qui est YIN est mou, hydraté, sucré, doux, vaporeux, dilaté, antidote de la chaleur. Tout ce qui est YANG est dur, sec, salé, amer, compact, antidote du froid.

Ainsi, par exemple, il est ainsi facile de comprendre que c’est une ineptie de se charger en sucreries en hiver si l’on ne veut pas se fragiliser aux maladies.

Dans le principe Yin-Yang de la macrobiotique, il est établi que le rapport harmonieux sodium/potassium est de 1 volume de sodium pour 5 volumes de potassium. C'est ce rapport que l'on retrouve dans le riz (complet), qui est la référence absolue de l'équilibre alimentaire.

Qu'est-ce que l'hypokaliémie ? 

Ce sont les problèmes dus aux carences en potassium, qui est essentiel dans de multiples régulations :

  • Fonctions cardiovasculaires et nerveuses,
  • contrôle des surrénales,
  • transfert des nutriments dans les cellules,
  • libération de l'énergie musculaire,
  • l'équilibre en eau, 
  • récupération d'énergie, 
  • soulagement des rhumatismes en forçant les acides à quitter les articulations, 
  • élimination des déchets, 
  • désensibilisation naturelle à la douleur, 
  • contrôle des convulsions, 
  • soulagement des migraines, 
  • activation de guérison des contusions et blessures,
  • contrôle de la masse osseuse,
  • contractions musculaires (y compris le cœur),
  • métabolisme des glucides,
  • nombreuses réactions enzymatiques,
  • synthèse des protéines.

Une complémentation en chlorure de potassium est donc indiquée dans les possibles problèmes suivants : 

  • acidose de sang,
  • angine de poitrine,  
  • arthrite rhumatoïde,
  • arthrite, 
  • arythmie cardiaque,
  • calculs rénaux, 
  • cataracte,
  • constipation,
  • crampes,
  • douleurs cardiaques, 
  • faiblesse musculaire, 
  • hypertension artérielle,
  • impuissance sexuelle,
  • infarctus et AVC,
  • ostéoporose,
  • problèmes de mémoire,
  • rétention d'eau,
  • soif continuelle,
  • ulcères et cancer de l'estomac. 

Mais les lobbies pharmaceutiques n'aiment pas les gens en bonne santé

A cause des pressions soutenues des lobbies des multinationales pharmaceutiques, et en dépit de l'accès total et sans restriction à de réelles données scientifiques procurant de solides preuves de la carence étendue en potassium, la FDA a délibérément ignoré de spécifier l’ADR (l’apport Diététique Recommandé) en passant une loi restreignant le contenu en potassium de tous les médicaments alternatifs à la dose quotidienne ridicule de 100mg. (Ils ont fait la même chose avec la vitamine C).

Afin de garder les médecins sous le coude, la FDA ainsi que la AMA ont fait circuler de nombreuses histoires terrifiantes au sujet du potassium, dont la rumeur effrayante que "trop" de potassium va vous tuer en arrêtant votre cœur de battre, comme dans les cas d'exécution par injection mortelle (à part que l’on injecte carrément 50 ml de chlorure de potassium concentré dans les veines du condamné).

La voie d'entrée normale du potassium dans le corps est par la bouche, soit sous forme de nourriture, ou quelquefois sous forme de solution faite de chlorure de potassium hydrosoluble à 100% dissout dans du jus de fruit. Quand le potassium passe par le transit digestif, les cellules extraient ce dont elles ont besoin et l'excédent est ensuite rejeté hors du corps, partiellement comme déchet solide, mais surtout par les reins sous forme d'urine. 

Les scientifiques dignes de ce nom conviennent que les besoins quotidiens en potassium pour un adulte se situent entre 3,2 et 4,7 g, mais l'apport moyen par la chaîne alimentaire est maintenant de seulement 1,5 à 2 grammes par jour, représentant globalement un manque journalier de 1,7 g, ceci en raison des engrais chimiques qui carencent les récoltes.

Le rapport pondéral potassium / chlorure étant de 1,6, cela nous donne un apport nécessaire en chlorure de potassium allant de 5 à 7,5 g par jour.

Des études ont été faites en double aveugle au long court avec des vétérans militaires qui ont été partagés en 2 groupes : le premier a été nourri avec du sel enrichi en potassium et l’autre avec du sel ordinaire. Dans le premier groupe, le niveau de potassium sanguin a augmenté de 76% ; dans le deuxième groupe, il a diminué de 17%. De plus, ils ont constaté que dans le 1er groupe, la mortalité par maladie cardio-vasculaire avait diminuée de 40% par rapport au 2ème  groupe témoin.

