COUPE MENSTRUELLE ET AUTRES ALTERNATIVES BIO

Coupe menstruelle
on adopte ou pas ?

Article paru dans le journal nº 48  Acheter ce numéro
  • La coupe menstruelle révolutionne discrètement les protections intimesLa coupe menstruelle révolutionne discrètement les protections intimes

Avec son nom un peu technique et sa forme étonnante, la coupe menstruelle est en train de révolutionner discrètement les protections intimes. Face aux tampons ou serviettes périodiques jetables et toujours plus absorbants, celle qu’on appelle aussi « la cup » recueille le flux menstruel au lieu de le retenir. Écologique et réutilisable pendant des années, elle prend soin de la physiologie des femmes, à condition de respecter certaines règles d’hygiène. Une récente étude pointe les dangers de certaines coupes menstruelles face au risque de choc toxique. L’occasion de faire le point sur ses avantages et ses limites.

Une femme utilise en moyenne 11 000 tampons au cours de sa vie. Un petit produit simple et pratique qui va l’accompagner étroitement, cinq jour par mois, durant trente à quarante ans... mais sur lequel elle sait bien peu de choses. Car aujourd’hui, en Europe, aucune réglementation n’oblige les fabricants à communiquer sur la composition exacte des tampons hygiéniques. Les règles étant considérées comme un phénomène physiologique normal, les tampons entrent dans la catégorie des produits de consommation classique. Seuls les articles classés dispositifs médicaux sont soumis à un détail exhaustif dès l’emballage. Un flou dangereux qui s’appuie sur un tabou à la peau dure, relatif au sang féminin.

Tampons : des protections pas si sûres

Pourtant, des études lèvent le voile sur le caractère potentiellement toxique des tampons pour la santé des utilisatrices. En août 2016, le Secrétariat d’État à la Consommation lançait une batterie d’analyses sur six grandes marques du commerce, révélant la présence chez chacune d’une faible dose de dioxines. Ces résidus chimiques qui s’éliminent difficilement de l’organisme, cités par l’OMS parmi les plus dangereux au monde, proviennent du blanchiment de la cellulose utilisée pour fabriquer les tampons. Naturellement brune, elle subit un processus industriel de blanchiment au chlore, précurseur des dioxines.

Les dioxines peuvent interférer avec le système hormonal, affaiblir le système immunitaire et causer des cancers. Elles sont aussi impliquées dans le développement de l’endométriose, une maladie qui endommage le système reproducteur féminin et diminue la fertilité. Les résultats ont aussi mis au jour la présence de phtalates, des perturbateurs endocriniens, et celle du glyphosate, une molécule que l’on retrouve également dans l’herbicide Round Up.

Des coupes de qualité médicale

La coupe menstruelle n’est pas plus un dispositif médical que les tampons. Elle aussi est considérée comme un produit d’hygiène courant. Elle peut donc s’acheter librement, sans ordonnance, et c’est tant mieux. En revanche, c’est la transparence côté matériau. L’enjeu principal dans la fabrication d’une coupe menstruelle, c’est sa souplesse pour pouvoir s’insérer facilement.

Les premières coupes, commercialisées aux États-Unis dans les années 1930, étaient en silicone. Si à l’époque, le produit n’a pas suscité un véritable engouement (et pour cause, les tampons faisaient leur apparition en même temps que la publicité), la plupart des coupes actuelles sont fabriquées en silicone médical hypoallergénique ou en latex, et sont sans parfum. En cas d’allergie, on trouve facilement des coupes en élastomère thermoplastique (TPE), employé dans la fabrication des cathéters. On peut se procurer des coupes menstruelles essentiellement en pharmacie et sur Internet, où quelques marques françaises inspirent confiance.


