PROBIOTIQUES et PRÉBIOTIQUES

Comment protéger sa flore intestinale: 8 aliments pour avoir une bonne flore intestinale

Extrait de : Therapeutesmagasine.com  Le mag du 24/08/2018

Il existe entre 500 et 1 000 espèces de bactéries dans le corps humains et contrairement à ce que l’on pourrait penser, les bactéries ne sont pas toutes nocives. Certaines sont même essentielles pour la santé.

Une grande partie de ces bactéries se trouvent dans l’intestin et le terme de flore intestinale désigne l’ensemble des micro-organismes qui se trouvent dans le système digestif. Un déséquilibre de la flore intestinale peut entraîner de nombreuses pathologies, la protéger est donc essentiel. L’alimentation joue un rôle important dans sa protection. Vous trouverez dans cet article 8 aliments qui permettent de prendre soin de sa flore intestinale.

Qu’est-ce que la flore intestinale ?

Dans votre intestin, il existe 300 à 500 différents types de bactéries contenant près de 2 millions de gènes. Associées à d’autres organismes minuscules comme les virus et les champignons, elles forment ce qu’on appelle le microbiote ou le microbiome.mme une empreinte digitale, le microbiote de chaque personne est unique: le mélange de bactéries dans votre corps est différent du mélange des autres. Il est déterminé en partie par le microbiote de votre mère – l’environnement auquel vous êtes exposé à la naissance – et en partie par votre alimentation et votre style de vie.

Les bactéries vivent dans tout votre corps, mais celles de votre intestin peuvent avoir le plus grand impact sur votre bien-être. Elles se trouvent dans tout le système digestif. La plupart vivent dans vos intestins et votre côlon. Elles ont des conséquences sur tout, de votre métabolisme à votre humeur, jusqu’à votre système immunitaire.

Flore intestinale et maladies

La recherche suggère que les bactéries intestinales chez les personnes en bonne santé sont différentes de celles des personnes atteintes de certaines maladies. Les personnes qui sont malades peuvent avoir trop peu ou trop de bactérie d’un certain type. Il peuvent aussi avoir une carence de plusieurs bactéries. On pense que certains types de bactéries peuvent protéger contre les anomalies, tandis que d’autres risquent d’augmenter le risque.

Les scientifiques ont commencé à établir des liens entre les maladies suivantes et les bactéries dans votre intestin:

L’obésité, le diabète de type 2 et les maladies cardiaques: Les bactéries intestinales affectent le métabolisme de votre corps. Elles déterminent le nombre de calories que vous obtenez à partir de la nourriture et quels types de nutriments vous en tirez. Trop de bactéries intestinales peuvent vous transformer la fibre en acides gras. Cela peut causer des dépôts de graisse dans votre foie, ce qui peut conduire à une pathologie appelée «syndrome métabolique» – un problème qui entraîne souvent du diabète de type 2, des maladies cardiaques et de l’obésité.

Maladies inflammatoires de l’intestin, notamment la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse: on pense que les personnes atteintes de ces maladies ont des taux inférieurs de certaines bactéries intestinales anti-inflammatoires. Le lien n’est pas encore bien clair mais on pense que certaines bactéries font que votre corps attaque vos intestins et ouvre la voie à ces maladies.

Cancer du côlon: des études montrent que les personnes atteintes d’un cancer du côlon ont une microbiote intestinal différente que les personnes en bonne santé, notamment des niveaux plus élevés de bactéries pathogènes.

Anxiété, dépression et autisme: l’intestin est rempli de terminaisons nerveuses qui communiquent avec le cerveau. Les médecins peuvent appeler cela «l’axe intestin-cerveau». Des études ont suggéré un lien entre les bactéries intestinales et les troubles du système nerveux central, comme l’anxiété, la dépression et l’autisme.

Arthrite: On pense que les personnes atteintes de polyarthrite rhumatoïde peuvent avoir une plus grande quantité de bactéries liées à une inflammation que les personnes qui n’en ont pas.

Comment protéger sa flore intestinale ?

1. Mangez différentes variétés d’aliments

Il existe des centaines d’espèces de bactéries dans vos intestins. Chaque espèce joue un rôle différent pour votre santé et nécessite différents nutriments pour sa croissance.

Généralement, une flore intestinale diversifiée est considérée comme saine. Car plus les variétés de bactéries sont nombreuses dans votre intestin, plus vous bénéficiez d’avantages pour votre santé  (1234).

Un régime composé de différents types d’aliments peut conduire à un microbiote diversifié  (567).

Malheureusement, le régime occidental n’est pas très diversifié et est riche en matières grasses et en sucre. En effet, on estime que 75% de la nourriture mondiale est produite à partir de seulement 12 plantes et 5 espèces animales (5).

Cependant, l’alimentation dans certaines régions rurales est plus diverse et composée de différentes sources végétales.

Vous aimerez aussi :  6 plantes d'intérieur qui vont prendre soin de vous

Quelques études ont montré que la diversité du microbiote intestinale est beaucoup plus grande chez les habitants des régions rurales d’Afrique et d’Amérique du Sud que ceux d’Europe ou des États-Unis  (89).

2. Mangez beaucoup de légumes, de légumineuses, de haricots et de fruits

Les fruits et les légumes sont les meilleures sources de nutriments pour une flore intestinale en bonne santé.

Ils sont riches en fibres, qui ne peuvent être digérés par votre corps. Cependant, la fibre peut être digérée par certaines bactéries dans votre intestin, ce qui stimule leur croissance.

Les haricots et les légumineuses contiennent également des quantités très élevées de fibres.

Voici certain aliments riches en fibres et qui sont bons pour votre flore intestinale:
• Framboises
• Artichauts
• Pois verts
• Brocoli
• Petits pois
• Lentilles
• Haricots (rouge, pinto et blanc)
• Céréales complèt

Une étude a révélé qu’une alimentation riche en fruits et légumes avait empêché la croissance de certaines bactéries pathogènes  (10).

Il a été démontré que les pommes, les artichauts, les myrtilles, les amandes et les pistaches pouvaient augmenter les bifidobactéries chez les êtres humains (11121314).

Les bifidobactéries sont considérées comme des bactéries bénéfiques, car elles peuvent aider à prévenir l’inflammation intestinale et améliorer la santé intestinale  (15).

3. Mangez des aliments fermentés

Les aliments fermentés sont des aliments modifiés par les microbes.

Les bactéries ou les levures convertissent les sucres présents dans les aliments en acides organiques ou en alcool. Voici des exemples d’aliments fermentés:
• Yaourt
• Kimchi
• Choucroute
• Kéfir
• Kombucha
Tempeh

Beaucoup de ces aliments sont riches en lactobacilles, un type de bactéries qui peut être bon pour votre santé.

Les personnes qui consomment beaucoup de yaourt semblent avoir plus de lactobacilles dans leurs intestins. Ces personnes ont également moins d’Entérobactéries, une bactérie associée à une inflammation et un certain nombre de maladies chroniques (16).

De même, un certain nombre d’études a montré que la consommation de yaourt peut modifier de manière bénéfique les bactéries intestinales et améliorer les symptômes de l’intolérance au lactose chez les nourrissons et les adultes   (171819).

Certains produits à base de yaourt peuvent également réduire l’abondance de certaines bactéries pathogènes chez les personnes atteintes d’un syndrome du côlon irritable.

Deux études ont montré que le yaourt améliorait également la fonction et la composition du microbiote (20).

Cependant, il est important de noter que de nombreux yaourts, en particulier les yaourts aromatisés, contiennent beaucoup de sucre.

Par conséquent, le meilleur yaourt reste le yaourt nature. Ce type de yogourt est composé uniquement de mélanges de lait et de bactéries.

En outre, le lait de soja fermenté peut favoriser la croissance de bactéries bénéfiques, telles que la bifidobactéries et les lactobacilles, tout en diminuant les quantités de certaines autres bactéries pathogènes. Le Kimchi peut également être bon pour la flore intestinale (2122).

4. Mangez des aliments prébiotiques

Les prébiotiques sont des aliments qui favorisent la croissance de microbes bénéfiques dans l’intestin.

Ce sont principalement des fibres ou des glucides complexes qui ne peuvent être digérés par des cellules humaines. Au lieu de cela, certaines bactéries les décomposent et les utilisent comme carburant.

De nombreux fruits, légumes et céréales complètes contiennent des prébiotiques, mais on peut également les retrouver à l’état naturel.

L’amidon résistant peut également être un prébiotique. Ce type d’amidon n’est pas absorbé dans l’intestin grêle. Il passe dans le gros intestin où il est décomposé par le microbiote.

De nombreuses études ont montré que les prébiotiques peuvent favoriser la croissance de nombreuses bactéries saines, notamment les bifidobactéries.

Beaucoup de ces études ont été réalisées chez des personnes en bonne santé, mais certaines études ont montré que les prébiotiques peuvent être bénéfiques pour les personnes atteintes de certaines maladies.

Par exemple, certains prébiotiques peuvent réduire les taux d’insuline, de triglycérides et de cholestérol chez les personnes obèses (25262728293031).

Ces résultats suggèrent que les prébiotiques peuvent réduire les facteurs de risque de nombreuses maladies associées à l’obésité, notamment les maladies cardiaques et le diabète.

5. Mangez des céréales complètes

Les céréales complètes contiennent beaucoup de fibres et de glucides non digestibles, comme le bêta-glucane.

Ces glucides ne sont pas absorbés dans l’intestin grêle et se dirigent vers le gros intestin.

Vous aimerez aussi :  Tirer profit des opportunités qui se présentent

Dans le gros intestin, ils sont décomposés par le microbiote et favorisent la croissance de certaines bactéries bénéfiques.

Les céréales complètes peuvent favoriser la croissance des bifidobactéries, des lactobacilles et les bacteroidetes chez l’homme (3738394041).

Dans ces études, les céréales complètes ont également augmenté la sensation de satiété et ont réduit les inflammations et les facteurs de risque de maladie cardiaque.

6. Suivez un régime à base de végétaux

Les régimes contenant des aliments d’origine animale favorisent davantage la croissance de différents types de bactéries intestinales que les régimes à base de végétaux (4243).

Un certain nombre d’études ont montré que les régimes végétariens peuvent bénéficier à la flore intestinale. Cela peut être dû à leur teneur élevée en fibres.

Une petite étude a révélé qu’un régime végétarien a conduit à une réduction des niveaux de bactéries pathogènes chez les personnes obèses, ainsi qu’à une perte de poids,  une réduction de l’inflammation et du cholestérol (44).

Une autre étude a révélé qu’un régime végétarien a considérablement diminué les bactéries pathogènes, comme la bactérie E. coli  (45).

Cependant, il n’est pas clair si les avantages du régime végétarien sur la flore intestinale sont simplement dues à une absence de viande. En outre, les végétariens ont tendance à mener des modes de vie plus sains que les personne qui ont un régime omnivore.

7. Mangez des aliments riches en polyphénols

Les polyphénols sont des composés végétaux qui ont de nombreux avantages pour la santé, notamment la réduction de la pression artérielle, de l’inflammation, du taux de cholestérol et du stress oxydatif (46).

Les polyphénols ne peuvent pas toujours être digérés par des cellules humaines. Étant donné qu’ils ne sont pas absorbés efficacement, la plupart d’entre eux se dirigent vers le côlon, où ils peuvent être digérés par des bactéries intestinales (4748).

Les bonnes sources de polyphénols comprennent:
• Cacao et chocolat noir
Vin rouge
• Peaux de raisin
Thé vert
•Amandes
•Oignons
•Myrtilles
•Brocoli

Les polyphénols du cacao peuvent augmenter la quantité de bifidobacteries et de lactobacilles chez les hommes, ainsi que réduire la quantité de Clostridia.

En outre, ces changements dans la flore intestinale sont associés à des taux inférieurs de triglycérides et de protéines C-réactives, un marqueur d’inflammation  (49).

Les polyphénols dans le vin rouge ont des effets similaires (50).

8. Prenez des suppléments de probiotique

Les probiotiques sont des microorganismes vivants, généralement des bactéries, qui ont des atouts spécifiques pour la santé lorsqu’ils sont consommés.

Les probiotiques ne colonisent pas de façon permanente les intestins dans la plupart des cas. Cependant, ils peuvent être bon pour la santé en modifiant la composition globale de la flore intestinale et en soutenant votre métabolisme (51).

Une revue  de sept études a révélé que les probiotiques ont peu d’effet sur la composition des microorganismes intestinaux des personnes en bonne santé. Cependant, certains éléments suggèrent que les probiotiques peuvent améliorer la flore intestinale dans certaines maladies  (52).

Une revue de 63 études a mis en évidence les résultats mitigés concernant l’efficacité des probiotiques dans la modification du microbiote. Cependant, leurs effets les plus marquants semblaient être la restauration du microbiote à un état sain après avoir été compromis  (53).

Certaines autres études ont également montré que les probiotiques n’ont pas un gros effet sur l’équilibre global des bactéries dans les intestins des personnes en bonne santé.

Néanmoins, certaines études ont montré que les probiotiques peuvent améliorer le fonctionnement de certaines bactéries intestinales, ainsi que les types de produits chimiques qu’elles produisent (54).

Il faut également éviter les édulcorants artificiels comme l’aspartame qui, d’après plusieurs études, augmente le taux de sucre dans le sang et altère la réponse insulinique. (23).

L’exercice peut également favoriser la croissance de certaines bactéries intestinales. Le fait d’avoir une flore intestinale plus variée peut être bon pour la santé et réduire le risque de maladie.

La simple prise de probiotique ne suffit pas pour prévenir le diabète ou traiter l’arthrite. Les experts disent que davantage de recherches sont nécessaires pour déterminer les types exacts de bactéries qui mènent à certaines affections.

Sources:  webmd.com              authoritynutrition.com

Crédit photo: pexels.com

Voici comment perdre 1 kilo par mois, sans effort

 

Lettre de santé corps esprit du 16/08/2018

 

Chers amis de la Santé,

Une fidèle lectrice, Ghislaine, me lance cette « bouteille à la mer » :
 
« Bonjour, depuis un an environ je suis un jeûne intermittent (de 20h à 12h), je mange beaucoup de légumes et fruits, pas de pain ni de riz, parfois des pâtes mais intégrales, je ne bois pas de boisson sucrée mais de l’eau et 1/2 verre de vin rouge ou rosé aux repas (je pourrais m’en passer mais c’est un plaisir que je n’ai pas envie de bouder) et un jus de citron frais dans un grand bol d’eau tiède le matin.

J’essaie au maximum de varier mon alimentation, je ne prends pas de médicaments, je ne suis pas sédentaire sans être pour autant une grande sportive et pourtant aucune perte de poids, et même 2 kilos en plus cet hiver. J’aimerais perdre entre 5 et 8 kilos

Je suis perplexe quand je lis vos témoignages, le mien vous interpellera-t-il ? »

Oui, chère Ghislaine, votre témoignage m’interpelle.

