MYCOSE et CANDIDOSE

Flore vaginale : des probiotiques pour éviter les problèmes intimes

Article paru dans le journal nº 53  Acheter ce numéro
  • Flore vaginale : des probiotiques pour éviter les problèmes intimes

 

Chaque année, plusieurs centaines de millions de femmes sont atteintes par des infections urinaires ou vaginales. La grande majorité de ces infections résulte d’un déséquilibre du microbiote vaginal. Alors pour les prévenir, il est essentiel de prendre soin de sa flore vaginale au quotidien. Et pour cela, les probiotiques peuvent vous aider comme l’expliquent Dr Jean-Marc Bohbot et Rica Étienne dans leur livre Le microbiote vaginal : la révolution rose.

C’est un schéma classique : une mycose ou une infection urinaire apparaît, vous vous traitez avec des antibiotiques ou des antifongiques classiques et quelques semaines plus tard, votre mycose revient. Mais pourquoi ?


Le microbiote vaginal est fragile et de nombreuses situations peuvent le perturber comme la prise d’antibiotiques, mais aussi des modifications hormonales, une hygiène inadaptée, un trop grand stress, la fatigue, le tabac et même la sexualité... Et les solutions classiquement proposées en pharmacie ne sont pas prévues pour rééquilibrer un microbiote anormal. D’où la répétition de ces désagréments, mais également l’apparition d’infections plus graves telles que des IST sur ce terrain déstabilisé.


Dans le livre publié en janvier Le microbiote vaginal : la révolution rose, Rica Étienne et le docteur Jean-Marc Bohbot abordent tout l’intérêt des probiotiques pour rééquilibrer sa flore vaginale. Petit tour d'horizon du continent rose.

La flore vaginale : c’est quoi ?


Une flore vaginale équilibrée est composée à plus de 85 % de lactobacilles, mais sa composition peut être altérée par la prise de médicaments, un changement de contraception ou de partenaire. Or, les lactobacilles jouent un rôle prépondérant : ils acidifient le milieu et sont un anti-infectieux naturel. Ils le font en formant des biofilms protecteurs contre les attaques de germes pathogènes, produisent des antibiotiques naturels, et ont une action antivirale en même temps qu’ils boostent nos défenses immunitaires. Une moindre proportion en lactobacilles peut se traduire par des petites irritations régulières, un inconfort lors des rapports sexuels, l’apparition d’une mycose ou d’une cystite.

Qu'est ce qui peut la déstabiliser ?

  • L'utilisation trop fréquente d'antibiotiques et antifongiques
  • Le tabac : au dessus de 4 cigarettes par jour, le risque de déséquilibre de la la flore est multiplié par trois ! Après l'arrêt du tabac il faut trois mois à peu près pour qu'il retrouve son équilibre.
  • Le stress : une étude montre par exemple que les femmes exposées au stress présentent 30% de risque supplémentaire de développer une vaginose bactérienne.
  • Trop d'hygiène (douches vaginales, utilisation de savons décapants, d'antiseptiques chimiques etc), ou pas assez d'hygiène.

Votre vie sexuelle (partenaires, pratiques) peuvent-elles modifier votre flore ?

Il semble que la multiplication des partenaires sexuels ait un effet de modification de la flore vaginale, sans qu'on soit certain de la raison. Le microbiote du pénis variant d'un homme à l'autre, ce système de vases communiquants lors des rapports pourrait déstabiliser la flore.

Mais la multiplication des partenaires étant aussi associée à une activité sexuelle plus fréquente, il se pourrait également que la flore soit modifiée sous l'action répétée du contact avec du sperme (en cas de rapports non protégés), du fait de son pH. En effet, celui-ci est neutre (pH7) tandis que la pH vaginal est acide, autour de 4. Pour cette raison, on conseillera d'ailleurs des gels lubrifiants d'un pH entre 3,5 et 4,5.

Une trentaine de minutes après un rapport sexuel et des échanges de fluides, les lactobacilles ont normalement effectué le travail de rééquilibrage du pH, par la production d'acide lactique, en tout cas en cas de microbiote sain. Sinon, c'est un terrain propice aux infections ou mycoses. Sur ce type de terrain déstabilisé, on peut alors essayer la toilette intime après les rapports (mais juste de la vulve, pas du vagin).

Votre flore est-elle équilibrée ?