Recueillir le sang plutôt que le retenir

Le tampon est conçu pour retenir le flux menstruel. Conséquence : il enferme les muqueuses avec le produit, générant un milieu de culture idéal pour le développement de toxines. La coupe, elle, ne bloque pas l’écoulement naturel. Sa forme en cloche se place à l’intérieur du vagin comme un petit réceptacle. On ne cherche plus à absorber ni à bloquer, mais à faciliter la sortie de ce qui est prêt à être évacué. Comme pour toutes les autres protections qu’il faut changer régulièrement, il reste néanmoins indispensable de vider la coupe une à deux fois par jour.

À l’inverse du tampon qui s’ouvre en corolle pour adhérer aux parois internes, la coupe menstruelle est creuse. Elle diminue ainsi les risques de sécheresse vaginale. On sait par ailleurs que, pendant les règles, une femme perd aussi des sécrétions dont le but est de protéger la flore, qu’il est important de ne pas empêcher.

La coupe ne protège pas du risque de choc toxique

Ouverte à l’intérieur et hermétique à l’air, la coupe diminue le risque de choc toxique, mais ne le supprime pas. Cette maladie rare, qui peut se révéler mortelle, est causée par un staphylocoque doré dont environ 20 % des femmes seraient porteuses. Généralement combattue par nos anticorps, la bactérie va profiter de la chaleur et du confinement du vagin pour proliférer et passer dans le sang.

Chute de tension, fièvre, éruption cutanée : les symptômes sont graves.

Devant la recrudescence des cas de chocs toxiques en France, des chercheurs de l’université de Lyon ont lancé une collecte nationale de tampons usagés. L’idée : rechercher la bactérie dans le fluide menstruel et mieux comprendre son développement. L’analyse de plus de 700 tampons et coupes a établi qu’aucune des protections utilisées « ne favorise la croissance et la production de la toxine responsable des chocs toxiques ». Bonne nouvelle. Pourtant, d’après une étude qu’ils ont menée en parallèle, deux marques de coupes menstruelles seraient plus favorables que les autres protections à la croissance du staphylocoque doré.

Comme le fait remarquer Audrey Gloaguen (auteur de Tampon, notre ennemi intime, documentaire diffusé sur France 5), dans des propos repris par Elise Thiébaut sur son blog (auteur de Ceci est mon sang : petite histoire des règles, éditions La Découverte), « ces résultats vont à l’inverse de ce que dit la littérature scientifique jusqu’à présent, et à l’inverse de ce que dit le microbiologiste de l’université de médecine de New York Philip Tierno, qui travaille sur ce sujet depuis depuis 37 ans et dont l’expertise est mondialement reconnue ».

En tout état de cause, que ces résultats d’étude soient vrais ou faux, ce qui est en cause ici dans le développement bactérien est l’arrivée d’air, donc d’oxygène, provenant du mauvais positionnement des cup. Le problème est donc plus à rechercher du côté d’un « défaut d’information des utilisatrices ». Selon l’étude, la coupe ne devra pas être portée durant la nuit, ni au-delà de 6 heures le jour.

1 coupe tous les 10 ans, une pratique d’avenir

Écologique, respectueuse de la physiologie féminine, la coupe menstruelle est aussi économique. Avec un coût moyen de 25 euros pour une durée d’utilisation moyenne de 10 ans, c’est sans conteste la protection intime la plus pratique jamais inventée pour les femmes. Ceci à deux détails près : la pose et l’entretien. Des gestes techniques qui, certes, ne sont pas innés, mais qui s’apprennent rapidement, y compris chez les toutes jeunes filles qui peuvent sans danger porter une coupe dès les premières règles.

C’est d’ailleurs ce qui rend son usage intéressant : au-delà du produit utile et de la solution de santé, la coupe menstruelle reflète le souhait des femmes de se réapproprier leur corps. Elle s’inscrit dans une nouvelle manière de penser ses règles. Loin des tampons avec applicateurs, la coupe demande de connaître son anatomie, donc de la toucher. Les tutoriels vidéos pour partager expériences et conseils témoignent d’une transmission décomplexée de femmes à femmes. Ludique et libératrice.