Des bons pourvoyeurs de potassium

Comment vous assurer d'avoir ces deux nutriments dans une meilleure proportion ?

Abandonnez les plats préparés et la nourriture transformée industriellement, au profit d'aliments frais, entiers, et si possible cultivés biologiquement pour assurer une bonne densité en minéraux. Ce type de régime vous apporte naturellement de plus fortes doses de potassium que de sodium.

Hélas, environ 80 % des apports de sel (sodium) de la population française viennent aujourd'hui de la nourriture industrielle : pain, lasagnes, pizzas surgelées, plats préparés, conserves mais aussi biscuits et céréales du petit-déjeuner. Et cela vaut aussi pour la restauration rapide (snacks, sandwicheries, pizzerias, kebabs, fast-foods américains...)

Tous les fruits et légumes sont de bonnes sources de potassium, mais certains sont  évidemment meilleurs que les autres : 

  • Haricots blancs cuits : 1189mg pour une tasse de 250 ml.
  • Haricots de soja, cuits : 970mg  toujours pour une tasse
  • Pommes de terre avec la peau :1081mg pour environ 175 g 
  • Pommes de terre épluchées : 610mg pour environ 175 g 
  • Lentilles et pois cassés : Autour de 700mg pour une tasse.
  • Tomates en purée : 580mg pour une 1/2 tasse..
  • Courges : 900mgr pour une 1 tasse
  • Epinards : 886mg pour une 1 tasse
  • Artichaut : 425mg pour un artichaut moyen (pauvre)
  • Banane : 422 mg pour une banane (pauvre)

Mais il y a aussi en outsiders :les fruits secs comme les figues, papaye, brocolis, choux de Bruxelles, patates douces, avocats, asperges, potiron.

Que faire dans l’urgence de pathologies sévères dues à la carence en potassium ?

Procurez-vous en pharmacie, dans votre boutique bio ou sur Internet (chez Solgar par exemple) du Chlorure de potassium pur en poudre. Peser avec une balance ménagère électronique de précision 3 g de chlorure de potassium à dissoudre dans de l’eau (c’est salé et un peu amer) ou dans un jus de fruit – recommencer toutes les 8 h, ce qui donne 3 fois par 24 h. Les soulagements doivent apparaitre au moment où vos carences en potassium sont normalisées. Ensuite passez en mode d’entretien.

Parallèlement, il vous faudra saler le moins possible en sel ordinaire. Attention, si vous êtes insuffisant rénal, réduire prudemment les doses afin qu’il ne se produise pas de phénomène d’accumulation pouvant nuire au cœur.

Puis en mode d’entretien

- Solution "complément alimentaire" : passer les 3 g de chlorure de potassium à 1 seule fois par jour

- Solution naturelle : Revenir à une alimentation raisonnée, basée sur des produits identifiables, frais, et si possible bio, est le moyen le plus efficace de retrouver la santé, pour consommer moins de sodium, et plus de potassium. Heureusement qu'il y a aujourd'hui un fort courant d'agriculteurs Biologiques pour redonner aux fruits et légumes les vitamines et les minéraux qu'ils devraient toujours avoir.

Deux dernières choses

1 - Penser que si vous êtes sous diurétiques, laxatifs permanents, sous certains médicaments, ou bien soit anorexique ou boulimique, vous êtes automatiquement en carence potassium.

2 – Savoir que plus on sale les aliments (sel de cuisine), plus il faut compenser en sel de potassium pour respecter la proportion 5 pour 1.

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Un témoignage étonnant : angine de poitrine et carence en potassium

Je vous livre, en complément de l'article ci-dessus, cet étonnant témoignage d'un Australien.

"Depuis plus de 25 ans je souffre "d'hypertension essentielle", en d'autres mots une pression sanguine élevée que la fraternité médicale ne peut expliquer. Durant cette période environ 8 médecins différents m'ont donné une variété impressionnante de "médicaments brevetés", aucun ne produisant une réduction stable de la pression sanguine, même si en deux occasions notables les médicaments causèrent de "mauvaises réactions" qui diminuèrent ma pression sanguine si basse et si soudainement, que ma femme pouvait à peine la prendre.

Jamais durant cette période de 25 ans un médecin n'a suggéré qu'il pourrait être une bonne idée de mesurer mon niveau d'électrolytes séreux, afin de détecter une carence en potassium. Comme vous pouvez l'imaginer, toute cette période m'a grandement désillusionné de la profession médicale. 