On peut évaluer très facilement l’état de la flore grâce au score de Nugentqui s’effectue dans tous les laboratoires. En fonction du résultat, il faudra, ou non, rééquilibrer la flore. Si votre score est entre 0 et 3, il n’y a normalement rien à changer : votre flore est normale. Mais, s’il se situe entre 4 et 6, c’est que votre flore commence à se déséquilibrer et qu’il est temps d’intervenir. Pour cela : les probiotiques. Selon la définition du Codex alimentarius de 2001, les probiotiques sont des « micro-organismes vivants qui, lorsqu’ils sont administrés en quantités adéquates, produisent un bénéfice pour la santé de l’hôte ». Les recherches sur les probiotiques sont la nouvelle frontière des recherches sur la santé car, de la bouche il ne se passe pas un mois sans de nouvelles découvertes et l'impact de telle ou telle souche sur les paramètres de santé.

Concernant le microbiote vaginal, il faut bien choisir ses probiotiques en fonction de sa pathologie :

  • Le Lactobacillus crispatus vous aidera plutôt en cas de vaginose bactérienne ou de candidose. Et, en période de ménopause, il sera votre allié contre la sécheresse intime et l’atrophie de la muqueuse vaginale.
  • Le L. rhamnosus est un spécifique des mycoses
  • Le L. gasseri est lui plutôt efficace en cas d’infection par le Papillomavirus (condylomes) et d’herpès vaginal

Probiotiques par voie orale ou vaginale ?

Pourquoi faut-il préférer les probiotiques par voie vaginale ? Le parcours des probiotiques par voie orale dans le corps, de la bouche au vagin, est long et s’accompagne d’un risque de perte massive des lactobacilles ingérés. Tandis que la voie vaginale est plus directe, donc plus efficace.

Les probiotiques par voie vaginale sont vendus sous forme d’ovules, de capsules, de gélules ou de tampons qui contiennent des lactobacilles prélevés sur des femmes saines et qui ont été multipliés en culture. Ces lactobacilles viennent renforcer la flore vaginale pour qu’elle soit plus à même de jouer son rôle d’anti-infectieux.

Par voie orale, le probiotique doit être dosé au moins à un milliard de bactéries par souche et par gélule et par voie vaginale, à 108 ou 109 bactéries par souche.

Les probiotiques : quand ? comment ?

En cas de vaginose bactérienne, les auteurs conseillent de demander au médecin de compléter un traitement (en particulier antibiotique) au bout du troisième jour avec des probiotiques à prendre pendant une semaine. Et en cas de vaginose récidivante, une semaine de cure juste après les règles pendant trois à six mois est à envisager.

Certains antibiotiques comme les cyclines favorisent les mycoses : en favorisant l’agressivité du champignon Candida albicans, qui se manifeste entre autres par du bouquet vaginal. Donc, si vous êtes contraintes de prendre un traitement antibiotique, demandez-lui de compléter ses prescriptions avec une supplémentation en probiotiques intestinaux. Ceux-ci viendront porter renfort aux lactobacilles, affaiblis par votre traitement.

Si vous êtes sujette aux fuites urinaires, il faut avant tout pratiquer une rééducation périnéale mais la prise de probiotiques pendant au moins 3 mois, voire 6 mois est souvent une approche complémentaire intéressante.

En cas de mycose ponctuelle, les probiotiques ne sont pas forcément une nécessité au delà du traitement disent les auteurs. Mais en cas de récivide, ou de traitement antifongique long ou récurrent, une semaine de cure avant les règles pendant trois à six mois est souvent nécessaire.

Si votre microbiote est fragile, que vous rencontrez des problèmes à répétition ou constatez par exemple des odeurs désagréables localement (par exemple du fait d’un excès de la bactérie Gardnerella vaginalis), faites une cure d’une semaine par mois, trois mois de suite, deux fois par an. Vous pouvez également faire une cure préventive avant une exposition possible à de mauvaises conditions d’hygiène.

 

Aller plus loin :

Microbiote vaginal, la révolution rose, du Dr Jean-Marc Bohbot et Rica Etienne

Ces informations ne se substituent pas à une consultation médicale.

 
Candida albicans, ce champignon microscopique vous veut du mal

lettre de Santé Nature Innovation du 18/02/2018 Par Jean-Marc Dupuis

 

Chère lectrice, cher lecteur, 

Nous sommes entourés de bactéries, champignons, virus, par milliards. Cette « flore » invisible prolifère plus encore dans les zones chaudes et humides de notre corps. 

Des livres entiers ont été écrits sur le rôle majoritairement bénéfique de ces petits organismes, pour nous protéger, nous aider à digérer et à assimiler des vitamines, évacuer certains déchets. 