L’insertion : trouver son style

D’abord, il faut choisir la bonne taille. La grande majorité des marques en proposent deux : l’une conseillée pour les femmes de moins de 30 ans ou qui n’ont jamais accouché par voie basse, l’autre pour les femmes plus âgées ou ayant déjà accouché de cette manière. Bien sûr, il ne s’agit là que de suggestions. D’autres critères peuvent entrer en ligne de compte comme un flux abondant, la corpulence ou une pratique sportive intense qui a tendance à tonifier les muscles du périnée.

Insérez la coupe dans une position confortable, debout avec une jambe relevée ou allongée par exemple. Deux méthodes de pliage : en C, en pressant les deux bords l’un contre l’autre puis en les pliant de manière à former un C (ou un U) ou bien en « punch down », c’est-à-dire en crochetant le bord de manière à créer un bec. La coupe va se déployer une fois à l’intérieur et rester en place grâce à un effet ventouse, garantie précieuse contre les fuites. Elle se positionne moins profondément qu’un tampon et il faut que la petite tige soit positionnée vers l’extérieur. La sentir à l’entrée du vagin permet de s’assurer que la coupe a été mise correctement. Pour plus de confort, il est possible de la couper si elle est un peu trop longue.

Conseil : faites le tour de la coupe avec l’index afin de vérifier qu’elle est hermétique et éviter ainsi toute arrivée d’air, favorable au développement du staphylocoque doré responsable du choc toxique. On peut également lui faire faire un petit quart de tour sur elle-même pour achever de l’installer. Pour ressortir la coupe, on presse sur sa base en la faisant pivoter doucement. On évitera de tirer d’un coup sur la tige pour éviter les douleurs et de mettre du sang partout à cause d’une sortie trop franche. Des lubrifiants intimes ou des huiles comme celle de coco, antifongique, peuvent faciliter l’insertion. Si vous portez un dispositif intra-utérin (stérilet), demandez l’avis de votre gynécologue.

Stérilisation, un entretien nécessaire

Une coupe, ça s’entretient. Des gestes santé incontournables si l’on veut que sa coupe reste bénéfique et durable. En fonction du flux, on la vide toutes les six à douze heures maximum, en versant le sang dans les toilettes ou dans un lavabo. Bien la rincer à l’eau claire ou à l’aide d’un savon doux avant de la repositionner. À défaut, la nettoyer avec du papier toilette. 
Une fois les règles terminées, avant de la ranger soigneusement pour le mois prochain, veillez à la stériliser. Là encore, plusieurs écoles : il y a les comprimés stérilisants tels que ceux utilisés pour les tétines et les biberons. Certaines marques de coupes menstruelles vendent aussi des stérilisateurs pour stériliser la coupe au micro-ondes. Nous, on préfère la méthode artisanale en mettant la coupe entre 5 et 10 minutes dans l’eau bouillante.

Attention : Les conseils prodigués dans cet article ne vous dispensent pas de consulter un praticien des médecines alternatives. Vous pourrez en trouver un près de chez vous et prendre rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com

 

 

A lire sur POSITIVR

 

http://positivr.fr/5-alternatives-ecolos-protection-intime-menstruations/?mc_cid=d8ccb36a5b&mc_eid=bc19f1244e

 

 

 

La newsleter de Michel DOGNA DU 24/07/2017

 

TAMPAX,
une arme chimique furtive et mortelle...

Les Tampax représentent un marché colossal et leur secret de fabrication est farouchement conservé par Procter & Gamble, le fabriquant de la marque TAMPAX, leader mondial du marché, (ainsi que des lessives et détergents…..). Or, qui sait que ces cartouches si absorbantes et si pratiques sont imbibées… de DIOXINES - cette substance hautement cancérogène ?
Le cancer du col de l'utérus est le second cancer féminin, et une femme meurt du cancer de l'utérus toutes les deux minutes dans le monde ! Y aurait-il un rapport ??? La moyenne des femmes ayant cinq jours de menstruation par mois durant 38 ans, utilisera donc statistiquement 11.000 tampons au cours de sa vie.