Car ce qui vous arrive est très courant, hélas.

Énormément de gens vivent le même problème :
 
Ils ont tout essayé… et pourtant, impossible de perdre le moindre kilo !

Si vous êtes dans ce cas, j’ai deux excellentes nouvelles à vous annoncer :
  1. Des chercheurs ont découvert pourquoi il est si difficile de maigrir.
  2. Et il existe un ingrédient simple et peu coûteux qui aide à perdre plusieurs kilos en quelques mois, sans le moindre effort !
Je vous dis tout de suite quel est cet ingrédient « magique ».

Mais d’abord, il est important de comprendre pourquoi on ne maigrit pas facilement :
 

Ces bactéries qui rendent « mince » ou « gros »

Vous savez sans doute que votre microbiote est « l’organe » le plus important de votre corps.

Il est situé dans votre intestin, pèse 1,5 kilos et contient des milliards de milliards de bactéries !

Si vos bactéries intestinales sont « bonnes », bien équilibrées, vous êtes en pleine santé.

Mais si vous avez le malheur d’avoir un microbiote déséquilibré, alors vous risquez de lourds problèmes de santé :
  • Digestifs bien sûr (ballonnements, gaz, constipation, diarrhées, etc.) ;
  • Mais aussi psychologiques (anxiété, dépression) car l’intestin est votre deuxième cerveau ;
  • Et même neurologiques, avec de plus grands risques de contracter Alzheimer ou Parkinson !
Voilà les risques que vous prenez à long terme.

Mais l’effet le plus immédiat des « mauvaises bactéries intestinales »…

… ce sont les kilos en trop !

Écoutez ce que dit le Dr David Pearlmutter, un des plus grands spécialistes du sujet :
 
« Dès la naissance, les bactéries intestinales déterminent si vous deviendrez obèse, diabétique ou mince et en bonne santé. 
 
Elles influent sur la façon de stocker les graisses et la réponse aux hormones de la faim ou de la satiété »[1].

Eh oui : certaines bactéries vous conduisent à absorber plus de calories, ce qui force votre corps à se gonfler de graisse inutile !  

Le plus injuste, c’est que la composition de votre microbiote ne dépend pas toujours de vous !  

Ce n'est pas votre faute, c'est la faute de votre microbiote !

Évidemment, si vous ne vous nourrissez que de « malbouffe », il ne faut pas vous étonner d’avoir massacré votre microbiote :
 
C’est prouvé : plus vous consommez de sucre (sucre et fructose ajoutés, mais aussi le sucre contenu dans les céréales), plus vous déséquilibrez votre flore intestinale[2].

Quant aux pains, pâtes et biscuits à base de blé, ils contiennent du gluten (en plus du sucre), une protéine qui malmène votre intestin et contribue à perturber votre flore.

Et ne vous « rabattez » surtout pas sur les édulcorants industriels : la saccharine, sucralose ou aspartame ravagent encore plus la flore intestinale que les sucres[3] !

Si le problème vient de ce que vous mangez, il est en votre pouvoir de soigner votre microbiote.

Mais les problèmes de microbiote peuvent venir d’ailleurs :
  • Dès la naissance, l’accouchement par césarienne ou l’absence d’allaitement appauvrit votre microbiote ;
  • Avez-vous pris des antibiotiques à répétition ? Ils éliminent les « mauvaises bactéries », mais tuent aussi les « bonnes » et appauvrissent gravement votre flore intestinale ;
  • Et nous sommes entourés de toxiques et polluants (pesticides, bisphenol A, etc.) dévastateurs pour vos « bonnes bactéries » ;
  • Sans oublier le stress chronique, qui déséquilibre votre flore de l’intérieur !
Dans tous ces cas, le surpoids n’a rien à voir avec la « volonté » !

Pour maigrir, la meilleure solution est alors d’agir directement sur votre microbiote !
 

Des pertes de poids immédiates et spectaculaires

De nombreuses études prouvent que l’on peut obtenir des résultats stupéfiantsavec un changement de microbiote.

Par exemple, une équipe de chercheurs de l’université Washington de Saint-Louis a conçu des « bébé-souris » de deux types[4] :
  • Un groupe de souris a reçu les bactéries intestinales d’une femme obèse ;
  • L’autre groupe a reçu les bactéries intestinales d’une femme mince (la sœur jumelle de la femme obèse).
Puis, ils ont donné exactement la même alimentation à ces souris, le même nombre de calories.

Eh bien les souris ayant le microbiote de la femme obèse sont devenues plus grosses que les autres !

Encore plus fort : quand les chercheurs ont transféré les bactéries des souris minces vers les souris condamnées à devenir obèses… ces souris ont conservé un poids normal !

C’est la preuve que notre microbiote peut rendre gros ou mince !
 

Des probiotiques, oui, mais pas n'importe
lesquels !

Et ce qui est formidable, c’est qu’il est possible d’agir directement sur la composition de notre flore intestinale !

C’est très simple : il peut suffire de prendre des « probiotiques », ces bonnes bactéries qui enrichissent votre microbiote !

Vous avez forcément entendu parler de ces petites merveilles de la nature.

On les trouve en grande quantité dans les aliments fermentés, notamment les produits laitiers fermentés, comme le yaourt grec ou le kéfir.

Mais si vous ne supportez pas les produits laitiers, pensez aux yaourts à base de noix de coco ou aux kéfirs réalisés à partir de lait de coco.

Le seul « problème », c’est qu’il y a énormément de probiotiques différents…

… et ils ne sont pas tous efficaces pour maigrir, loin de là !

A ce jour, on n’a pas trouvé LE probiotique « miracle » contre l’obésité.

Mais il existe un probiotique particulièrement prometteur.

Son effet est modeste, mais réel… et c’est peut-être le petit ingrédient qui vous manquait pour perdre vos 2 à 5 kilos en trop !

Il s’agit du Lactobacillus Gasseri, une souche naturellement présente dans le lait maternel.
 

Pour perdre du poids (et de la graisse), essayez le Lactobacillus Gasseri

Parmi toutes les « bonnes bactéries » étudiées, c’est elle qui montre les effets les plus puissants sur la perte de poids.

Comme l’explique très bien le Dr Rueff, le Lactobacillus Gasseri « aide à lutter contre l’obésité et la graisse abdominale » de plusieurs manières :
  • En inhibant l'absorption des graisses alimentaires et en augmentant la quantité de graisses excrétées dans les selles ;
  • En libérant des hormones qui réduisent l’appétit ;
  • Et en diminuant le stockage des graisses[5].
Une étude japonaise a prouvé les résultats très concrets du Lactobacillus Gasseri.

L’étude a été réalisée selon la méthodologie la plus fiable qui existe : en « double aveugle », sur 210 personnes.

Au bout de 12 semaines, voici les résultats obtenus par le groupe de patients qui avait avalé de simples gélules de Lactobacillus Gasseri :
  • Leur poids corporel a diminué ;
  • Ils avaient moins de graisse autour des organes ;
  • Leur IMC (indice de masse corporelle) s’est amélioré ;
  • Et leur tour de taille et de hanches s’est affiné !
La graisse du ventre a même été réduite de 8,5 % par rapport au groupe témoin[6] !

Tout cela en seulement 12 semaines !

Et avec un remède sûr, facile à prendre et 100 % naturel.

Voilà pourquoi je vous conseille vraiment d’essayer ce probiotique si vous avez des kilos à perdre.
 

A savoir avant de commencer votre cure de Lactobacillus Gasseri

Simplement, il y a quelques « petites erreurs » à éviter.

D’abord, n’oubliez jamais que les gélules de probiotique passent par votre estomac avant d’arriver dans votre intestin.

Vous devez donc éviter que votre estomac ne tue ces bonnes bactéries avant qu’elles n’arrivent dans votre microbiote !

Voilà pourquoi il faut :
  • Prendre votre Lactobacillus Gasseri  à distance des repas (par exemple le matin au réveil, 30 minutes avant le petit-déjeuner),
  • Et choisir votre probiotique enveloppé dans des gélules « gastro-résistantes », conçues pour résister à l’acidité de l’estomac.
Attention aussi à ne pas prendre des gélules sous-dosées (certains labos ne sont pas très honnêtes là-dessus).

Pour obtenir un effet significatif, vous devez prendre au minimum 5 milliards de ces micro-organismes tous les jours.

Pour ceux qui font leurs achats en pharmacie, j’ai l’habitude de recommander les probiotiques de la marque Pileje, car c'est leur spécialité. Malheureusement, je viens de voir qu’ils n'ont pas de Lactobacillus Gasseri seul (ils ont une formule qui en contient, Lactichoc, mais avec beaucoup d'autres souches, ce qui vous revient nettement plus cher).

Le mieux est donc de commander sur Internet. Personnellement, je recommande cette formule sûre, venant d'un laboratoire de bonne réputation.

Bonne santé !

Xavier Bazin

Sources

[1] Daniel Pearlmutter, L’intestin au secours du cerveau, Marabout, 2015

[2] Population-based metagenomics analysis reveals markers for gut microbiome composition and diversity. Alexandra Zhernakov et al.; science.sciencemag April 2016

[3] Artificial sweeteners induce glucose intolerance by altering the gut microbiota. Jotham Suez et al.; Nature, Sept 2014

[4] Gut microbiota from twins discordant for obesity modulate metabolism in mice, Ridaura VK, Faith JJ, Rey FE, Cheng J, Duncan AE, Kau AL, Griffin NW, Lombard V, Henrissat B, Bain JR, Muehlbauer MJ, Ilkayeva O, Semenkovich CF, Funai K, Hayashi DK, Lyle BJ, Martini MC, Ursell LK, Clemente JC, Van Treuren W, Walters WA, Knight R, Newgard CB, Heath AC, Gordon JI, Sept 2013, US National Library of Medicine

[5] Quelques milliards pour votre santé, Dr. Dominique Rueff, Juillet 2018, la lettre du Dr Rueff

Lettre de santé nature innovation du 31/05/2017

Par Jean-Marc Dupuis

 

Mincir : le truc à essayer quand plus rien ne marche

Chère lectrice, cher lecteur,

Si vous cherchez à perdre du poids et que vous n’y parvenez pas, c’est sans doute qu’il vous manque un ingrédient.

Cet ingrédient, ça peut être une bonne flore intestinale.

On a longtemps pensé que la flore intestinale intervenait essentiellement sur les défenses immunitaires. Et pour cause : 80 % de vos défenses immunitaires sont assurées par votre flore intestinale. C’est un service considérable.

Mais la recherche a évolué. Récemment, les scientifiques se sont aperçus que la flore intestinale jouait aussi un rôle clé dans le contrôle du poids.

Aujourd’hui, j’aimerais justement vous parler de deux probiotiques méconnus mais dont les bienfaits pour la flore intestinale et la perte de poids sont spectaculaires.

Dans une étude de référence menée en 2013, l’un de ces probiotiques a même permis de doubler (!) la perte de poids des femmes qui l’utilisaient [1].

J’y reviens dans un instant, mais auparavant permettez-moi de vous expliquer comment une meilleure flore intestinale pourrait vous aider à perdre enfin vos kilos en trop.

Des chercheurs décodent le lien mystérieux entre flore intestinale et surpoids

C’est une révolution qui se prépare suite aux récentes découvertes faites par des équipes de chercheurs au Japon et en Angleterre.

Grâce à leurs études, de plus en plus de scientifiques estiment désormais qu’implanter dans votre intestin de bonnes bactéries (probiotiques) pourrait jouer un rôle décisif contre le surpoids et l’obésité. C’est l’idée présente derrière la pratique instinctivement repoussante de « transplantation fécale », où l’on introduit dans l’intestin d’une personne obèse un peu d’excréments d’une personne en bonne santé.

Les résultats ont montré une perte de poids de la personne obèse, suite au développement des bactéries fécales de la personne en bonne santé dans son intestin !

De nombreuses études soulignent, en effet, que la flore intestinale des personnes en surpoids a une composition différente de celle des personnes minces [2].

Notre système digestif abrite près de 500 espèces de bactéries qui participent à la digestion et à l’immunité. La population de chacune de ces espèces se compte en milliards. Pour vous donner une échelle, ces micro-organismes sont dix fois plus nombreux que les cellules de votre corps, soit 100 trillions – 14 zéros.

Ces milliers de milliards de micro-organismes peuplent votre intestin et, nuit et jour, en occupant la place, ils le protègent, le nettoient et empêchent les bactéries et levures nuisibles de se développer. C’est cette armée immense qu’on appelle la « flore intestinale ».

Votre flore intestinale peut jouer avec ou contre vous

On estime qu’une flore intestinale saine contient 85 % de bonnes bactéries pour 15 % de mauvaises.

Lorsque votre flore intestinale respecte cet équilibre, vous avez toutes les chances de pouvoir compter sur une immunité qui fonctionne normalement. Vous digérez plus facilement et vous éliminez mieux les graisses.

Pour maintenir cet équilibre, vous devez l’entretenir en vous nourrissant d’aliments sains et en réensemençant régulièrement votre flore intestinale avec de bonnes bactéries (probiotiques), que l’on trouve dans les aliments fermentés.

Autrement, votre flore devient le refuge d’espèces nuisibles qui augmentent le stockage des calories et rendent plus difficile la perte de poids.

Une flore intestinale mal équilibrée peut également déclencher de nombreux problèmes digestifs et des maladies plus graves comme la colopathie fonctionnelle, la diarrhée sanglante, le cancer du côlon, le diabète de type 2.

Le problème est que l’équilibre de notre flore intestinale est aujourd’hui constamment perturbé par des toxiques externes dont une grande partie se cache dans nos aliments.

Ces aliments détraquent votre flore intestinale

L’alimentation moderne de base détraque la flore intestinale en réduisant sa variété et en favorisant des espèces de bactéries néfastes.

Par exemple, le gluten, que l’on retrouve dans le pain, les pâtes et les pizzas, est souvent mal digéré. Il provoque alors une inflammation chronique de l’intestin. Cette inflammation signale un appauvrissement de la flore intestinale.

L’action du gluten est comparable à celle d’un papier de verre qui abraserait continuellement la paroi intérieure de votre intestin. Il détruit la muqueuse qui protège la paroi intestinale. Cette muqueuse est composée de milliards de bactéries. Sans elles, personne ne ferait le ménage dans votre intestin pour le maintenir propre et sain. La paroi de votre intestin devient poreuse et laisse pénétrer toutes sortes de substances néfastes dans votre sang. Ces substances provoquent alors de nombreux dégâts, dont une accélération du stockage des graisses.

Tous les aliments sucrés ou qui se transforment rapidement en sucres simples sont également néfastes pour votre flore intestinale. Cela inclut le glucose issu de la digestion des pommes de terre, le fructose des jus de fruits et le lactose des produits laitiers. Tous favorisent la prolifération d’une flore fongique (champignons) qui altère l’immunité, induit le risque de surpoids, de diabète, d’accidents cardio-vasculaires et de tous types de cancers.