Vers la fin de 2003 j'ai commencé à ressentir les symptômes classiques de l'angine de poitrine, ce qui, les six semaines suivantes, progressa rapidement en "angine instable", une condition documentée qui implique un modèle de douleur à la poitrine et au dos accéléré ou "crescendo" qui dure plus longtemps que l'angine de poitrine ordinaire. Elle était accompagnée d'un manque de souffle aigu, surtout après un effort même modéré ou un petit repas d'hydrates de carbone. Le fait que la profession médicale ignorait la cause de l'"angine de poitrine" me rendait furieux, parce que tout sur cette planète est causé par autre chose. 

Mes connaissances de base de la chimie m'indiquaient que je pouvais souffrir d'une surdose de sodium, alors bien qu'en extrême douleur et quelquefois à peine conscient, j'ai réussi à me brancher à Internet et à faire quelques recherches dans Google. Les seules surdoses de sodium que je pus trouver étaient celles causées par différents médicaments synthétiques, alors j'ai inversé mon modèle de recherche et essayé "carence en potassium" à la place.

C'est à ce moment que j'ai découvert que mes symptômes médicaux d'"angine de poitrine" concordaient précisément avec ceux présentés par une personne souffrant d'une carence en potassium aigue. Cette information vint sans grande surprise. En plus, j'avais découvert les causes fondamentales de l'angine médicale, cette dernière responsable de la vente de plus d'un milliard en chiffre d’affaire de "médicaments brevetés" synthétiques chaque année. 

Le problème était de savoir quoi faire par la suite. En Australie j'étais limité à des comprimés de potassium de 100 mg chez le marchand d'aliments naturels, ou à un produit appelé "Slow K" disponible dans certaines pharmacies. En fait Slow K est un amas de chlorure de potassium à libération lente, qui permet à une dose de potassium soi disant "non mortelle" d'être administrée sous le contrôle direct du comprimé, plutôt que sous le contrôle du destinataire. Le problème ici est que tous les morceaux de sel sont biochimiquement "chauds", ceci signifiant que quand l'enrobage de sucre disparaît de la surface du comprimé, le morceau de sel non dissous est exposé, et peut ensuite venir en contact direct avec les délicats tissus internes. À mon avis, ceci pourrait facilement causer certains types de perforations ou un ulcère. 

Clairement ce dont j'avais besoin était une quantité industrielle de potassium pour circulation libre en forme 100% hydrosoluble, ce qui devait me permettre de dissoudre d'abord le potassium dans de l'eau et du jus de fruits. Je me suis finalement décidé pour un kilogramme de sel de chlorure de potassium de grade AR (Analytical Reagent) provenant d'un entrepôt de produits chimiques, heureusement pas encore sous le contrôle direct de la FDA américaine, ou l'AMA australienne. 

Ceci était également un bon choix économique puisque le kilogramme entier ne m'a coûté qu'un petit 30$ US incluant les taxes, ce qui est peu coûteux quand vous réalisez que mon achat de chlorure de potassium contenait approximativement 620 grammes du même potassium que celui que la FDA avait restreint à 100 mg par dose dans les magasins d'aliments naturels. 

À ce moment j’avais tellement de douleur et tellement souvent que je pris une décision personnelle d’accumuler lentement un minimum de 50 grammes de potassium, ce qui représente environ un cinquième des 250 grammes qu'un homme adulte devrait contenir au total dans son corps.

Bien franchement, j'étais prêt à tout pour arrêter la douleur envahissante avant qu'elle n'ait une chance de se précipiter en attaque cardiaque fatale. 

Avec ceci en tête, j'ai dissous 4 grammes de chlorure de potassium dans de l'eau et du jus de fruits, lentement avalé le tout, et ensuite je me suis mis à répéter ce processus toutes les 8 heures. Après environ 5 jours, la plus grande partie de la douleur avait disparu, mais j'étais encore incapable de pensées vraiment cohérentes. Ce n'est pas avant d'avoir atteint la recharge de 110g que mes facultés revinrent véritablement. Exprimé dans les mêmes termes que ceux utilisés par la FDA, en 10 jours j'ai lentement ingéré 68 grammes de potassium dissous, soit 78 fois la quantité maximum permise par la législation américaine. 

À la fin de la période de 10 jours, toutes mes douleurs « d'angine instable » et mon manque de souffle s'étaient complètement évaporés, et en même temps la plupart de «  l'hypertension essentielle » qui me tourmentait depuis plus de 25 ans. 