Ce produit d'hygiène intime féminin est classé par la FDA (Food and Drug Administration) comme un instrument médical. Ainsi, les fabricants ne sont pas tenus de se conformer aux mêmes règles d'étiquetage que celles en vigueur pour les aliments, médicaments ou cosmétiques. Tout comme pour les tests de toxicité dans la distribution alimentaire, les tests d'ordre chimique sur les tampons sont réalisés par les fabricants ou des chercheurs privés qui sont payés par ceux qui fabriquent et vendent les tampons. A noter que Procter & Gamble tient à garder secrète la recette de sa soupe chimique vu que les seules femmes américaines rapportent deux milliards de dollars par an pour leurs serviettes hygiéniques et leurs tampons chimiques.

Enquête sur la composition des Tampax

A l'origine, les tampons étaient composés à 100% de coton. Lorsque les femmes se sont plaintes de fuites, les fabricants ont augmenté leur pouvoir absorbant en mélangeant le coton à des fibres synthétiques hautement absorbantes comme du polyester, du polyacrylate, de la viscose et de la cellulose de carboxymehtyl. Au début des années 80, des rumeurs ont couru concernant les tampons lorsque 38 femmes sont mortes de syndromes de chocs toxiques (TTS), d'une infection bactériologique liée à l'usage de tampons super absorbants. Suite à ces événements, bien qu'ils aient nié tout lien avec ces morts, les fabricants de tampons changèrent la composition de leurs produits. Au cours des tests privés, il fut établi que ces matériaux synthétiques attiraient les bactéries qui conduisaient à des TTS. De nouvelles études amenèrent à sélectionner un mélange de viscose et de coton comme « composant » le plus sécuritaire, et c'est précisément ce qui reste dans les tampons classiques d'aujourd'hui.

Or, il ya deux problèmes de taille :

1 - Le coton conventionnel utilise pour sa culture environ 38 tonnes de pesticides chaque année aux Etats-Unis. Ces produits chimiques comptent parmi les plus toxiques utilisés en agriculture et l'Agence pour la Protection de l'Environnement a déclaré 7 de ces produits chimiques parmi les 15 principaux utilisés pour la production de ce coton, comme cancérigènes pour l'être humain. 

2 - Le viscose utilisé dans les Tampax est fabriqué à partir de pulpe de bois et parmi les nombreux produits chimiques qui sont utilisés pendant le processus de conversion du bois, c'est dans le chlore utilisé pour blanchir la pulpe de bois que réside le plus grand danger. Le procédé crée des hydrocarbones chlorés, un groupe de produits chimiques dangereux, dont l'un des produits dérivés est la dioxine, l'une des substances les plus toxiques connues. 

Alors, en réponse aux réclamations des consommateurs et du gouvernement américains dans le cadre de leur loi sur la santé des femmes et la dioxine, suivie par la loi sur la recherche et la sécurité des tampons, l'industrie du tampon a récemment changé sa méthode de blanchiment par une nouvelle méthode qui remplace le chlore gazeux par du dioxyde de chlore. Le dioxyde de chlore est connu pour ses propriétés désinfectantes, et est utilisé pour contrôler les micro-organismes nocifs, y compris les bactéries, les virus ou les champignons. Ce nouvel agent de blanchiment devait théoriquement aboutir à un produit exempt de dioxine.

Et bien non ! Des études ont démontré que la fabrication de dioxyde de chlore ne génère pas un produit aussi pur que le prétendent les fabricants de tampons. Des réactions chimiques qui ont lieu pendant le processus de blanchiment libèrent du chlore gazeux… qui engendre encore de la dioxine. Bien sûr, la nouvelle méthode de blanchiment diminue la quantité de dioxines créées, mais ne les élimine pas vraiment. Etant donné que la dioxine est cumulative et lente à se désintégrer, le danger reste par le contact répété (5 jours par mois, 12 mois par an, pendant près de 40 ans!)