Une flore intestinale saine facilite la perte de poids

Une flore intestinale mal entretenue est donc un gros handicap si vous souhaitez perdre du poids.

C’est comme si vous souhaitiez grimper une côte à vélo alors que votre dérailleur reste bloqué sur le petit pignon (grande vitesse).

De la même manière, selon le soin que vous apportez à votre flore intestinale, celle-ci peut jouer avec vous ou contre vous.

  • Une bonne flore intestinale peut faciliter votre digestion, vous procurer les nutriments et les vitamines nécessaires, améliorer votre métabolisme pour stocker moins de graisses, et vous protéger des virus, des champignons, des mauvaises bactéries et des maladies qui vous guettent.
  • Une mauvaise flore intestinale va non seulement vous laisser sans défenses contre les attaques, compliquer votre digestion, avec des risques accrus de constipation, de diarrhée, etc., mais elle va surtout permettre à des bactéries malsaines, des levures et des champignons opportunistes et pathogènes (par exemple, Candida albicans) de proliférer dans votre intestin, en leur assurant chaleur, nourriture et protection.

Il est donc impératif de soigner votre flore intestinale. En plus d’une alimentation saine, vous pouvez accélérer le processus de réparation intestinale en apportant régulièrement à vos intestins de nouvelles souches de bactéries « favorables à la vie ».

Il en existe de nombreuses variétés, dont certaines sont particulièrement reconnues pour faciliter la perte de poids. C’est le cas du Lactobacillus rhamnosus, dont les effets sont particulièrement intéressants.

Le probiotique L. rhamnosus multiplie par deux la perte de poids

La souche Lactobacillus rhamnosus a été identifiée en 1985 par les scientifiques Sherwood Gorbach et Barry Goldin. Vous pouvez aussi la trouver sous le nom de Lactobacillus GG, d’après les initiales des chercheurs qui l’ont découverte.

Le L. rhamnosus est employé depuis vingt-cinq ans pour renforcer le système immunitaire et faciliter la digestion. Plus de mille études scientifiques lui ont déjà été consacrées et c’est la souche de probiotiques la plus étudiée au monde.

Pourtant, c’est seulement en 2013 qu’une étude publiée dans le British Journal of Nutrition a mis en avant son efficacité spectaculaire dans la perte de poids [3].

Pendant douze semaines, les 125 participants en surpoids ont pris soit un placebo soit un supplément de Lactobacillus rhamnosus sous forme de gélule.

Les femmes qui ont pris le supplément ont perdu en moyenne 4,4 kg après douze semaines seulement, contre 2,6 kg pour le groupe ayant reçu le placebo.

Douze semaines plus tard, les femmes qui avaient pris le probiotique ont continué de maigrir, contrairement aux femmes ayant reçu le placebo.

Au terme des vingt-quatre semaines, les femmes qui avaient pris le Lactobacillus rhamnosus avaient perdu deux fois plus de poids que les autres !

Des résultats similaires ont été observés par des chercheurs japonais avec une autre variété de probiotiques : le Lactobacillus gasseri. Ils ont également constaté que cette souche probiotique agissait particulièrement au niveau des graisses abdominales, les plus dangereuses pour la santé.

L. gasseri permet de perdre du poids, surtout au niveau du ventre

En 2010, des chercheurs japonais ont mené une étude dont l’objectif était d’examiner l’impact du probiotique Lactobacillus gasseri sur le surpoids et l’obésité.

L’essai clinique multicentre a été mené en double aveugle, randomisé et contrôlé par placebo, sur 87 sujets ayant un surplus important de graisse abdominale [4].

Après douze semaines, les sujets traités au L. gasseri avaient perdu en moyenne 4,6 % de graisse abdominale et 3,3 % de graisses sous-cutanées. Leur poids avait diminué de 1,4 % et leur tour de taille de 1,8 %.

L’implantation de L. gasseri permet d’épaissir la barrière muqueuse de l’intestin. Ainsi, les substances nocives ne peuvent plus pénétrer librement dans votre sang [5]. L. gasseri permet aussi de modifier les signaux chimiques provenant du système digestif, pour changer le traitement de la graisse dans le corps. Ces mécanismes biologiques facilitent votre perte de poids.

Comme dans l’étude anglaise portant sur le L. rhamnosus, ces résultats confirment qu’il y a véritablement un lien de cause à effet entre la prise de probiotiques et le fait de perdre du poids.

Combien de kilos pouvez-vous espérer perdre ?

Les études démontrant les bienfaits de la prise de probiotiques pour perdre du poids ont porté sur des hommes, des femmes, des personnes en léger surpoids et d’autres souffrant d’obésité avérée.

Dans tous les cas, la prise d’un probiotique a été bénéfique pour faciliter la perte de poids.

Toutefois, je ne voudrais pas que vous vous imaginiez que le simple fait de prendre ces probiotiques vous fera fondre du jour au lendemain comme par magie. Les preuves de leurs bienfaits sur la perte de poids sont là, mais ils seront d’autant plus efficaces que vous les prendrez dans le cadre d’une bonne hygiène de vie.

Dans ces conditions, ajouter un probiotique peut vraiment faire la différence. Il est certain que si vous mangez sainement, que vous faites de l’exercice et que, malgré tout, vous n’observez aucun changement sur la balance, prendre un probiotique comme le L. gasseri ou le L. rhamnosus aura des chances d’être le déclic qui vous permettra de perdre vos kilos en trop.

Un choix restreint de produits de qualité

En pharmacie, les probiotiques minceur tels que le Lactobacillus gasseri ou le Lactobacillus rhamnosus sont difficiles à trouver, car les pharmaciens privilégient des souches dont le spectre d’action concerne plutôt des problèmes digestifs ou l’immunité.

Sur Internet, je vous recommande comme d’habitude la marque Cell’Innov, car elle offre à ses clients une garantie satisfait ou remboursé à vie sur ses produits. Elle vous propose, en outre, des produits de qualité pharmaceutique à des dosages très élevés, ce qui vous assure du fait que vous n’êtes pas en train de prendre une poudre de perlimpinpin.

  • Pour le probiotique Lactobacillus gasseri, il vous suffit d’une gélule par jour pour obtenir 10 milliards de micro-organismes probiotiques, une quantité suffisante pour être réellement active. Les gélules de ce produit sont gastrorésistantes afin d’améliorer leur implantation dans votre intestin. Chaque gélule est conditionnée individuellement sous blister afin de protéger le produit de l’air et d’améliorer sa stabilité dans le temps. Vous pouvez vous procurer ce L-gasseri en vous rendant ici.
  • Vous pouvez également acheter le probiotique minceur Lactoslim des laboratoires Olliscience. Ce nouveau complexe de probiotiques pour la perte de poids associe le L. gasseri et le L. rhamnosus dans une formulation unique dosée à 12 milliards de micro-organismes par jour (une seule gélule). Vous bénéficiez ainsi des effets conjugués de ces deux variétés de probiotiques reconnus pour leurs bienfaits sur la flore intestinale et la perte de poids. Les gélules de ce produit sont gastrorésistantes (DR Caps) et conditionnées individuellement sous blister pour une meilleure protection des actifs. Rendez-vous ici pour vous procurer Lactoslim.

Dernière précision importante : les probiotiques sont toujours à consommer le matin à jeun avec un grand verre d’eau tiède. Ainsi, les bactéries probiotiques évitent les attaques acides des enzymes présentes dans votre salive et dans votre estomac.

En principe, vous commencerez à observer des effets bénéfiques au bout de six semaines.

À votre santé,

Jean-Marc Dupuis

 

 

 

Voici comment perdre 1 kilo par mois, sans effort

 

Lettre de santé corps esprit du 16/08/2018

Chers amis de la Santé,

Une fidèle lectrice, Ghislaine, me lance cette « bouteille à la mer » :
 
« Bonjour, depuis un an environ je suis un jeûne intermittent (de 20h à 12h), je mange beaucoup de légumes et fruits, pas de pain ni de riz, parfois des pâtes mais intégrales, je ne bois pas de boisson sucrée mais de l’eau et 1/2 verre de vin rouge ou rosé aux repas (je pourrais m’en passer mais c’est un plaisir que je n’ai pas envie de bouder) et un jus de citron frais dans un grand bol d’eau tiède le matin.

J’essaie au maximum de varier mon alimentation, je ne prends pas de médicaments, je ne suis pas sédentaire sans être pour autant une grande sportive et pourtant aucune perte de poids, et même 2 kilos en plus cet hiver. J’aimerais perdre entre 5 et 8 kilos

Je suis perplexe quand je lis vos témoignages, le mien vous interpellera-t-il ? »

Oui, chère Ghislaine, votre témoignage m’interpelle.

Car ce qui vous arrive est très courant, hélas.

Énormément de gens vivent le même problème :
 
Ils ont tout essayé… et pourtant, impossible de perdre le moindre kilo !

Si vous êtes dans ce cas, j’ai deux excellentes nouvelles à vous annoncer :
  1. Des chercheurs ont découvert pourquoi il est si difficile de maigrir.
  2. Et il existe un ingrédient simple et peu coûteux qui aide à perdre plusieurs kilos en quelques mois, sans le moindre effort !
Je vous dis tout de suite quel est cet ingrédient « magique ».

Mais d’abord, il est important de comprendre pourquoi on ne maigrit pas facilement :
 

Ces bactéries qui rendent « mince » ou « gros »

Vous savez sans doute que votre microbiote est « l’organe » le plus important de votre corps.

Il est situé dans votre intestin, pèse 1,5 kilos et contient des milliards de milliards de bactéries !

Si vos bactéries intestinales sont « bonnes », bien équilibrées, vous êtes en pleine santé.

Mais si vous avez le malheur d’avoir un microbiote déséquilibré, alors vous risquez de lourds problèmes de santé :
  • Digestifs bien sûr (ballonnements, gaz, constipation, diarrhées, etc.) ;
  • Mais aussi psychologiques (anxiété, dépression) car l’intestin est votre deuxième cerveau ;
  • Et même neurologiques, avec de plus grands risques de contracter Alzheimer ou Parkinson !
Voilà les risques que vous prenez à long terme.

Mais l’effet le plus immédiat des « mauvaises bactéries intestinales »…

… ce sont les kilos en trop !

Écoutez ce que dit le Dr David Pearlmutter, un des plus grands spécialistes du sujet :
 
« Dès la naissance, les bactéries intestinales déterminent si vous deviendrez obèse, diabétique ou mince et en bonne santé. 
 
Elles influent sur la façon de stocker les graisses et la réponse aux hormones de la faim ou de la satiété »[1].

Eh oui : certaines bactéries vous conduisent à absorber plus de calories, ce qui force votre corps à se gonfler de graisse inutile !  

Le plus injuste, c’est que la composition de votre microbiote ne dépend pas toujours de vous !  

Ce n'est pas votre faute, c'est la faute de votre microbiote !

Évidemment, si vous ne vous nourrissez que de « malbouffe », il ne faut pas vous étonner d’avoir massacré votre microbiote :
 
C’est prouvé : plus vous consommez de sucre (sucre et fructose ajoutés, mais aussi le sucre contenu dans les céréales), plus vous déséquilibrez votre flore intestinale[2].

Quant aux pains, pâtes et biscuits à base de blé, ils contiennent du gluten (en plus du sucre), une protéine qui malmène votre intestin et contribue à perturber votre flore.

Et ne vous « rabattez » surtout pas sur les édulcorants industriels : la saccharine, sucralose ou aspartame ravagent encore plus la flore intestinale que les sucres[3] !

Si le problème vient de ce que vous mangez, il est en votre pouvoir de soigner votre microbiote.

Mais les problèmes de microbiote peuvent venir d’ailleurs :
  • Dès la naissance, l’accouchement par césarienne ou l’absence d’allaitement appauvrit votre microbiote ;
  • Avez-vous pris des antibiotiques à répétition ? Ils éliminent les « mauvaises bactéries », mais tuent aussi les « bonnes » et appauvrissent gravement votre flore intestinale ;
  • Et nous sommes entourés de toxiques et polluants (pesticides, bisphenol A, etc.) dévastateurs pour vos « bonnes bactéries » ;
  • Sans oublier le stress chronique, qui déséquilibre votre flore de l’intérieur !
Dans tous ces cas, le surpoids n’a rien à voir avec la « volonté » !

Pour maigrir, la meilleure solution est alors d’agir directement sur votre microbiote !
 

Des pertes de poids immédiates et spectaculaires

De nombreuses études prouvent que l’on peut obtenir des résultats stupéfiantsavec un changement de microbiote.

Par exemple, une équipe de chercheurs de l’université Washington de Saint-Louis a conçu des « bébé-souris » de deux types[4] :
  • Un groupe de souris a reçu les bactéries intestinales d’une femme obèse ;
  • L’autre groupe a reçu les bactéries intestinales d’une femme mince (la sœur jumelle de la femme obèse).
Puis, ils ont donné exactement la même alimentation à ces souris, le même nombre de calories.

Eh bien les souris ayant le microbiote de la femme obèse sont devenues plus grosses que les autres !

Encore plus fort : quand les chercheurs ont transféré les bactéries des souris minces vers les souris condamnées à devenir obèses… ces souris ont conservé un poids normal !

C’est la preuve que notre microbiote peut rendre gros ou mince !
 

Des probiotiques, oui, mais pas n'importe
lesquels !

Et ce qui est formidable, c’est qu’il est possible d’agir directement sur la composition de notre flore intestinale !

C’est très simple : il peut suffire de prendre des « probiotiques », ces bonnes bactéries qui enrichissent votre microbiote !

Vous avez forcément entendu parler de ces petites merveilles de la nature.

On les trouve en grande quantité dans les aliments fermentés, notamment les produits laitiers fermentés, comme le yaourt grec ou le kéfir.

Mais si vous ne supportez pas les produits laitiers, pensez aux yaourts à base de noix de coco ou aux kéfirs réalisés à partir de lait de coco.

Le seul « problème », c’est qu’il y a énormément de probiotiques différents…

… et ils ne sont pas tous efficaces pour maigrir, loin de là !

A ce jour, on n’a pas trouvé LE probiotique « miracle » contre l’obésité.

Mais il existe un probiotique particulièrement prometteur.

Son effet est modeste, mais réel… et c’est peut-être le petit ingrédient qui vous manquait pour perdre vos 2 à 5 kilos en trop !

Il s’agit du Lactobacillus Gasseri, une souche naturellement présente dans le lait maternel.
 

Pour perdre du poids (et de la graisse), essayez le Lactobacillus Gasseri

Parmi toutes les « bonnes bactéries » étudiées, c’est elle qui montre les effets les plus puissants sur la perte de poids.