Aujourd'hui je prends une dose de maintenance quotidienne de 2 g de potassium par jour (3,2 g de chlorure de potassium de grade AR), plus 200 mg d'orotate de magnésium pour minimiser les pertes. 

J’espère que ce partage d’expérience pourra aider, voire sauver, de nombreuses personnes."

 

Michel Dogna

Extrait de la lettre Santé corps esprit du 18/01/2017 par Xavier Bazin

 

 

Tension élevée ? N’arrêtez surtout pas le sel

Cher (e) ami (e) de la Santé, 

Quel gâchis invraisemblable ! 

Demandez à des passants dans la rue ce qu’ils doivent faire en priorité contre l’hypertension. Vous pouvez être sûr qu’ils vous répondront tous, en chœur, qu’il faut « manger moins salé ».

Voilà le résultat de la « communication officielle » de nos autorités depuis des décennies.

Pour quel résultat ?

  • Une croissance vertigineuse du nombre de malades hypertendus – et pour cause, manger « moins salé » ne suffit presque jamais à régler le problème ;

  • Et même la mort prématurée de certains patients qui ont totalement arrêté le sel et se sont retrouvés… en carence de sodium.

Tout cela, alors qu’il existe des moyens naturels extrêmement efficaces pour lutter contre l’hypertension !

Je vous en donne la liste à la fin de cette lettre.

Mais il faut d’abord bien comprendre pourquoi supprimer le sel est généralement inutile... et parfois dangereux !

Le sel : ami ou ennemi ?

Attention, je ne suis pas en train de dire que le sel n’a « rien à se reprocher ».

Comme toute chose dans la nature, il est mauvais d’en avaler en excès.

C’est particulièrement vrai si vos reins ne fonctionnent pas bien, car ce sont eux qui ont la lourde charge de réguler la quantité de sel circulant dans votre organisme.

Si vos reins ne sont pas à 100 % et qu’ils croulent sous un excès de sel, il leur est bien sûr plus difficile de l’éliminer naturellement.

C’est ainsi que certaines personnes sont « hypersensibles » au sel : dès qu’ils en abusent, leur tension augmente. [1] Ce n’est pas la majorité, loin de là, mais ces patients-là voient réellement leur tension s’améliorer lorsqu’ils limitent leur consommation de sel.

L’autre situation où le sel peut vous faire du mal, c’est lorsque vous souffrez d’une maladie auto-immune.

En cas de sclérose en plaque, par exemple, avaler plus de 5 grammes de sel par jour peut multiplier par 4 le nombre de poussées ! [2] 

Mais en dehors de ces cas spécifiques, limiter le sel ne doit pas être une obsession.

Le bon sens conseille de s’en tenir à une consommation modérée – soit 5 à 6 grammes par jour, comme le recommande l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé).

Ce qu’il faut à tout prix s’enlever de la tête, c’est qu’il faudrait manger « le moins salé possible »… Car si vous suivez ce conseil… vous pouvez en mourir !

Les régimes pauvres en sel peuvent tuer

Deux études parues dans des revues médicales de référence en 2016 ont provoqué un coup de tonnerre dans le monde médical.

La plus frappante, publiée dans le prestigieux Lancet, a suivi 130 000 personnes issues de près de 50 pays différents. [3]

Les chercheurs ont d’abord confirmé ce qu’on savait déjà : si vous êtes hypertendu ET que vous consommez trop de sel (plus de 10 grammes par jour), vous avez tout intérêt à manger moins salé.

Mais de façon stupéfiante, ils ont découvert qu’il était très dangereux pour le cœur de suivre un régime pauvre en sel.

Les chiffres sont sans appel : un régime trop strict en sel augmente le risque de crise cardiaque de 26 % chez ceux qui ont une tension normale… et de 34 % chez ceux qui sont hypertendus !!

Et ce n’est pas une étude isolée : une autre étude récente menée auprès de patients souffrant d’une maladie cardiaque a confirmé ce risque : un régime pauvre en sel n’est pas loin de doubler le risque d’hospitalisation et de décès ! [4] 

Cela n’a rien d’étonnant quand on sait à quel point le sel (sodium) est un minéral fondamental pour le bon fonctionnement de votre cœur, tout comme le magnésium, le calcium et le potassium. [5]

Ce que votre corps réclame, c’est l’EQUILIBRE.