Petits rappels sur la dioxine

La dioxine est une molécule produite par la combinaison de chlore et de composés organiques, qui a été le  composant actif du sinistre agent orange américain utilisé au Vietnam. Elle est considérée comme la substance la plus mortelle connue pour l'humanité (on dit qu’une seule cuillère à soupe serait suffisante pour tuer l’humanité entière.  Cette toxine est un sous-produit  de l'incinération des déchets, de la fabrication de pesticides chimiques et du blanchiment du papier et des pâtes à papier). Elle est classée POP (polluant organique persistant) qui s'accumule dans le corps.

Et comme si le coton imbibé de dioxine et de pesticides ne suffisait pas, les tampons contiennent également de nombreux produits chimiques supplémentaires qui comprennent : 
- des amplificateurs d'absorption,
- des désodorisants, 
- des parfums synthétiques. 

Effets de contamination des Tampax sur la femme

La dioxine s'accumule chez les humains, en particulier dans les tissus adipeux féminins et le lait maternel. Le principal moyen d'élimination est donc par le lait maternel ou le placenta. Ainsi elle commence à s'accumuler dans l'organisme du fœtus et, plus tard, dans celui de l'enfant en bas-âge. Les enfants et les fœtus sont donc les plus exposés aux risques alors que leurs systèmes nerveux et immunitaire sont en plein développement. Cette toxine persistante se propage non seulement à travers les différentes populations, mais aussi de manière générationnelle.

Des douzaines de maladies et affections sont liées à l'accumulation de dioxine dans l'organisme. On peut les regrouper en trois catégories: celles faisant intervenir les enzymes, les facteurs de croissance et les hormones. Un récent rapport de l'Agence pour la Protection de l'Environnement  confirme que la dioxine est un "cancérogène pour l'homme" et ce produit chimique cancérogène connu est en contact direct avec nos organes internes et nos zones très sensibles. Des études Suédoises ont établi un lien entre les tampons contenant de la dioxine et une augmentation des cancers de l'appareil génital féminin.

En fait, les tampons sont placés contre les tissus adipeux humides pendant des périodes prolongées créant un environnement idéal pour l'absorption de produits chimiques. La dioxine agit comme un perturbateur endocrinien. Une des maladies les plus directement liés à l'effet de perturbation endocrinienne de la dioxine libérée par les tampons est l'endométriose, une maladie où les cellules endométriales de la muqueuse de l'utérus se développent de manière inappropriée à l'extérieur de l'utérus. Elles poussent sur les ovaires, à l'extérieur de l'utérus ou des trompes de Fallope ou ailleurs dans la cavité abdominale. 

En plus du cancer et de l'endométriose, les perturbations de la croissance, des enzymes et des hormones causées par l'exposition à la dioxine ont été associées à :

- des anomalies congénitales, 
- l'incapacité à porter une grossesse à terme,
- la diminution de la fertilité,
- la réduction du nombre de spermatozoïdes, 
- l’installation du diabète,
- des troubles de l'apprentissage, 
- l’altération du système immunitaire,
- des problèmes pulmonaires,
-  des maladies de la peau 
-  la réduction du niveau de testostérone.

Autre problème : les fibres synthétiques et leurs résidus

Des études ont montré que les fibres synthétiques créent un environnement idéal pour la croissance des bactéries "Staphylococcus aureus" à l'origine du syndrome de choc toxique. Ces caractéristiques sont attribuées aux tampons au très haut pouvoir absorbant qui, par conséquent, laissent derrière eux, des quantités concentrées de protéines dont ces bactéries nuisibles ont besoin pour produire leur poison.