Comme l’explique très bien le Dr Rueff, le Lactobacillus Gasseri « aide à lutter contre l’obésité et la graisse abdominale » de plusieurs manières :
  • En inhibant l'absorption des graisses alimentaires et en augmentant la quantité de graisses excrétées dans les selles ;
  • En libérant des hormones qui réduisent l’appétit ;
  • Et en diminuant le stockage des graisses[5].
Une étude japonaise a prouvé les résultats très concrets du Lactobacillus Gasseri.

L’étude a été réalisée selon la méthodologie la plus fiable qui existe : en « double aveugle », sur 210 personnes.

Au bout de 12 semaines, voici les résultats obtenus par le groupe de patients qui avait avalé de simples gélules de Lactobacillus Gasseri :
  • Leur poids corporel a diminué ;
  • Ils avaient moins de graisse autour des organes ;
  • Leur IMC (indice de masse corporelle) s’est amélioré ;
  • Et leur tour de taille et de hanches s’est affiné !
La graisse du ventre a même été réduite de 8,5 % par rapport au groupe témoin[6] !

Tout cela en seulement 12 semaines !

Et avec un remède sûr, facile à prendre et 100 % naturel.

Voilà pourquoi je vous conseille vraiment d’essayer ce probiotique si vous avez des kilos à perdre.
 

A savoir avant de commencer votre cure de Lactobacillus Gasseri

Simplement, il y a quelques « petites erreurs » à éviter.

D’abord, n’oubliez jamais que les gélules de probiotique passent par votre estomac avant d’arriver dans votre intestin.

Vous devez donc éviter que votre estomac ne tue ces bonnes bactéries avant qu’elles n’arrivent dans votre microbiote !

Voilà pourquoi il faut :
  • Prendre votre Lactobacillus Gasseri  à distance des repas (par exemple le matin au réveil, 30 minutes avant le petit-déjeuner),
  • Et choisir votre probiotique enveloppé dans des gélules « gastro-résistantes », conçues pour résister à l’acidité de l’estomac.
Attention aussi à ne pas prendre des gélules sous-dosées (certains labos ne sont pas très honnêtes là-dessus).

Pour obtenir un effet significatif, vous devez prendre au minimum 5 milliards de ces micro-organismes tous les jours.

Pour ceux qui font leurs achats en pharmacie, j’ai l’habitude de recommander les probiotiques de la marque Pileje, car c'est leur spécialité. Malheureusement, je viens de voir qu’ils n'ont pas de Lactobacillus Gasseri seul (ils ont une formule qui en contient, Lactichoc, mais avec beaucoup d'autres souches, ce qui vous revient nettement plus cher).

Le mieux est donc de commander sur Internet. Personnellement, je recommande cette formule sûre, venant d'un laboratoire de bonne réputation.

Bonne santé !

Xavier Bazin

Sources

[1] Daniel Pearlmutter, L’intestin au secours du cerveau, Marabout, 2015

[2] Population-based metagenomics analysis reveals markers for gut microbiome composition and diversity. Alexandra Zhernakov et al.; science.sciencemag April 2016

[3] Artificial sweeteners induce glucose intolerance by altering the gut microbiota. Jotham Suez et al.; Nature, Sept 2014

[4] Gut microbiota from twins discordant for obesity modulate metabolism in mice, Ridaura VK, Faith JJ, Rey FE, Cheng J, Duncan AE, Kau AL, Griffin NW, Lombard V, Henrissat B, Bain JR, Muehlbauer MJ, Ilkayeva O, Semenkovich CF, Funai K, Hayashi DK, Lyle BJ, Martini MC, Ursell LK, Clemente JC, Van Treuren W, Walters WA, Knight R, Newgard CB, Heath AC, Gordon JI, Sept 2013, US National Library of Medicine

[5] Quelques milliards pour votre santé, Dr. Dominique Rueff, Juillet 2018, la lettre du Dr Rueff

 

Les informations de cette lettre d'information sont publiées à titre purement informatif et ne peuvent être considérées comme des conseils médicaux personnalisés. Aucun traitement ne devrait être entrepris en se basant uniquement sur le contenu de cette lettre, et il est fortement recommandé au lecteur de consulter des professionnels de santé dûment homologués auprès des autorités sanitaires pour toute question relative à leur santé et leur bien-être. L’éditeur n’est pas un fournisseur de soins médicaux homologués. L’éditeur de cette lettre d'information ne pratique à aucun titre la médecine lui-même, ni aucune autre profession thérapeutique, et s’interdit formellement d’entrer dans une relation de praticien de santé vis-à-vis de malades avec ses lecteurs. Aucune des informations ou de produits mentionnés sur ce site ne sont destinés à diagnostiquer, traiter, atténuer ou guérir une maladie. 

LETTRE DU Dr RUEFF du 20/07/2018

 

Êtes-vous biotique ?


Chère amie, cher ami, 

Je n’utiliserai pas le terme « probiotique » dans cette lettre. Parce que ce terme n’est pas autorisé dans la législation française sur les compléments alimentaires. 

Je parlerai donc de « microbiotique ». 

Encore faut-il exactement savoir de quoi l’on parle. Quelles sont les véritables indications des microbiotiques et quelles sont les preuves scientifiques ? 

On trouve les microbiotiques dans des aliments qui renferment des bactéries lactiques : kéfir, yogourt, tempeh [1], choucroute… 

J’ai essayé la choucroute crue fermentée à jeun, avant le petit déjeuner : ce n’est pas excellent ! Mais il y a d’autres moyens.

Définition et rôle du microbiote humain

Le microbiote humain (anciennement dénommé flore intestinale) est un écosystème complexe et fragile en grande partie hébergé dans le tube digestif. Mais il existe également au niveau respiratoire, vaginal et cutané. 

On recense environ 100 000 milliards de bactéries intestinales réparties en 500 espèces différentes regroupées sous trois classes : 

  • La levure de bière vivante (Saccharomyces Boulardii ou Cerevisiae) 
  • Les bactéries propioniques ; 
  • Les streptocoques. 

L'appareil gastro-intestinal est un écosystème complexe dans lequel il existe un équilibre au sein du microbiote intestinal. 

Une altération de celui-ci, avec entre autres la prise d’antibiotiques, certaines maladies, une alimentation inadaptée… peuvent créer une dysbiose, c’est à dire un déséquilibre entre les différentes bactéries qui le composent. Il est donc essentiel tout au long de la vie de maintenir cet équilibre. 

Une souche microbiotique est officiellement définie comme « un micro-organisme vivant qui, lorsqu’il est consommé en quantité adéquate, produit un bénéfice pour la santé de l’hôte ». 

Elle est théoriquement en mesure de : 

  • Rééquilibrer le microbiote ; 
  • Freiner le développement des pathogènes (bactéries, candidoses) ; 
  • Faciliter la digestion des aliments ; 
  • Améliorer le confort intestinal, la digestion du lactose ; 
  • Renforcer la perméabilité intestinale (GUT syndrome), qui détruit, à terme les cellules de l’intestin grêle et est à l’origine de bon nombre de maladies auto-immunes ; [2] 
  • Soutenir le système immunitaire ; 
  • Atténuer les diarrhées et tous les inconforts dits « d’intestin irritable », en association, avec l’éviction des intolérances alimentaires après un test simple, par exemple : imupoids [3] ; 
  • Diminuer la sensibilité aux pollens. 

Elle peut être mélangée, pour augmenter ses effets, à des « prébiotiques » [4] comme 

  • Des FOS (Fructo-Oligosaccharides) et de la pectine d’agrumes qui sont des fibres solubles ayant pour rôle de nourrir et de stimuler de façon ciblée la croissance des bactéries intestinales, et notamment les bifidobactéries. 
  • De l’acide caprylique, un acide gras à chaîne moyenne, naturellement présent dans la noix de coco, capable de détruire certains champignons en désintégrant leurs membranes externes, et notamment le Candida Albicans. [5]. Dans ce cas, il est conseillé de réduire ou de supprimer totalement la consommation d’aliments sucrés. 
  • De l’extrait de graines de fenouil, reconnu pour sa capacité à améliorer la digestion et à limiter les colites. Il est traditionnellement utilisé pour favoriser l’expulsion des gaz (carminatif) et diminuer les spasmes intestinaux. 
  • Du Paba (acide para-aminobenzoïque), un cofacteur naturel des vitamines du groupe B, dont certaines sont naturellement synthétisées dans les intestins. 

N’oubliez pas le plus simple des prébiotiques : « Une pomme bio quotidienne » (qui éloigne le médecin !) … « à condition de viser juste » ajoutent certains, c’est-à-dire d’avoir des pommes de qualité totalement garanties sans traitement. 

Il existe, à chaque saison, de nombreux autres aliments que l’on peut qualifier de « prébiotiques » ou riches en prébiotiques comme les choux (brocolis), la chicorée, les lentilles, l’ail, l’oignon, l’échalotte, l’asperge, l’endive, le pissenlit, le fenouil, le poireau, les haricots, les flageolets, les tomates, la châtaigne… mais une bonne pomme « bien envoyée » a encore beaucoup d’autres vertus ! 

La levure de bière active (ou « vivante ») que l’on trouve dans toutes les pharmacies et magasins spécialisés est également un microbiotique. Elle n’a en fait, rien à voir avec de la levure car elle est constituée de champignons microscopiques, généralement de l’espèce Saccharomyces cerevisiae ou boulardii. Ces micro-organismes, qui ne sont pas pathogènes, digèrent le sucre et l’amidon des céréales, créant un milieu riche en protéines et en vitamines, principalement en vitamines B. 

Elle est surtout proposée dans la prévention et le traitement des diarrhées post antibiotiques mais elle permet une supplémentation non négligeable en vitamine B. Il n’est pas conseillé de dépasser un apport de deux cuillères à café par jour (10 jours/mois) et il faut savoir que certaines personnes au « côlon irritable » ne la supportent pas bien. 

La classique association acidophilus-bifidus apporte 2 souches de bactéries lactiques : 

1 lactobacille : Lactobacillus acidophilus 

- 1 bifidobactérie : Bifidobacterium bifidum (bifidus) 

  • Chaque gélule contient 1 milliard de micro-organismes vivants, provenant de 2 souches de bactéries lactiques 
  • Elles restent vivantes et stables dans le temps 
  • Les gélules doivent être végétales et gastro-résistantes (HPMC et Gomme gellane) pour résister à l’acidité de l’estomac 

Elle renforce la barrière intestinale et soutient l’immunité. 

 

Lactobacillus acidophilus et bifidum adhèrent parfaitement à la muqueuse intestinale et augmentent ainsi son rôle de barrière. De plus, selon de récentes études, bifidum (bifidus) est capable de renforcer les jonctions serrées entre les cellules qui tapissent l’épithélium intestinal [6]. 

L’ingestion de L. acidophilus et B. bifidum pendant 3 semaines a permis une augmentation de la phagocytose [7] d’Escherichia coli [8]. 

Acidophilus-Bifidus est donc un supplément idéal pour améliorer la fonction immunitaire, notamment chez les personnes âgées et les nouveau-nés. 

D’ailleurs, les chercheurs ont aussi rapporté que l’addition d’acidophilus et de bifidum à une formule lactée infantile protégeait les nourrissons et les bébés (de 5 à 24 mois) de la survenue d’une diarrhée à rotavirus [9]. 

Chez l’enfant de 3 à 5 ans, la consommation d’un lait supplémenté avec L. acidophilus pendant 6 mois a permis de diminuer la fréquence des épisodes de fièvre (-53%), de toux (-41,4%) et de rhinorrhée (-28,2%), du recours à la prescription d’antibiotiques (-68,4%) et du nombre de jours d’absence à l’école (-31,8%) [10]. 

Cette simple association améliore également la tolérance au lactose !

La souche L-Acidophilus est capable de se développer au niveau de la muqueuse intestinale. Elle permet la conversion du lactose (le sucre des produits laitiers) en acide L-lactique et ainsi diminue les symptômes abdominaux dus à une sensibilité au lactose (diarrhées, crampes, vomissements) [11]. 

Acidophilus-Bifidus s’opposent aux symptômes du côlon irritable

Une étude française a également été réalisée avec L. Acidophilus chez des personnes atteintes du syndrome du côlon irritable, et donc souffrant de douleurs abdominales attribuées à une hypersensibilité viscérale. 

Les chercheurs ont mis en évidence que la prise de cette souche avait des propriétés calmantes et analgésiques, similaires aux effets de la morphine en agissant sur les récepteurs aux opioïdes et aux cannabinoïdes [12]. Elle protègerait aussi les cellules de l’intestin de l’inflammation [13]. 

Je connais nombre de sportifs (dont la cycliste Jeannie Longo !) qui n’envisagent pas un entraînement intensif ou une compétition sans prise de ce microbiotique afin de « calmer » les éventuelles réactions de leur intestin. 

Elle diminue les réactions allergiques cutanées des enfants.

L’association de ces deux souches a également démontré son efficacité contre l’eczéma (dermatite atopique [14]) du nourrisson dans la première année de sa vie, selon une étude réalisée sur 112 femmes enceintes (4-8 semaines avant l’accouchement) et ensuite sur leurs bébés allaités pendant 6 mois. Ainsi, dans les familles à risques, il est souhaitable de supplémenter la femme enceinte, allaitante et ensuite le bébé afin de prévenir le développement de l'eczéma chez les nourrissons à haut risque d'allergie au cours de la première année de vie [15]. 

Les « microbiotiques dits de réparation de la muqueuse intestinale »

Ce sont des associations plus fortement dosées que l’on réserve à des actions « flash » chez des personnes qui présentent un intestin très irritable à la suite de maladies graves de l’intestin comme la maladie de Crohn, la rectocolite hémorragique (RCH), de traitements médicamenteux toxiques pour la paroi intestinale ou d’une cure régulière d’antibiotiques. 

Je vous en propose deux : 

  • Le « FLORA INTENSE » 

Le « FLORA INTENSE ® » [16] apporte 50 milliards de 7 souches microbiotiques : 

- 3 bifidobactéries : B. infantis, B. breve et B. Longum 

- 3 lactobacilles : Lacidophilus, L. paracasei et L. plantarum 

- 1 streptocoque : S. thermophilus. 

Les 50 milliards de souches microbiotiques contenues dans chaque gélule colonisent rapidement les intestins et renforcent ainsi la fonction de barrière de la muqueuse intestinale. 

Comme elles adhèrent facilement à la paroi, ces 7 souches luttent efficacement contre les « mauvaises bactéries » en augmentant la phagocytose, donc la réponse immunitaire en améliorant la sécrétion de substances spécifiques comme les bactériocines. 

D’autres études [17] montrent que chez des personnes atteintes d’un syndrome du côlon irritable, la prise de B. infantis ou de B. longum réduit les ballonnements, les douleurs et inconforts abdominaux et globalement améliore la qualité de vie et l’humeur [18]. 

Lors de prises d’antibiotiques à large spectre, qui neutralisent aussi bien les « mauvaises » bactéries que les « bonnes », il est conseillé de prendre en même temps un concentré de souches microbiotiques afin de limiter les désagréments liés à l’utilisation de ce type de médicaments. 