Et le déséquilibre de l’alimentation moderne vient moins d’un excès de sel (sodium) que d’un manque dramatique de végétaux (potassium).

La vraie question : mangez-vous assez de potassium ?

C’est prouvé scientifiquement : ce qui compte le plus pour réguler votre tension, c’est un ratio équilibré entre sodium et potassium. [6] [7] [8]

Et rassurez-vous : pour atteindre cet équilibre, il n’y a pas besoin de prendre sa calculette. Il suffit de manger… sainement !

Côté potassium, vous en obtiendrez suffisamment dans votre alimentation si vous faites la part belle aux fruits et légumes.

Les légumes les plus riches en potassium sont les épinards, laitue, salade romaine, chou, chou frisé, tomates, concombres, courgettes, aubergines, citrouilles, carottes, etc. Pour les fruits, ce sont plutôt les oranges, les pommes, les abricots, les fraises et les raisins.

Côté sel, il suffit… d’éviter la malbouffe !

Car l’essentiel du sel que nous avalons vient des plats préparés et des aliments industriels « transformés », qu’il faut de toute façon éviter.

Quant au pain, au fromage et à la charcuterie, bourrés de sel, ce sont aussi des aliments peu recommandables pour la santé, qu’il faut donc déguster seulement comme des « extras ».

En un mot : ne vous préoccupez pas de votre salière, faites plutôt attention à ce que vous mettez dans votre assiette !

Si votre alimentation est saine, riche en légumes et en produits frais, vous pourrez sans aucun problème ajouter du bon sel à vos repas « faits maison ».

Veillez simplement à éviter le sel « industriel » et privilégier le sel naturel, non raffiné, comme le sel de mer ou, mieux encore, le sel rose de l’Himalaya.

Inutile, donc, de faire la guerre du sel. Ce dont vous devez vous méfier comme la peste, c’est plutôt… le sucre !

Moins de sucre : la meilleure protection contre l’hypertension

On ne le dit pas assez, mais réduire votre consommation de sucre et de féculents (glucides) est l’une des meilleures protections contre l’hypertension.

D’abord parce que c’est le meilleur moyen de maigrir – et chaque kilo en moins fait naturellement baisser votre tension. [9]

C’est aussi une façon efficace de vous protéger du diabète… et donc des accidents cardiaques qui vous menacent quand vous avez de l’hypertension.

Car l’alliance de l’hypertension, du diabète et du surpoids est vraiment le « trio fatal » pour votre coeur…

…et limiter les sucres rapides permet de vous protéger de ces trois problèmes en même temps !

Et ce n’est pas tout. Arrêter le sucre a aussi des effets immédiats.

Des études ont montré qu’une réduction de la consommation de boissons sucrées permettait de réduire nettement la tension artérielle. [10]

De même, on sait désormais que le fructose ajouté dans les aliments industriels augmente votre tension artérielle (entre autres dégâts pour votre santé). [11]

Quant aux féculents à indice glycémique élevé, comme le pain et les pommes de terre, il est également urgent de les réduire drastiquement.

Une étude récente de l’Université de Harvard a montré qu’il suffisait de manger plusieurs portions de pommes de terre par semaine pour voir sa tension artérielle augmenter en flèche. [12]

Ceci, alors même que la pomme de terre est par ailleurs riche en potassium… C’est dire à quel point les « mauvais » féculents (pain, pâtes, patates etc.) sont problématiques pour votre tension !

Au contraire, la même étude a montré qu’il suffisait, pour faire baisser la tension, de remplacer une portion de pomme de terre par une portion de légumes.

En voilà une façon simple de réguler sa tension naturellement, sans médicament !

Et ce n’est pas la seule, loin de là !

Activité physique et gestion du stress : les deux autres clés anti-hypertension

Moins de sucre, plus de légumes… si vous ajoutez à cela un peu d’activité physique et une bonne gestion de votre stress, vous êtes quasiment sûr d’éviter à tout jamais les médicaments anti-hypertension !

Et Dieu sait qu’il est préférable d’éviter d’être obligé de prendre ces pilules, comme je vous l’ai expliqué dans une autre lettre.

L’activité physique à elle seule baisse autant la tension qu’un médicament, sans les effets indésirables. [13] Veillez donc à faire vos 10 000 pas par jour et 20 à 30 minutes plus soutenues (vélo, natation, course, etc.) au moins trois fois par semaine.

Votre tension artérielle est également liée au stress et au manque de sommeil. Des exercices simples comme la méditation ou la cohérence cardiaque font des merveilles pour vous apaiser.