Mais encore faut-il que votre « terrain » soit sain. En cas de déséquilibre, vous pouvez être envahis dans certaines zones de méchants champignons qui grattent, piquent, brûlent. 

Trois femmes sur quatre en font la désagréable expérience dans leur vie avec les mycoses (champignons) vaginales, et certains hommes en ont aussi sur les parties génitales. Le phénomène est le plus courant entre 20 et 40 ans. 

Il s’agit d’une infestation de Candida albicans, une levure, autrement dit un champignon microscopique. 

Chez les femmes, la mycose déclenche une irritation douloureuse de la vulve et du vagin. On a une horrible envie de se gratter, et une sensation de brûlure lorsqu’on urine et lors des rapports sexuels. La mycose donne une très mauvaise odeur et déclenche des pertes comme du fromage blanc. 

Chez les hommes, c’est aussi une sensation de brûlure, quoique moins intense, et de démangeaison sur le gland. Des plaques et petits boutons rouges apparaissent et des morceaux de peau peuvent se détacher. 

On comprend que, dans un cas comme dans l’autre, il est impensable de rester dans cet état. 

Deux éléments encourageants : 

  • Contrairement aux apparences, la mycose n’est pas contagieuse. Nous avons tous, naturellement, du Candida albicans sur nous, et celui-ci ne prolifère et ne provoque une mycose que lorsque votre terrain le permet. Ainsi le fait d’être en contact avec le Candida albicans d’une autre personne n’augmente pas votre risque d’infestation. 

  • La mycose se soigne très bien. 

Pourquoi le Candida albicans s’installe

En temps normal, le Candida albicans est tenu en échec par les autres espèces de champignons et bactéries invisibles qui nous peuplent. 

La prolifération se déclenche : 

  • lorsque vous mangez trop de sucre et une nourriture trop pauvre en vitamines (autrement dit de la malbouffe plutôt que des légumes et fruits frais) ; 

  • en cas de stress ; 

  • lorsqu’on se lave trop : le savon perturbe la flore. 

Par ailleurs, la mycose peut être provoquée par un problème de santé plus général : diabète, déficience immunitaire (sida), traitement antibiotique prolongé qui ravage la flore bactérienne et laisse la voie libre aux champignons pathogènes, pilule contraceptive. 

Hygiène : ni trop ni trop peu

Les mycoses sont plus souvent dues à un excès d’hygiène intime, qu’à un manque d’hygiène. 

En effet, chaque fois qu’on se lave avec du savon, la flore bactérienne est perturbée et peut déclencher une prolifération de Candida albicans. 

L’important est que les parties génitales restent relativement sèches et aérées, ce qui n’est pas facile avec les vêtements modernes. 

Afin de stopper au plus tôt cette maladie, voici quelques mesures que vous pouvez appliquer immédiatement. 

Les mycoses aiment la chaleur et l’humidité. Les sous-vêtements synthétiques, bien serrés, font leur plus grand bonheur. Choisissez donc toujours des sous-vêtements en coton à 100 %, laissant circuler l’air, et évitez les vêtements trop serrés par-dessus. 

Changez tous les jours de sous-vêtements, de serviette de toilette, et n’oubliez pas de laver très régulièrement votre pyjama et votre literie, surtout si vous avez des animaux domestiques qui peuvent être porteurs de mycoses contagieuses. 

Évitez de vous laver les parties génitales avec du savon. Choisissez un savon à pH neutre et, en cas d’attaque de mycoses, passez à un savon alcalin (le contraire d’acide) comme Saforelle ou Myleuca. Mieux, plutôt que d’utiliser de l’eau claire, diluez une cuillerée à soupe de bicarbonate de soude dans un demi-litre d’eau tiède pour la toilette intime pendant 5 jours maximum. Le bicarbonate de soude est très alcalin (contraire d’acide) lui aussi, ce qui bloque le développement des champignons, mais ne doit pas être utilisé sur le long terme. 

Vous pouvez aussi calmer les irritations avec un gel d’aloe vera. 

Utilisez le préservatif lors des relations sexuelles pour éviter de renforcer l’irritation, et lavez-vous soigneusement après les rapports. Après la toilette, séchez-vous doucement avec une serviette que vous mettrez ensuite au sale. 

Soigner la mycose

Les pharmaciens savent préparer des « ovules » à mettre dans le vagin, à base d’huile essentielle de laurier noble, de palmarosa, de thym CT thujanol et de géranium rosat. 