Une étude française réalisée avec L. Acidophilus chez des personnes atteintes de ce syndrome et donc souffrant de douleurs abdominales attribuées à une hypersensibilité viscérale, a montré que la prise de cette souche possède des propriétés calmantes et analgésiques, similaires aux effets de la morphine en agissant sur les récepteurs aux opioïdes et aux cannabinoïdes [19]. Tout comme S. thermophilus, il module la réponse inflammatoire et protège les cellules intestinales de l’inflammation. 

B. Infantis soulage également les symptômes de la dépression en restaurant des concentrations normales de noradrénaline [20], en limitant l’inflammation au niveau du cerveau, en réduisant l’activité de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (axe du stress) [21] et en augmentant les concentrations plasmatiques de tryptophane (précurseur de la sérotonine). 

1 gélule par jour est particulièrement recommandée pendant et après la prise prolongée d’un antibiotique à large spectre. 

  • Le « VIVOMIXX » 

Le Vivomixx [22]un mélange probiotique (8 souches, 450 milliards de bactéries) qui a fait l’objet de plus de 170 publications et bénéficie de directives de traitement internationales pour certaines indications a été mis au point par le professeur Claudio de Simone [23]. 

La formule originale a fait l’objet de plus de 60 études cliniques et plus de 170 publications scientifiques. 

Elle contient 450 milliards de bactéries par sachet et 112 milliards de bactéries par capsule des souches suivantes : Streptococcus thermophilus DSM24731®, Bifidobacterium breve DSM24732®, Bifidobacterium longum DSM24736®, Bifidobacterium infantis DSM24737®, Lactobacillus acidophilus DSM24735®, Lactobacillus plantarum DSM24730®, Lactobacillus paracasei DSM24733®, Lactobacillus delbrueckii ssp. bulgaricus DSM24734®. 

Le coût de ce produit que l’on trouve maintenant, en France, sur de nombreux sites est directement lié au nombre de bactéries soit une concentration dix fois plus importante que la plupart des probiotiques disponibles sur le marché. 

Mais, à l’exception de maladies graves et chroniques comme la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique (RCH) un traitement d’une dizaine de jours avec un sachet ou deux gélules permet de « réparer » le microbiote. 

Il faut préciser que le produit doit être conservé au frais et que les prises sont conseillées, le matin, à jeun. 

De multiples études confirment l’intérêt de ce type de probiotiques, dans : 

  • Le syndrome de l’intestin irritable ; 
  • La prise en charge de la rectocolite hémorragique (RCH) et de ses complications infectieuses ; 
  • La rééquilibration du microbiote en particulier chez l’enfant présentant des troubles du spectre autistique (TSA). 

De nombreuses études [24] ont montré que le syndrome de l’intestin irritable (SII) peut être lié à une altération de la microflore bactérienne intestinale. Afin de ne pas alourdir ce texte, vous pouvez demander l’essentiel de ces études (et les suivantes) sur le site : www.vivomixx.eu. 

En 2015, il a été confirmé [25] que les probiotiques associés à hautes doses aux anti inflammatoires ou immunosuppresseurs classiques augmentaient considérablement leur efficacité sur le traitement de la rectocolite hémorragique (RCH). Ils se sont même montrés à eux seuls, efficaces, afin de prévenir les récidives. 

Au cours de l'évolution de leur maladie une proportion élevée de patients doivent subir une proctocolectomie [26], avec création d'un réservoir de substitution qui malheureusement s'infectait souvent. La prise de probiotiques à haute dose a permis de prévenir cette infection. 

Ce mélange spécifique a également démontré son efficacité sur la stéatose hépatique non alcoolique [27] et l’encéphalopathie hépatique [28]

Selon certains [29] il pourrait même contribuer à la prévention des complications carcinologiques de ces maladies et s’opposer à la formation de le redoutable infection à Clostridium difficile. 

D'autres études [30] [31] ont démontré que la composition du microbiote intestinal était altérée chez les enfants atteints de TSA (Troubles du spectre autistique).  

Une étude récente a révélé des modifications de la concentration fécale des acides gras à chaîne courte, chez ces enfants [32], et donc une possible altération dans la production de métabolites bactériens qui pourraient avoir une activité sur le système nerveux. 

Il faut cependant rester très prudent dans l'interprétation de ces études dont beaucoup sont animales et attendre qu’elles soient confirmées par des études « en double aveugle » chez l’homme. 

Surveillez bien votre boîte aux lettres, 

Dominique Rueff 

 

[1] Préparation fermentée préparée à partir de graines de soja jaune immatures.
[2] Immunonutrition : Se nourrir selon son immunité Broché – 25 mai 2007 de Dominique Rueff et al Editions François Xavier de Guibert 2007
[3] https://www.nutritionconcept.com/home/383-test-imupoids.html
[4] https://www.santenatureinnovation.com/mangez-plus-de-prebiotiques/
[5] 3 Omura Y 1 , O’Young B, Jones M, Pallos A, Duvvi H, Shimotsuura Y. Caprylic acid in the effective treatment of intractable medical problems of frequent urination, incontinence, chronic upper respiratory infection, root canalled tooth infection, ALS, etc., caused by asbestos & mixed infections of Candida albicans, Helicobacter pylori & cytomegalovirus with or without other microorganisms & mercury. Acupunct Electrother Res. 2011;36(1-2):19-64.
[6]Hsieh CY1, Osaka T1, Moriyama E1, Date Y2, Kikuchi J3, Tsuneda S4. Strengthening of the intestinal epithelial tight junction by Bifidobacterium bifidum. Physiol Rep. 2015 Mar;3(3). pii: e12327. doi: 10.14814/phy2.12327
[7] Ingestion des agents infectieux par les globules blancs
[8] Schiffrin, E. J., Rochat, F., Link-Amster, H., Aeschlimann, J. M., and Donnet-Hughes, A. (1995). Immunomodulation of human blood cells following the ingestion of lactic acid bacteria. J Dairy Sci 78, 491-497.
[9] Saavedra, J. M., Bauman, N. A., Oung, I., Perman, J. A., and Yolken, R. H. (1994). Feeding of Bifidobacterium bifidum and Streptococcus thermophilus to infants in hospital for prevention of diarrhoea and shedding of rotavirus. Lancet 344, 1046-1049.
[10] Leyer GJ1, Li S, Mubasher ME, Reifer C, Ouwehand AC. Probiotic effects on cold and influenza like symptom incidence and duration in children. Pediatrics. 2009 Aug;124(2):e172-9. doi: 10.1542/peds.2008-2666. Epub 2009 Jul 27.
[11] Saavedra, J. M., Bauman, N. A., Oung, I., Perman, J. A., and Yolken, R. H. (1994). Feeding of Bifidobacterium bifidum and Streptococcus thermophilus to infants in hospital for prevention of diarrhoea and shedding of rotavirus. Lancet 344, 1046-1049
[12] Rousseaux C1, Thuru X, Gelot A, Barnich N, Neut C, Dubuquoy L, Dubuquoy C, Merour E, Geboes K, Chamaillard M, Ouwehand A, Leyer G, Carcano D, Colombel JF, Ardid D, Desreumaux P. Lactobacillus acidophilus modulates intestinal pain and induces opioid and cannabinoid receptors. Nat Med. 2007 Jan;13(1):35-7. Epub 2006 Dec 10.
[13] Candela M1, Perna F, Carnevali P, Vitali B, Ciati R, Gionchetti P, Rizzello F, Campieri M, Brigidi P. Interaction of probiotic Lactobacillus and Bifidobacterium strains with human intestinal epithelial cells: adhesion properties, competition against enteropathogens and modulation of IL-8 production. Int J Food Microbiol. 2008 Jul 31;125(3):286-92. doi: 10.1016/j.ijfoodmicro.2008.04.012. Epub 2008 Apr 30.
[14] Certains eczémas très graves
[15] Kim JY, Kwon JH, Ahn SH, et al. Effect of probiotic mix (Bifidobacterium bifidum, Bifidobacterium lactis, Lactobacillus acidophilus) in the primary prevention of eczema: a double-blind, randomized, placebo-controlled trial. Pediatr Allergy Immunol. 2010;21:e386–e393.
[16] En magasins spécialisés et www.nutritionconcept.com
[17] Desbonnet L1, Garrett L, Clarke G, Kiely B, Cryan JF, Dinan TG. Effects of the probiotic Bifidobacterium infantis in the maternal separation model of depression. Neuroscience. 2010 Nov 10;170(4):1179-88. doi: 10.1016/j.neuroscience.2010.08.005. Epub 2010 Aug 6.
[18] Clarke G1, Cryan JF, Dinan TG, Quigley EM. Review article: probiotics for the treatment of irritable bowel syndrome–focus on lactic acidbacteria. Aliment Pharmacol Ther. 2012 Feb;35(4):403-13. doi: 10.1111/j.1365-2036.2011.04965.x. Epub 2012 Jan 8.
Pinto-Sanchez MI et al., Probiotic Bi!dobacterium longum NCC3001 reduces depression scores and alter brain activity : a pilot study in patients with irritable bowel syndrome. Gastroenterology 2017 ; DOI : 10.1053/i.gastro.2017.05.003.[19] Rousseaux C1, Thuru X, Gelot A, Barnich N, Neut C, Dubuquoy L, Dubuquoy C, Merour E, Geboes K, Chamaillard M, Ouwehand A, Leyer G, Carcano D, Colombel JF, Ardid D, Desreumaux P. Lactobacillus acidophilus modulates intestinal pain and induces opioid and cannabinoid receptors. Nat Med. 2007 Jan;13(1):35-7. Epub 2006 Dec 10.
[20] Desbonnet L1, Garrett L, Clarke G, Kiely B, Cryan JF, Dinan TG. Effects of the probiotic Bifidobacterium infantis in the maternal separation model of depression. Neuroscience. 2010 Nov 10;170(4):1179-88. doi: 10.1016/j.neuroscience.2010.08.005. Epub 2010 Aug 6.
Dinan TG1, Stanton C, Cryan JF. Psychobiotics: a novel class of psychotropic. Biol Psychiatry. 2013 Nov 15;74(10):720-6. doi: 10.1016/j.biopsych.2013.05.001. Epub 2013 Jun 10.[21] Rousseaux C1, Thuru X, Gelot A, Barnich N, Neut C, Dubuquoy L, Dubuquoy C, Merour E, Geboes K, Chamaillard M, Ouwehand A, Leyer G, Carcano D, Colombel JF, Ardid D, Desreumaux P. Lactobacillus acidophilus modulates intestinal pain and induces opioid and cannabinoid receptors. Nat Med. 2007 Jan;13(1):35-7. Epub 2006 Dec 10.
[22] Probiotixx.info et natprod.co.uk comme distributeur, mais vous le trouve sur d’autres sites
[23] Membre de l’American College of Gastroenterology, Claudio De Simone est Professeur de Maladies Infectieuses en retraite de l’université de L’Aquila (Italie), spécialisé en maladies de l’appareil digestif, allergologie et immunologie clinique. Son intérêt pour le microbiote humain remonte à plus de 25 ans quand la compréhension de l’importance du rôle de la flore intestinale en était à ses balbutiements.
[24] Bazzochi et al « Intestinal microflora and oral bacteriothérapy in irritable bowel sundrome. Digest Liver Dis 2002 : 34, S48- 53
[25] Sandem ME, Probiotics in 2015 ; Their Scope and Use. J. clin Gastroenteral. 2015 ; 49 (suppl) : S2-S6
[26] http://laisseterre.com/article/qu-est-ce-qu-un-proctocolectomie
[27] Malagguarnera M, Vacane MAntic T et al. Bifidobacterium Longum withh fructo oligo-saccharides in patients with non alcoholic stetohepatitis. Dig Dis Sci 2012 ;57 : 545-553
[28] Dhiman RK, Rana B, Agrawal S, Garg A, Chopra M, Thumburu KK, Khattri A, Malhotra S, Duseja A, Chawla YK. Gastroenterology.
2014; 147: 1327-1337[29] Louie T, Cannon K, O’ grady H et al. Fecal microbiome recurrent Clostridium difficile infection Presented at ID week, 201389. October 3, 2013, Los Angeles, CA
[30] Willial B, L Hornig, M Parekh, T et Lipkin, W I application of novel PCR-bases methods for detection, quantitation, ad phylogenic characterization of Scuturella species in intestinal biopsy samples for childre with autism and gastrointestinaldisturbances, MBio 3, e00261-e00211 (2012)
[31] Adams, J. B., Johansen, L. J., Powell, L. D., Quig, D. & Rubin, R. A. BMC Gastroenterol. 11, 22 (2011).
[32] Wang, L. et al. Dig. Dis. Sci. 57, 2096–2102 (2012)
Découvrez en plus ici : https://www.lettre-docteur-rueff.fr/etes-vous-biotique/#SJsFJddM4QVzWxZo.99

 

 

 

 

Lettre du 16/11/2017

Quelques milliards pour votre santé

Chère amie, cher ami, 

Dans ma lettre précédente, je vous ai décrit le concept de « microbiotique », terme officiel qui désigne ce que beaucoup d’entre nous nomment à tort « probiotique » car ce terme n’est pas autorisé officiellement, en France. 

Je vous ai décrit quelques microbiotiques dits « de réparation ». Mais le potentiel de ces « bonnes souches microbiennes » peut avoir bien d’autres impacts que la réparation ou le métabolisme intestinal. 

C’est ce que nous allons voir maintenant : comment ces milliards de micro-organismes vivants absorbés en 1 prise peuvent bénéficier à notre santé en général.

Un allié la minceur… et de l’appétit !

Les études montrent que Lactobacillus Gasseri aide à lutter contre l'obésité et la graisse abdominale : 

  • En inhibant l'absorption des graisses alimentaires et en augmentant la quantité de graisses excrétées dans les selles ; 
  • En libérant des hormones qui réduisent l’appétit ; 
  • Et en diminuant le stockage des graisses. 

De toutes les bactéries microbiotiques étudiées à ce jour, Lactobacillus Gasseri est celui qui montre les effets les plus prometteurs sur la perte de poids. C’est une souche naturellement présente dans le lait maternel humain ; le nouveau-né allaité au sein en reçoit donc dès sa naissance. 

Selon plusieurs études, la prise de Lactobacillus Gasseri permet une réduction de la graisse abdominale. Des études japonaises effectuées sur l’Homme ont montré des résultats notables. L’une d’entre elles réalisée en double aveugle sur 210 personnes a montré que la prise de Lactobacillus Gasseri pendant 12 semaines a réduit le poids corporel, la graisse autour des organes, l'IMC (l’indice de masse corporelle), le tour de taille et de hanches. Qui plus est, la graisse du ventre a été réduite de 8,5% alors que dans le groupe témoin, aucun de ces paramètres n’a significativement diminué par rapport au début de l’étude [1]. 