Et si vous voulez un « trois en un », je vous conseille de vous mettre au yoga : cette activité ancestrale extraordinaire cumule exercice physique, méditation et exercices respiratoires… et ses effets directs sur le stress, le sommeil et la tension ont été amplement démontrés.

Normalement, avec tout cela, votre tension devrait revenir rapidement à la normale.

Mais si votre tension reste élevée malgré tout, certains compléments alimentaires peuvent vous donner le coup de pouce décisif dont vous avez besoin.

Attention : avant que je ne vous en donne la liste, n’oubliez jamais que l’alimentation et l’activité physique doivent être votre priorité numéro 1 ! Vous ne pourrez jamais « compenser » de mauvaises habitudes de vie par des pilules, même naturelles !

Des merveilles de la nature pour faire baisser la pression

Voici donc les principaux remèdes naturels contre la tension, tous validés scientifiquement :

  • La vitamine C [14] : au minimum 500 grammes par jour, si possible dans l’alimentation ;

  • La vitamine D [15] : 4 000 UI par jour, sans oublier bien sûr l’exposition au soleil, d’autant plus nécessaire que le soleil abaisse votre tension par d’autres moyens que la vitamine D ;

  • Le magnésium [16] : à privilégier dans l’alimentation également (faites des jus de légumes !) ;

  • Les omégas-3, que vous trouvez dans les œufs de poules nourries aux graines de lins, dans les anchois, les harengs et les sardines… et dans des compléments alimentaires, si vous craignez la pollution des poissons [17] ;

  • L’ail, un supernutriment dont on redécouvre chaque jour les propriétés thérapeutiques extraordinaires (cru, cuit, en poudre purifié ou en complément alimentaire) [18] ;

  • Le Coenzyme Q10 [19], antioxydant naturel puissant, reconnu depuis des décennies pour ses vertus pour le cœur ;

  • La quercétine [20], un micro-nutriment que l’on trouve notamment dans les pelures d’oignons ;

  • L’extrait de feuilles d’olivier [21], 500 à 1000 mg par jour en gélules ou, en infusion, 20 grammes de feuilles d’olivier pour 500 ml d’eau en deux prises dans la journée.

Vous rendez-vous compte de tous ces trésors qui existent dans la nature pour réguler votre tension ?

Et encore, je ne vous ai pas tout dit. Par exemple, manger des myrtilles tous les jours a aussi un effet positif démontré sur votre tension. [22]

Tout récemment, des chercheurs ont montré que le jus de cerise permettait de réduire la tension de 7 % [23] ! Même chose pour le jus de betterave. [24]

Au total, quand on voit le nombre de vitamines, minéraux et compléments alimentaires dont il a été prouvé par A + B qu’ils faisaient baisser la tension sans effets secondaires, on voit l’absurdité de notre système qui pousse des millions de gens à privilégier les médicaments.

Mais que voulez-vous, les produits naturels ont le malheur de rapporter beaucoup moins, mais vraiment beaucoup d’argent que les médicaments chimiques !

Bonne santé (naturelle),

Xavier Bazin

Les informations de cette lettre d'information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d'information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie. 

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Commentaires: 2
  • #1

    Yvette Vaude (samedi, 18 mars 2017 20:07)

    A 78 ans j'ai 13/9 de tension et trace d'un petit AVC que l'on a trouvé parcequ'un matin j' ai eu une perte d'équilibre ?
    Qu'en pensez vous ?

  • #2

    JPR.Reiki (dimanche, 19 mars 2017 08:19)

    Chère Yvette,
    Je ne suis malheureusement pas médecin, et je ne peux me permettre de vous dire ce que j'en pense, car mon avis ne serait ni objectif ni opportun. Vous êtes sans doutes déjà sous traitement et avez peut être des antécédents médicaux qui font que personne excepté votre médecin traitant ne pourra vous conseiller au mieux pour améliorer votre santé.
    Si votre médecin n'est pas réceptif à vos questions, tournez vous vers un médecin homéopathe ou naturopathe qui sera vous écouter et vous conseiller d'une manière la plus sérieuse et la plus professionnelle possible tout en ayant le moins possible recours aux médicaments allopathiques.
    Je me permet de vous rappeler que je ne suis dans ce blog qu'un passeur d'informations sur la santé naturelle et mon avis n'a aucune valeur ni scientifique ni médicale.
    Je vous souhaite le meilleur
    Bien amicalement
    Jean-Paul