En plus d'augmenter le risque de syndrome de choc toxique, les fibres synthétiques sont abrasives pour la paroi vaginale qui est très sensible. Les tampons Tampax sont insérés profondément dans le vagin avec un applicateur et s'étendent en longueur. Cela pousse le tampon contre la zone cervico-utérine, provoquant des microcoupures et incrustant des fragments de tampon dans les tissus du col et la paroi vaginale (citrinibaum). En plus des coupures provoquées par le tampon lui-même, le retrait du tampon laisse aussi des fibres qui peuvent être à l'origine de futures ulcérations.

Ces ulcérations sont causées par la combinaison des substances chimiques du tampon et par la friction provoquée par son retrait. Les substances chimiques du tampon "rongent littéralement le tissus vaginal. Ces ulcérations augmentent les risques d'une femme de contracter une MST en créant une porte d'entrée vers le flux sanguin. Pour aggraver les choses, le coton génétiquement modifié qui est utilisé aux USA résiste aux effets des antibiotiques. Par conséquent, les femmes qui utilisent des tampons de coton OGM peuvent ne pas répondre aux antibiotiques prescrits.

Une petite expérience impressionnante

Lors de ses recherches, Meghan Telpner est tombée sur des documents traitant des fibres microscopiques et chimiques laissées dans leur sillage par les tampons et qui sont absorbées directement par les tissus adipeux et le flux sanguin.
Elle explique :
« J'ai essayé moi-même de placer un tampon dans un verre d'eau pendant 6 heures (la durée moyenne d'usage d'un tampon) pour faire le constat de mes propres yeux. Lorsque j'ai retiré le tampon de l'eau, j'ai trouvé des centaines de minuscules particules blanches semblables à des fils fluorescents en suspension dans l'eau, certaines s'étaient déposées au fond du verre, d'autres rasaient les bords. Compte tenu de la quantité de particules qui étaient clairement visibles à l'œil nu, je peux seulement imaginer le volume de produits chimiques et de fibres microscopiques qui sont présentes dans le vagin et intégrées dans le tissu vaginal à chaque utilisation de tampon. »

L'impact environnemental

Les tampons Tampax sont tout simplement un fléau. Selon le bureau de consultance en matière de déchets Franklin & Associés, "6,5 milliards de tampons et 13,5 milliards de serviettes hygiéniques, en plus de leur emballage, ont fini dans des décharges ou des systèmes d'égout, cela déjà en 1998... Et selon le Centre pour la Conservation Marine, plus de 170.000 applicateurs de tampon ont été collectés le long des zones côtières américaines entre 1998 et 1999. 

Des alternatives plus prudentes

Il existe plusieurs options très valables pour les femmes. Les solutions alternatives sont disponibles à l'achat sur internet et dans la plupart des magasins d'alimentation naturelle. Elles comprennent le passage des tampons conventionnels :

  • aux éponges de mer naturelles,
  • aux serviettes réutilisables respectueuses de l'environnement, 
  • aux coupelles menstruelles. 

Des tampons 100% bio sont fabriqués à partir de coton certifié sans OGM. Ils ne contiennent ni colorants irritants, ni parfum, et ne comportent pas les risques liés aux fibres synthétiques. Choisir le coton bio et sans chlore réduit les quantités de toxines dangereuses dispersées dans l'environnement ainsi que la pollution par les pesticides et produits chlorés tout en les tenant à l'écart de notre corps. 
Ces tampons s'utilisent exactement de la même manière que les tampons conventionnels avec divers degré d'absorption, avec ou sans applicateur. Il est recommandé d'utiliser le taux d'absorption le plus bas pour éviter les risques de syndromes de choc toxiques. Les tampons bio ne sont que légèrement plus chers que les tampons conventionnels.

 

Source : Meghan Telpner : Toxic Death Sticks
http://lafilleducapitaine.revolublog.com/tampax-arme-de-depopulation-massive-a93962217

 

Paru dans le journal Contr'Infos n° 83 de mai 2017

 

 

 

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