Lors d’un essai clinique antérieur en double aveugle, réalisé sur 87 personnes avec un surpoids au niveau abdominal, après 12 semaines de prise de Lactobacillus Gasseri, les patients avaient perdu en moyenne 4,6% de graisse abdominale et 3,3% de graisses sous-cutanées. Leur poids avait diminué de 1,4% et leur tour de taille de 1,8% [2]. 

D’autres études [3] [4] [5], effectuées sur des rongeurs avaient déjà démontré que la prise de Lactobacillus Gasseri possède des effets sur l’obésité. 

Ce microbiotique régule la croissance du tissu adipeux par inhibition de l’absorption des graisses alimentaires et en agissant sur deux hormones phares de la minceur : l’insuline et la leptine. Cette dernière est produite par les adipocytes sous cutanés, c’est à dire les cellules graisseuses. 

Elle contrôle le poids par la régulation de la prise alimentaire et la dépense énergétique. 

Chez les personnes en surpoids ou obèses, les taux de leptine sont très élevés et la résistance des cellules à cette hormone est importante. 

L’utilisation de cette souche est sûre et sans effets secondaires. 

Les gélules sont bien entendu gastro-résistantes et garantissent de fournir à l’organisme à chaque prise, 10 milliards de micro-organismes vivants. On en conseille 1 à 2 gélules par jour, en dehors des repas, en complément d’une alimentation saine et équilibrée, avec une activité physique suffisante et quotidienne. 

Il est bon d’alterner régulièrement, si besoin une dizaine de jours par mois, avec d’autres micro-biotiques.

 

Une aide à la protection cardio-vasculaire

Le plus récent microbiotique que vous trouverez dans le commerce et sur le net apporte 10 milliards de souches microbiotiques vivantes par gélule végétale gastro-résistante. 

C’est le Lactobacillus Reuteri qui se démarque particulièrement des autres par son action protectrice au plan cardiovasculaire, en diminuant certains facteurs de risques. Comme le démontrent les dernières études scientifiques canadiennes contrôlées, en double aveugle contre placebo, la prise de L. Reuteri pendant 6 semaines a réduit significativement les taux de LDL-cholestérol, de cholestérol total et d’Apo B (un marqueur de la taille des lipoprotéines LDL, indicateur du risque cardiovasculaire [6]). 

Une étude allemande randomisée et contrôlée, publiée dans la célèbre revue Diabetes Care, a également démontré que la prise de L. reuteri par 21 adultes tolérants au glucose, minces ou obèses, pendant 4 semaines, améliore la sécrétion d’incrétine GLP-1 (hormone jouant un rôle dans le fonctionnement des cellules Bêta du pancréas) qui sécrètent l’insuline (+49%). Les auteurs suggèrent que la consommation orale de cette souche microbiotique spécifique peut devenir une nouvelle approche thérapeutique pour améliorer la sécrétion d’insuline glucose-dépendante [7]. 

Une autre recherche a également mis en évidence que la prise de L. Reuteri permettait d’augmenter de 25% les taux de 25-hydroxyvitamine D circulantes. Au cours de cet essai contrôlé randomisé, 127 adultes en bonne santé ont pris L. Reuteri durant 9 semaines et à la fin de cette période leurs taux de vitamine D ont augmenté de près de 15 nmol/L, soit 25,5% d’augmentation. 

A la connaissance des chercheurs, c’est la première étude de ce type indiquant un lien étroit entre la prise orale d’une souche microbiotique et une augmentation du taux de vitamine D circulante [8]. 

Enfin, d’après une méta-analyse, une supplémentation en L. Reuteri pourrait réduire les saignements et l’inflammation en cas de parodontite (inflammation des gencives) [9] qui reste la principale origine du déchaussement dentaire. 

La meilleure souche à l’automne, pour votre immunité

Lactobacillus Rhamnosus, également appelé Lactobacillus GG en rapport avec les noms des deux chercheurs qui l’ont découvert dans le milieu des années 1980, Sherwood Gorbach et Barry Goldin est la souche microbiotique naturellement présente chez l’Homme la plus étudiée. 

Elle a notamment fait l’objet d’études où elle a démontré ses propriétés bénéfiques pour la santé, y compris la stimulation du système immunitaire (augmentation de l’activité phagocytaire des leucocytes et des macrophages) et une résistance accrue aux maladies infectieuse (en particulier virales) [10]. 

Plusieurs études et méta-analyses ont indiqué que cette souche microbiotique a la capacité de raccourcir la durée des diarrhées d’origine virale, surtout chez l’enfant (gastro-entérites virales). L’ESPGHAN, (Société Européenne de Gastroentérologie Pédiatrique), recommande l’utilisation de L. Rhamnosus pour prévenir et traiter ces diarrhées aiguës infantiles [11]. 

Un rapport de février 2005 de l’Afssa, citant des études finlandaises suggère que L. Rhamnosus, donné dans le biberon ou à la mère qui allaite, favorise la diminution des symptômes de dermatite atopique (eczéma) chez des enfants allergiques aux protéines du lait de vache [12] 

Une étude randomisée en double aveugle contre placebo a aussi démontré que L.Rhamnosus donné aux mères avant la naissance de leur enfant et à l’enfant pendant les 6 premiers mois de vie, conduisait à une nette diminution de la dermatite atopique [13]. 

La persistance de cet effet bénéfique a été retrouvée chez ces mêmes enfants à l’âge de quatre ans [14]. 

Empêcher l’absorption des métaux lourds

Une étude canadienne publiée dans le British Journal of Nutrition a mis en évidence sa très grande efficacité pour faciliter la perte de poids, notamment chez les femmes [15]. 

Certains chercheurs émettent l'hypothèse selon laquelle l'axe cerveau – intestin - a un impact sur le contrôle de la faim et de la satiété et que la prise de L. Rhamnosus peut faciliter la perte de poids en agissant sur cet axe [16]. 

L. Rhamnosus a également la propriété bien particulière de se combiner aux métaux lourds alimentaires et ainsi d’empêcher leur absorption. C’est ce que révèle une étude réalisée par des chercheurs canadiens sur 60 femmes enceintes et 44 enfants d’âge scolaire de Tanzanie. Après avoir réalisé que L. Rhamnosus, in vitro, était capable de chélater (fixer et absorber) les métaux lourds à son contact, ils l’ont ensuite testé in vivo dans des populations qui présentaient des taux élevés de mercure et d’arsenic dans le sang. Au terme de cette expérience (les deux derniers trimestres pour les femmes enceintes et 25 jours pour les enfants), ces taux de métaux lourds étaient significativement réduits dans le sang des femmes enceintes [17]. 

On conseille, en général, 1 gélule par jour à prendre loin des repas. 

Des microbiotes pour la flore vaginale !

La flore intime de la femme est composée de Lactobacilles de différentes espèces qui produisent un biofilm tapissant les parois vaginales et renforçant ainsi la barrière naturelle [18]. 

L’écosystème vaginal est très fragile et la raréfaction ou la disparition de certains lactobacilles, et notamment de L. Crispatus et de L. Gasseri, en raison d’agressions internes ou externes (antibiothérapie, savons inadaptés, douches vaginales, crèmes spermicides, stérilets, tampons hygiéniques…) ou de modifications hormonales (ménopause, grossesse, post-partum, contraceptifs oraux…) peut engendrer un déséquilibre du microbiote vaginal, c’est à dire une dysbiose vaginale responsable de certains troubles gynéco-urinaires. [19] 

Les recherches gynécologiques montrent que L. Crispatus est le marqueur de l’équilibre du microbiotevaginal. 

C’est la souche retrouvée le plus fréquemment chez les femmes européennes. 

Ses rôles sont divers : 

  • Elle produit de l’acide lactique et maintient ainsi l’acidité du milieu (pH acide) ; 
  • Elle synthétise des substances antimicrobiennes comme le peroxyde d’hydrogène H2O2 [20] 
  • Elle entre en compétition avec les pathogènes : bactéries ou champignons (Candida Albicans). 

D’autres études montrent que cette souche microbiotique se fixe parfaitement à la paroi vaginale [21]. 

Une petite étude réalisée sur 42 femmes a montré que la prise orale d’un mélange de L. rhamnosus et L. fermentum pendant 28 jours facilitait la formation d’une flore vaginale saine chez 90% des patientes. Cette étude confirme l'efficacité potentielle des lactobacilles administrés par voie orale pour restaurer et maintenir une flore urogénitale normale et saine [22]. 

Ces « complexes micobiotiques pour femme » sont particulièrement recommandés pour 

  • A chaque changement de la vie d’une femme (puberté, grossesse, accouchement, ménopause…) ; 
  • Lors d’infections bactériennes ou de mycoses, afin limiter les récidives ; 
  • En cas d’utilisation de stérilets ou utilisant de crèmes spermicides ; 
  • Pendant ou après une prise d’antibiotique pouvant déséquilibrer la flore vaginale. 

On conseille en général une gélule (gastro-résistante) jour en dehors des repas, à prendre avec un verre d’eau. 

Les psychobiotiques ou microbiotiques du stress

La communauté scientifique commence à bien cerner le rôle de certaines souches microbiotiques dans l’équilibre émotionnel comme l’indique une méta-analyse regroupant les essais randomisés [23] 

Il existe désormais des preuves convaincantes que la flore microbienne intestinale joue un rôle essentiel dans le maintien de la santé, bien au-delà des troubles intestinaux et que certaines substances neuro-actives sont produites par le microbiote intestinal et affectent ainsi certains paramètres neurologiques et psychiatriques comme le sommeil, l'appétit, l'humeur et la cognition. 

Des chercheurs irlandais ont ainsi défini « un psychobiotique comme un organisme vivant qui, lorsqu’il est ingéré en quantité suffisante, produit un avantage pour la santé des patients souffrant d’une maladie psychiatrique ». 

En tant que classe à part de microbiotiques, ces bactéries sont capables de produire et de délivrer des substances neuro-actives comme le gaba ou la sérotonine, qui agissent tous deux sur l'axe cerveau-intestin. 

Des études précliniques chez les rongeurs suggèrent que certains psychobiotiques possèdent, en effet, un rôle antidépresseur ou anxiolytique. De tels effets pourraient être orchestrés par le nerf vague, la moelle épinière ou encore le système endocrinien. 

Les chercheurs ont ainsi noté que des preuves s’accumulaient sur une souche spécifique Bifidobacterium Infantis, qui soulagerait les symptômes de la dépression et émettent l’hypothèse que ses bénéfices seraient reliés : 

  • A la restauration des concentrations normales de noradrénaline [24] 
  • Aux actions anti-inflammatoires au niveau du cerveau (on sait aujourd’hui qu’une inflammation à ce niveau est un facteur de risque de dépression car elle entraîne une perturbation dans la synthèse de sérotonine et de dopamine)

Une étude antérieure avait même démontré que la prise de Bifidobacterium Infantis avait augmenté les concentrations plasmatiques de tryptophane, le précurseur de la sérotonine (le neurotransmetteur de la régulation de l’humeur, de l’appétit et du sommeil) [25] 

Une action sur le côlon irritable

De multiples recherches ont ensuite mis en évidence le lien entre certains aliments fermentés (Rappelez-vous…le bon goût de la choucroute fermentée au petit déjeuner (lien) ! et donc certaines souches microbiotiques, et la santé mentale, et surtout l’anxiété et la dépression. Cette revue de la littérature scientifique montre entre autres que : 

  • L’administration de Lactobacillus Rhamnosus à des animaux soumis à un stress réduit leurs comportements anxieux et dépressifs. Ces changements sont attribués à une action directe sur certains récepteurs de neurotransmetteurs, et surtout sur ceux du gaba [26]. Le GABA est une petite molécule très abondante dans notre cerveau qui joue le rôle de messager chimique. 
  • Cette action sur le gaba correspond aux effets connus des anxiolytiques tels les benzodiazépines [27]. 
  • Dans une étude préclinique réalisée sur des rats et ensuite dans un essai clinique randomisé contre placebo sur l’Homme, la prise concomitante de Lactobacillus Helveticus et de L. Longum pendant 30 jours a permis d’améliorer significativement la dépression, la somatisation et de diminuer l’anxiété, la colère et le taux de cortisol, (hormone du stress), par rapport au placebo [28] [29]. 

Une étude française a également été réalisée avec L. Acidophilus chez des personnes atteintes du syndrome du côlon irritable souffrant de douleurs abdominales attribuées à une hypersensibilité viscérale. Les chercheurs ont mis en évidence que la prise de cette souche avait des propriétés calmantes et analgésiques, similaires aux effets de la morphine en agissant sur les récepteurs aux opioïdes et aux cannabinoïdes [30]. 

Peu onéreux et sans danger

Ces différentes souches de microbiotiques que l’on trouve, aujourd’hui associées dans de nombreuses formulations comme le « complexe psychobiotique » peuvent être conseillées, en complément de traitements spécifiques ainsi que du magnésium, certains acides aminés (lien) et de nombreuses plantes ou huiles essentielles en cas de : 

  • Stress chronique chez les anxieux et qui ont tendance à somatiser au niveau des intestins (troubles du transit, douleurs, spasmes…) 
  • En cas de fragilité psychologique ou de fatigue chronique. 

On en conseille, en général1 gélule par jour en dehors des repas, à prendre avec un verre d’eau. Ce sont donc des traitements peu onéreux et sans danger. 

Au début, un peu sceptique, je suis devenu un fervent défenseur et conseiller des microbiotiques et plus encore de ces souches plus spécifiques. J’ai constaté qu’elles facilitaient les résultats de traitements et de supplémentations plus spécifiques ou classiques. 

Faites-en, comme moi, l’expérience. 

Surveillez bien votre boîte aux lettres, 

Docteur Dominique Rueff 

 

 [1] Kadooka Y, Sato M, Ogawa A, Miyoshi M, Uenishi H, Ogawa H, Ikuyama K, Kagoshima M, Tsuchida T. Effect of Lactobacillus gasseri SBT2055 in fermented milk on abdominal adiposity in adults in a randomised controlled trial. Br J Nutr. 2013 Apr 25:1-8.

[2] Kadooka Y1, Sato M, Imaizumi K, Ogawa A, Ikuyama K, Akai Y, Okano M, Kagoshima M, Tsuchida T., Regulation of abdominal adiposity by probiotics (Lactobacillus gasseri SBT2055) in adults with obese tendencies in a randomized controlled trial., Eur J Clin Nutr. 2010 Jun;64(6):636-43. doi: 10.1038/ejcn.2010.19. Epub 2010 Mar 10.
[3] Sato M1, Uzu K, Yoshida T, Hamad EM, Kawakami H, Matsuyama H, Abd El-Gawad IA, Imaizumi K. Effects of milk fermented by Lactobacillus gasseri SBT2055 on adipocyte size in rats. Br J Nutr. 2008 May;99(5):1013-7. Epub 2007 Nov 1.
[4] Hamad EM1, Sato M, Uzu K, Yoshida T, Higashi S, Kawakami H, Kadooka Y, Matsuyama H, Abd El-Gawad IA, Imaizumi K. Milk fermented by Lactobacillus gasseri SBT2055 influences adipocyte size via inhibition of dietary fat absorption in Zucker rats. Br J Nutr. 2009 Mar;101(5):716-24. doi: 10.1017/S0007114508043808. Epub 2008 Aug 7.
[5] Kang JH1, Yun SI, Park MH, Park JH, Jeong SY, Park HO. Anti-obesity effect of Lactobacillus gasseri BNR17 in high-sucrose diet-induced obese mice. PLoS One. 2013;8(1):e54617. doi: 10.1371/journal.pone.0054617. Epub 2013 Jan 30.
[6] Afssa – Effets des probiotiques et prébiotiques sur la flore et l’immunité de l’homme adulte – Février 2005
[7] Diabetes Care. 2015 Oct;38(10):1827-34. doi: 10.2337/dc14-2690. Epub 2015 Jun 17.Simon MC1, Strassburger K2, Nowotny B1, Kolb H3, Nowotny P1, Burkart V1, Zivehe F1, Hwang JH1, Stehle P4, Pacini G5, Hartmann B6, Holst JJ6, MacKenzie C7, Bindels LB8, Martinez I8, Walter J9, Henrich B7, Schloot NC10, Roden M11. Intake of Lactobacillus reuteri improves incretin and insulin secretion in glucose-tolerant humans: a proof of concept.
[8] Jones ML1, Martoni CJ, Prakash S. Oral supplementation with probiotic L. reuteri NCIMB 30242 increases mean circulating 25-hydroxyvitamin D: a post hoc analysis of a randomized controlled trial. J Clin Endocrinol Metab. 2013 Jul;98(7):2944-51. doi: 10.1210/jc.2012-4262. Epub 2013 Apr 22.
[9] Martin-Cabezas R, Davideau JL, Tenenbaum H, Huck O. Clinical efficacy of probiotic as an adjunctive therapy to non-surgical periodontal treatment of chronic periodontitis: A systematic review and meta-analysis. J Clin Periodontol. 2016 Mar 11.
[10] Gill HS1, Rutherfurd KJ, Prasad J, Gopal PK. Enhancement of natural and acquired immunity by Lactobacillus rhamnosus (HN001), Lactobacillus acidophilus (HN017) and Bifidobacterium lactis (HN019). Br J Nutr. 2000 Feb;83(2):167-76.
[11] Guarino A1, Ashkenazi S, Gendrel D, Lo Vecchio A, Shamir R, Szajewska H; European Society for Pediatric Gastroenterology, Hepatology, and Nutrition; European Society for Pediatric Infectious Diseases. European Society for Pediatric Gastroenterology, Hepatology, and Nutrition/European Society for Pediatric Infectious Diseases evidence-based guidelines for the management of acute gastroenteritis in children in Europe: update 2014. J Pediatr Gastroenterol Nutr. 2014 Jul;59(1):132-52. doi: 10.1097/
[12] Majamaa H1, Isolauri E. Probiotics: a novel approach in the management of food allergy. J Allergy Clin Immunol. 1997 Feb;99(2):179-85.
[13] Sanchez M1, Darimont C2, Drapeau V3, Emady-Azar S4, Lepage M5, Rezzonico E2, Ngom-Bru C5, Berger B2, Philippe L4, Ammon-Zuffrey C2, Leone P2, Chevrier G6, St-Amand E6, Marette A6, Doré J1, Tremblay A1. Effect of Lactobacillus rhamnosus CGMCC1.3724 supplementation on weight loss and maintenance in obese men and women. Br J Nutr. 2014 Apr 28;111(8):1507-19. doi: 10.1017/S0007114513003875. Epub 2013 Dec 3.
[14] Kalliomäki M1, Salminen S, Poussa T, Arvilommi H, Isolauri E. Probiotics and prevention of atopic disease: 4-year follow-up of a randomised placebo-controlled trial. Lancet. 2003 May 31;361(9372):1869-71.
[15] Sanchez M1, Darimont C2, Drapeau V3, Emady-Azar S4, Lepage M5, Rezzonico E2, Ngom-Bru C5, Berger B2, Philippe L4, Ammon-Zuffrey C2, Leone P2, Chevrier G6, St-Amand E6, Marette A6, Doré J1, Tremblay A1. Effect of Lactobacillus rhamnosus CGMCC1.3724 supplementation on weight loss and maintenance in obese men and women. Br J Nutr. 2014 Apr 28;111(8):1507-19. doi: 10.1017/S0007114513003875. Epub 2013 Dec 3.
[16] Sanchez M1, Darimont C2, Panahi S3, Drapeau V4, Marette A5, Taylor VH6, Doré J7, Tremblay A8. Effects of a Diet-Based Weight-Reducing Program with Probiotic Supplementation on Satiety Efficiency, Eating Behaviour Traits, and Psychosocial Behaviours in Obese Individuals. Nutrients. 2017 Mar 15;9(3). pii: E284. doi: 10.3390/nu9030284.
[17] Bisanz JE, Enos MK, Mwanga JR1, Changalucha J1, Burton JP, Gloor GB2, Reid G3. Randomized open-label pilot study of influence of probiotics and the gut microbiome on toxic metal levels in Tanzanian pregnant women and school childrenMBio. 2014 Oct 7;5(5):e01580-14. doi: 10.1128/mBio.01580-14.
[18] Vásquez A1, Jakobsson T, Ahrné S, Forsum U, Molin G. Vaginal lactobacillus flora of healthy Swedish women. J Clin Microbiol. 2002 Aug;40(8):2746-9.
[19] Verhelst R1, Verstraelen H, Claeys G, Verschraegen G, Van Simaey L, De Ganck C, De Backer E, Temmerman M, Vaneechoutte M. Comparison between Gram stain and culture for the characterization of vaginal microflora: definition of a distinct grade that resembles grade I microflora and revised categorization of grade I microflora. BMC Microbiol. 2005 Oct 14;5:61.
[20] HYPERLINK « https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/?term=Antonio%20MA%5BAuthor%5D&cauthor=true&cauthor_uid=12734221 » Antonio MA1, Hillier SL. DNA fingerprinting of Lactobacillus crispatus strain CTV-05 by repetitive element sequence-based PCR analysis in a pilot study of vaginal colonization. J Clin Microbiol. 2003 May;41(5):1881-7.
[21] Kwok L1, Stapleton AE, Stamm WE, Hillier SL, Wobbe CL, Gupta K. Adherence of Lactobacillus crispatus to vaginal epithelial cells from women with or without a history of recurrent urinary tract infection. J Urol. 2006 Nov;176(5):2050-4; discussion 2054.
[22] Reid G1, Beuerman D, Heinemann C, Bruce AW. Probiotic Lactobacillus dose required to restore and maintain a normal vaginal flora. FEMS Immunol Med Microbiol. 2001 Dec;32(1):37-41.
[23] Afssa – Effets des probiotiques et prébiotiques sur la flore et l’immunité de l’homme adulte – Février 2005
[24] Huang R1, Wang K2, Hu J3.Effect of Probiotics on Depression: A Systematic Review and Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials. Nutrients. 2016 Aug 6;8(8). pii: E483. doi: 10.3390/nu8080483.
[25] Kali A1Psychobiotics: An emerging probiotic in psychiatric practice. Biomed J. 2016 Jun;39(3):223-4. doi: 10.1016/j.bj.2015.11.004. Epub 2016 Aug 9.
[26] Le principal neurotransmetteur inhibiteur du système nerveux central et joue un rôle dans la régulation de nombreux processus physiologiques et psychologiques.
[27] Bravo JA, Forsythe P, Chew MV, Escaravage E, Savignac HM, Dinan TG, Bienenstock J, Cryan JF: Ingestion of Lactobacillus strain regulates emotional behavior and central GABA receptor expression in a mouse via the vagus nerve. Proc Natl Acad Sci U S A. 2011, 108: 16050-16055. 10.1073/pnas.1102999108
[28] Messaoudi M, Lalonde R, Violle N, Javelot H, Desor D, Nejdi A, Bisson JF, Rougeot C, Pichelin M, Cazaubiel M, Cazaubiel JM: Assessment of psychotropic-like properties of a probiotic formulation (Lactobacillus helveticusR0052 and Bifidobacterium longum R0175) in rats and human subjects. Br J Nutr. 2011, 105: 755-764. 10.1017/S0007114510004319
[29] Messaoudi M, Violle N, Bisson JF, Desor D, Javelot H, Rougeot C: Beneficial psychological effects of a probiotic formulation (Lactobacillus helveticus R0052 and Bifidobacterium longum R0175) in healthy human volunteers. Gut Microbes. 2011, 2: 256-261. 10.4161/gmic.2.4.16108.
[30] Rousseaux C1, Thuru X, Gelot A, Barnich N, Neut C, Dubuquoy L, Dubuquoy C, Merour E, Geboes K, Chamaillard M, Ouwehand A, Leyer G, Carcano D, Colombel JF, Ardid D, Desreumaux P. Lactobacillus
Découvrez en plus ici : https://www.lettre-docteur-rueff.fr/quelques-milliards-sante/#y7CPYCGdIa5f5uOZ.99

 

 

La Lettre du Professeur Joyeux du 07/01/2016

Prébiotiques et probiotiques : des merveilles de la nature

 


Je reçois beaucoup de questions concernant prébiotiques et probiotiques. 

C'est un sujet capital, car loin d’être une "mode", leur action pour notre santé est décisive. Ils ne se contentent pas de réduire au silence les troubles digestifs (ballonnements, diarrhées, constipation…) : ils sont essentiels à la force de notre système immunitaire et peuvent contribuer à prévenir de nombreuses maladies, de l’eczéma à Alzheimer en passant par la fibromyalgie. 

Pour mieux les connaître et savoir comment les trouver naturellement, j’ai interrogé notre meilleur conseiller en micro-nutrition, notre fils aîné Jean Joyeux (il est enseignant en nutrition et micronutrition, coach et consultant en nutrition, intervenant à l’université de Bourgogne, spécialisé en nutrition sportive). 

Question 1 – De nombreuses personnes confondent pré- et probiotiques, mais de quoi s’agit-il ?

Les prébiotiques sont des fibres végétales. 

Leur particularité est d’être à la source des « probiotiques », ces bactéries de la flore intestinale indispensables à la vie. Notre organisme ne peut pas entretenir une bonne flore intestinale, riche de ces fameuses « bactéries probiotiques », sans une bonne alimentation riche en « fibres prébiotiques ». 

Question 2 – Où trouve-t-on les prébiotiques ?

Les prébiotiques sont dans nos aliments, particulièrement dans les végétaux. 

Les fibres des fruits et légumes sont celles qui nourrissent les « bonnes » bactéries intestinales et les aident à se reproduire. Ce sont des « glucides » ou sucres complexes naturels, bien différents des sucres simples ou raffinés néfastes pour la santé. Ces glucides complexes ne sont pas digérés par le tube digestif haut, mais beaucoup plus bas dans le gros intestin, particulièrement dans le côlon droit (caecum et côlon ascendant). Ils ne sont donc pas assimilés par les humains et ne sont pas source d’énergie pour nos cellules, mais bien pour les bactéries de notre flore intestinale. 

Parmi les sucres complexes présents dans les végétaux, on trouve la cellulose qui est un glucide non assimilable, donc fait partie de la catégorie des fibres. 

Question 3 – Les fruits peuvent-ils aussi en apporter ?

Il y a d’autres types de fibres, de plus petites dimensions, qui sont très importantes : les fructo-oligosaccharides (également appelés « FOS »), présents comme leur nom l’indique dans les fruits, particulièrement quand ils sont frais et de saison. 

Les spécialistes parlent également de l’inuline qui est un mélange de fructose et d’autres sucres simples, présents naturellement dans de nombreuses plantes. Ces fibres alimentaires sont aussi appelées « fructanes ». 

Les sources de fibres sont nombreuses dans notre alimentation et sont exclusivement végétales. Les céréales complètes en contiennent beaucoup, mais aussi les fruits, les légumes, les légumineuses… Ces aliments doivent donc constituer une grande part de notre alimentation. 

Question 4 – Toutes les fibres ne sont-elles pas les mêmes ? Il y a les solubles et les insolubles, quelles différences ?

On doit faire la différence entre les fibres solubles (pectines dans la peau des pommes et de nombreux autres fruits, dans les algues, inuline présente dans de nombreux fruits et légumes…), et des fibres insolubles (les lignines, le son…). 

Les fibres insolubles, plus ou moins dures, jouent le rôle d’un balai des déchets digestifs dans le côlon et le rectum, mais peuvent également avoir un effet irritant quand on en abuse, jusqu’à créer des petites rectorragies (émissions de sang dans les selles).  

Les fibres solubles, en revanche, apportent de l’eau, des vitamines, des oligoéléments, et participent activement à l’entretien de la paroi digestive. Elles subissent ensuite, dans le gros intestin, la fermentation par les bactéries de la flore intestinale qui s’en nourrissent. Les bifidobactéries et les lactobacilles sont les familles de micro-organismes typiques du microbiote intestinal les plus étudiées.  

Question 5 – Les fibres peuvent être crues dans les fruits, mais il faut bien les cuire quand on consomme des céréales et les légumineuses ?

Pas nécessairement. C’est systématiquement le cas dans les préparations industrielles qui utilisent des cuissons excessives pour garantir la durée de conservation des aliments et réduire le risque bactérien. On a trop souvent l’idée que les légumes doivent forcément être cuits, et les méthodes de cuisson sont la plupart du temps mal maîtrisées. On cuit trop longuement, ou à trop haute température, ou encore sous pression, ou au micro-onde… Mais on y perd énormément d’un point de vue gustatif. 

Rappelons que les vitamines et les antioxydants contenus dans les végétaux sont « thermolabiles », c’est-à-dire très sensibles à la température, mais aussi à la pression ou aux phénomènes énergétiques déclenchés dans le four à micro-ondes. Les pertes concernent donc aussi l’apport vitaminique, et c’est vraiment une chose à éviter, particulièrement aujourd’hui. 

Dans le cas des fibres, les cuissons excessives transforment une partie des fibres et des sucres complexes en sucres simples. Ce sont des sucres qu’on pourrait qualifier de « cachés », qui n’auront que de mauvais effets sur la flore intestinale et sur la santé. L’excès de cuisson n’est pas bon pour la santé, apporte de l’amertume aux fruits, à tel point que pour une simple compote, on en arrive à ajouter du sucre, alors que les sucres déjà présents dans les fruits devraient amplement suffire ! 

Idéalement les fruits ne doivent pas être consommés cuits, mais seulement frais, de saison et si possible BIO. 

Certaines personnes qui ont des diverticules sur le côlon gauche en particulier (petites hernies sur les bords de l’intestin qui peuvent s’infecter et en rétrécir le calibre), ont des difficultés à consommer des fibres. On leur prescrit une alimentation souvent sans résidus ou avec le minimum de résidus. C’est une méthode qui supprime le mal-être dans l’immédiat mais qui ne doit pas être maintenue à long terme. 

Ces patients peuvent en réalité consommer des fibres solubles ou douces appartenant à certains fruits, tels petites bananes, mandarines, poires et pommes sans la peau, fraises… Il faut prendre la précaution de les réintroduire très progressivement, plutôt en début de repas, en les mastiquant bien. On déconseille dans un premier temps les oranges, pamplemousses, ananas, grenades, sauf leurs jus frais. 

La cuisson est donc à éviter pour les aliments à fibres solubles, au contraire des aliments à fibres insolubles. 

Pour que les fibres des céréales et des légumineuses (haricots, lentilles, pois-chiches…) jouent leur rôle sans mauvais effets, on doit les faire tremper quelques heures, puis les cuire al dente. Ainsi la mastication pourra jouer son rôle, c’est-à-dire préparer la digestion – commencée dans le palais des saveurs – qui se poursuivra dans l’estomac, puis l’intestin grêle, avec les liquides fabriqués par le foie (le bile) et le pancréas. 

Question 6 – Quelles sont les fonctions les plus importantes des prébiotiques ?

Les 8 fonctions essentielles des fibres prébiotiques pour votre santé

  • L’absorption de minéraux, en particulier du calcium et du magnésium dans le côlon. N’oubliez pas que le meilleur calcium est celui qu’apportent les végétaux et non pas les produits laitiers animaux dont le calcium n’est absorbé qu’à 30 % au maximum. Elles sont également riches en potassium qui lutte contre l’acidification des tissus et régule favorablement la tension artérielle.

  • La diminution des pertes calciques qui mettraient en danger le tissu osseux en provoquant l’ostéoporose. Point n’est besoin de médicaments contre cette maladie, même s’ils sont proposés systématiquement autour de l’âge de la ménopause avec des arguments scientifiques manipulés. Ils sont un autre scandale sanitaire, car authentiquement dangereux et rigoureusement inefficaces contre l’ostéoporose.

  • L’abaissement des taux des lipides sanguins, surtout les triglycérides.

  • La stimulation de l’immunité, car la flore intestinale joue un rôle d’activateur et de régulateur des fonctions immunitaires. En entretenant une bonne muqueuse intestinale, on limite le risque allergique et de pathologie auto-immune.

  • L’effet protecteur contre le cancer du côlon par la formation d’acides gras à chaînes courtes (butyrique, propionique, acétique) qui représentent l’énergie princeps des cellules du côlon, stimulent leur renouvellement et leur spécialisation tout en inhibant leur cancérisation.

  • La réduction de la constipation avec meilleure consistance de selles facilitant les évacuations. Les fibres conditionnent le poids des selles mais également leur niveau d’hydratation.

  • La formation des gaz par la fermentation : 5 gaz principaux : 20 à 80 % d’azote, 10 à 40 % de gaz carbonique, 5 à 20 % d’hydrogène et 1 à 20 % de méthane… Des gaz non odorants, et normalement peu abondants… si vous avez l’habitude de consommer des végétaux à chaque repas.

  • Le besoin de mastication, qui accélère l’apparition de la satiété, et ralentit l’entrée du sucre dans le sang. Ces effets permettent de prévenir l’obésité, les troubles métaboliques et le diabète.

Question 7 – Et les probiotiques ?

Le premier à s’y être intéressé fut l’Ukrainien devenu Français Ilya Ilitch Metchnikov, qui reçut le prix Nobel de médecine en 1908. Le terme de probiotique s’oppose à antibiotique, il date de 1965. 

Selon l’OMS et l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la définition officielle des probiotiques est : « micro-organismes vivants qui, lorsqu'ils sont ingérés en quantité suffisante, exercent des effets positifs sur la santé, au delà des effets nutritionnels traditionnels ». 

Ce sont en réalité pour l’essentiel des ferments lactiques, micro-organismes et type bactérien (et non pas levures) présents dans notre tube digestif de haut en bas, à des concentrations variables (très peu dans l’estomac, énormément dans le gros intestin). 

Question 8 – Ce sont donc des bactéries, des micro-organismes non dangereux, utiles à notre santé ?

Par définition ces bactéries n’ont pas d’effet pathogène, ce qui fait d’elles d’authentiques « bons microbes ». On compte plus de 1000 espèces différentes dans notre flore intestinale (également appelée « microbiote »), représentant 100 000 milliards de micro-organismes et pesant entre 1,5 et 3 kg. Plusieurs milliers d’études poussent les spécialistes à parler d’un véritable organe, tant les fonctions physiologiques du microbiote sont importantes pour la santé. Une partie de ce microbiote est constituée de ces fameux probiotiques. 

Evidemment, les traitements antibiotiques comme les chimiothérapies qui raccourcissent la vie des cellules ou organismes en multiplication – à n’utiliser seulement que s’ils sont vraiment nécessaires – détruisent facilement tout ou partie de la flore intestinale. 

C’est ce qui explique l’intérêt des prescriptions de compléments sous forme de ferments lactiques – sorte de réensemencement de la flore intestinale – associés aux antibiothérapies et aux chimiothérapies. Les effets à long terme des probiotiques de qualité sont d’ailleurs clairement bénéfiques, en fonction des souches bactériennes utilisées. 

Question 9 – Notre flore intestinale peut donc varier de saison en saison ? C’est notre microbiote intestinal ?

Il faut ajouter que la flore intestinale ou microbiote est en perpétuelle évolution en fonction de ce que nous mangeons : 

  • Trop de protéines animales et c’est la constipation, les mauvaises odeurs, les colites à bas bruit ou les douleurs intestinales récurrentes. 

  • Trop de glucides assimilables (pain, riz blanc, pâtes, pâtisseries, sucreries…) et c’est l’inverse : diarrhées, ballonnements non odorants… 

  • Trop d’antibiotiques, et les symptômes d’irritation intestinale, d’affaiblissement de l’immunité, de mauvais transit apparaissent… 

Question 10 – Il faut donc savoir bien composer son repas, et bien comprendre ce qui se passe dans tout notre tube digestif, de haut en bas

La composition de chaque repas doit donc toujours comprendre plusieurs portions de fruits et légumes, car les fibres qu’ils apportent permettront de nourrir la « bonne flore intestinale ». 

Ces probiotiques pourront parfois assister le changement alimentaire ou rééquilibrer une flore défectueuse, mais ils ne remplaceront pas à long terme une alimentation équilibrée. Ces organismes vivants sont nécessaires aux fonctions digestives et à l’équilibre des organes concernés, et ce « de haut en bas ». 

Chaque jour, avec nos boissons et l’eau contenue dans les aliments, notre tube digestif voit passer jusqu’à 10 litres de liquide au total. 

  • Nos glandes salivaires peuvent fabriquer jusqu’à 1,5 litre de salive à pH alcalin. Dans notre palais des saveurs, nous avons environ 100 000 germes polymorphes. 

  • Notre estomac fabrique 1 litre de liquide gastrique à pH acide et contient en revanche peu de germes (100 à 1000). 

  • Notre foie fabrique environ 1 litre de bile, dont le pH alcalin, qui est stérile (ne contient pas de bactéries). 

  • Notre pancréas fabrique environ 1 litre de liquide pancréatique à pH alcalin, également stérile. 

  • Notre intestin grêle de 4 à 6 mètres de longueur fabrique 1 litre par mètre et contient 10 000 à 1 million de germes. 

  • Notre côlon réabsorbe les liquides et est le principal site de développement des colonies bactériennes (jusqu’à 100 milliards !!). 

Question 11 – Comment les prébiotiques et les probiotiques ont-ils des actions spécifiques ?

Les 7 fonctions essentielles des probiotiques pour notre santé. 

  • L’entretien de la paroi intestinale, car nos entérocytes et colonocytes ou colocytes (cellules intestinales du grêle et des côlons) vivent au maximum 4 jours, et donc se renouvellent sans cesse. C’est ce qu’on appelle l’entéropoïèse intestinale. Les cellules finissant leur vie sont éliminées régulièrement dans les déchets.  

  • La prévention de la porosité intestinale qui laisserait passer des molécules ou nutriments non digérés, et donc potentiellement allergéniques, voire antigéniques. Cette porosité provoque beaucoup de malabsorption et laisse passer des toxines dangereuses pour tous les organes, du foie au cerveau en passant par les tendons, les articulations, les os…  

  • La synthèse de vitamines : la vitamine K (nécessaire en particulier à la coagulation du sang en cas d’hémorragie, au niveau d’une petite plaie) ; la vitamine B9 ou acide folique (nécessaire pour prévenir l’anomalie nerveuse de naissance dans la région lombaire et du sacrum qui se ferme mal, créant le spina bifida) ; la vitamine B12 (essentielle au fonctionnement du système nerveux central, en particulier à la protection de la gaine de myéline autour des fibres nerveuses qui permet le passage de l’influx nerveux), fabriquée par les probiotiques, n’est pas absorbée au niveau intestinal. Elle a besoin de la protéine spéciale (facteur intrinsèque) fabriquée par l’estomac pour être absorbée plus loin au niveau intestinal. 

  • L’absorption des nutriments (aliments qui ont subi la digestion) pour passer la barrière intestinale et se déverser dans le sang, en direction du foie. 

  • L’activation du système immunitaire : en effet, des globules blancs immatures « apprennent leur métier » sous la muqueuse intestinale, dans des dômes lymphoïdes appelés « plaques de Peyer », au contact des bactéries de la flore endogène. 

  • La protection contre les bactéries pathogènes parfois présentes dans l’intestin, grâce à la production d’anticorps de type immunoglobulines A, dites « sécrétoires » (IgAs). 

  • La régulation de la réponse immunitaire : sans flore intestinale, nous serions allergiques à tout. Une bonne flore intestinale est associée à un très faible potentiel allergique, alors qu’un fort déséquilibre de la flore intestinale est associé systématiquement à un terrain allergique. 

Question 12 – Ainsi, notre tube digestif a un rôle immunitaire majeur ?

Oui, 80 % de notre immunité a pour origine notre tube digestif, dont l’équilibre est directement dépendant de ce que nous mangeons. Une bonne immunité s’obtient et s’entretient donc en mangeant tous les jours beaucoup de fruits et légumes… Frais et de saison ! Le minimum est un total de 5, mais 5 de chaque, c’est mieux ! 

Le rétablissement de la santé intestinale est l’un des premiers traitements des maladies auto-immunes. La liaison entre nos habitudes alimentaires et leurs conséquences épigénétiques sur différents organes et tissus du corps ne sont pas immédiates, ni évidentes. 

Question 13 – La mauvaise santé intestinale a donc des conséquences très différentes selon les personnes ?

Une mauvaise santé intestinale peut, selon les susceptibilités génétiques de la personne, créer des maladies : 

  • De la peau : eczéma, lupus érythémateux, sclérodermie, vitiligo… 

  • Digestives : gastrites, pancréatites, hépatites, maladie de Crohn, rectocolites, cancers colorectaux… 

  • De la thyroïde : thyroïdite auto-immune 

  • Musculaires et ostéo-articulaires : fibromyalgie, spondylarthrite, polyarthrites, rhumatismes de tous les âges 

  • Neurologiques : sclérose en plaques (SEP), sclérose latérale amyotrophique (SLA), Alzheimer et Parkinson… 

  • Cardiovasculaires : inflammation cardiaque et péricardique, artérites, athérosclérose…  

  • Respiratoires : sarcoïdose, pneumonie interstitielle… 

  • Précancéreuses du système immunitaire: lymphopathies bénignes ou malignes tels les lymphomes de plus en plus nombreux 

  • Métaboliques : diabète, dyslipidémies, syndrome métabolique, surpoids, obésité… 

Question 14 – Où pouvons-nous trouver des probiotiques ?

Vous l’avez compris, ce sont les prébiotiques (donc les fibres végétales solubles) présents dans notre alimentation quotidienne qui sont à la source de la formation des probiotiques de notre flore intestinale. 

Leur abondance dans les végétaux exige, si nous voulons en profiter, de longuement mastiquer les fibres végétales pour empêcher l’action des phytates. 

Ces molécules complexes que sont les phytates, sont des composés phosphorés liés à certains métaux tels le fer, et empêchent son absorption par l'intestin. 

On peut aussi recourir ponctuellement à l’utilisation des supplémentations en ferments lactiques (également appelés probiotiques). 

Pour avoir un effet positif sur la flore intestinale, il faut que les souches probiotiques aient été correctement sélectionnées, et soient apportées en quantités suffisantes à chaque prise (au moins 10 milliards). 

Pour un enfant en bas âge, les études concluent à 15 à 30 jours de cure. Pour un adulte, 1 à 2 mois sont recommandés. 

Ce type de supplémentation est à recommander en cas de cure d’antibiotiques, de gastro-entérite, de colopathies ou d’infections à répétition. 

Il est important de souligner que la supplémentation en probiotiques de longue durée ne sera jamais aussi efficace qu’un réel changement alimentaire : manger beaucoup de fruits et légumes, de manière absolument quotidienne. 

Question 15 – Est-il vrai que les probiotiques sont aussi présents dans les pollens ? 

C’est exact, le pollen peut jouer le rôle de probiotique protégeant notre tube digestif de la flore pathogène. Le pollen contient 1 à 10 millions de ferments lactiques par gramme. 

Cette flore est parfaitement conservée par la congélation et détruite si l’on sèche le pollen. Ce système microbien empêche tout germe de putréfaction de s’établir dans le pollen. 

L’INRA de Toulouse a pu montrer que le pollen frais peut inhiber in vitro 7 germes pathogènes : les Proteus vulgaris et mirabilis souvent responsables d’infections urinaires ; le Staphylococcus aureus responsable d’intoxications alimentaires avec risques de septicémie ; la Yersinia enterocolitica. 

Le pollen de ciste frais a des effets favorables pour soigner autant la rectocolite que la maladie de Crohn. Il permet la régénération de la première couche des cellules intestinales qui se renouvellent tous les 2 ou 3 jours. Le dégel en 12 heures du pollen frais le rend inactif. Actif, il faut le faire fondre dans la bouche. 

Ainsi l’effet probiotique du pollen de ciste est supérieur à celui des probiotiques classiques présentés comme compléments alimentaires : Bion, Immuno et en particulier Actimel. Pour ce dernier produit de Danone, toutes les campagnes de publicité étaient basées sur des allégations santé, donnant à ces produits un vernis « santé », au point de parler d’« alicaments »mi-aliments, mi-médicaments. Il ne faut pas se faire avoir par ces publicités qui n’ont pour but que nous faire consommer et consommer encore. 

 
sam. 28/04/2012 09:46
À :
SANTE NATURE INNOVATION

Écrire commentaire

Commentaires: 0