L’odeur est forte, des picotements se font sentir, mais c’est un traitement reconnu et très efficace. 

Vous pouvez la coupler avec un autre mélange bien connu : huile essentielle de pépin de pamplemousse, pin sylvestre, thym et tea-tree, à mettre dans de l’huile d’amande douce et à appliquer en massage doux. À noter que le « tea-tree » est aussi appelé « melaleucae », c’est la substance végétale active que vous retrouvez dans le savon spécial « Myleuca » cité ci-dessus. 

En cas de persistance, appliquez une solution d’échinacée, la même fleur qui est utilisée contre le rhume et la grippe. 

Votre alimentation pendant le traitement

On veillera à réduire drastiquement la consommation de sucre et de lait de vache jusqu’à disparition de la mycose. 

Mangez plus de yaourts nature (sans sucre), de la noix de coco, du lait de soja, de riz ou d’amande, du chou, des oignons et des échalotes. 

En 3 à 5 jours, la mycose disparaîtra. Maintenez ensuite ces règles d’hygiène. 

À votre santé ! 

Jean-Marc Dupuis 

Êtes-vous infesté de Candida Albicans ?

 

lettre de Santé Nature Innovation du 17/11/2017 Par Jean-Marc Dupuis

 

Vous reconnaissez-vous?

  • Si vous vous sentez comme une limace, avec l'envie de traîner au lit tous les matins... 
  • Si vous êtes triste sans raison, anxieux, et que le moindre défi vous paraît une montagne... 
  • Si vous souffrez de problèmes digestifs, de démangeaisons, de migraines, de maux de crâne... 
  • Si vous avez essayé tous les régimes sans jamais parvenir à perdre du poids ; si vous avez des difficultés de concentration et l'impression d'avoir la tête comme un seau... 

Ce sont des signes que vous souffrez vraisemblablement d'une infection par le champignon microscopique ou levure nommé Candida albicans. 

Les horribles méfaits de Candida Albicans

Lorsque vous êtes infesté de Candida albicans, on dit que vous souffrez de "mycose" ou plus précisément de "candidose", la mycose la plus courante. 

La candidose est surtout connue du grand public sous la forme de « muguet », ces tâches blanches dans la bouche et sur les lèvres, qui démangent atrocement. 

Le muguet touche en priorité les nourrissons et les personnes dont le système immunitaire est affaibli (personnes suivant un traitement aux antibiotiques, une chimiothérapie, ou ayant le sida). 

Le diagnostic est alors évident, la plupart des médecins ne s'y trompent pas. 

Mais en réalité, nos sociétés industrielles sont infectées de Candida albicans bien au-delà des personnes qui souffrent de muguet : 90 % des Américains ont un taux plus élevé que la normale de Candida albicans dans l'intestin ; 80 millions de personnes sont infectées, et 70 % sont des femmes. (1) 

On n'a pas de chiffres précis pour la France mais une majeure partie de la population française a des mycoses sur les doigts de pied, et souvent sous les ongles : ce sont le plus souvent des colonies de Candida albicans. 

Cela commence par les orteils où des rougeurs, des petits boutons, apparaissent. Les ongles de pied deviennent inflammatoires puis jaunes, blancs... Ils épaississent, se craquèlent, et finissent par se détacher. 

C'est évidemment affreux. Mais il y a pire : 

(la suite ci-dessous) 

 

Âmes sensibles, passez directement à la section suivante

Les irritations dues au Candida albicans se produisent dans toutes les régions humides du corps, et en particulier dans et sur les parties génitales. 

En France, ce sont littéralement des millions de personnes qui souffrent d'infections dues à ce type de levure ou champignon microscopique : au cours de leur vie, 75 % des femmes sont touchées au moins une fois. 

Particulièrement répandues sont, chez les femmes, les mycoses vaginales : il se produit un écoulement vaginal épais, blanc jaunâtre, qui a l’aspect du lait caillé et qui adhère aux parois du vagin et au col de l’utérus. 

Vous ressentirez probablement des démangeaisons et des sensations de brûlure. 

Vous ne pouvez pas rester comme ça. 

Une infection à prendre au sérieux

Contrairement à beaucoup de maladies, vous avez l'impression – sauf cas extrême – de pouvoir continuer à vivre une vie « normale » malgré l'infection par Candida albicans

Vos ongles de pieds ne sont pas beaux à voir, vous avez un sentiment général de mal-être, des ballonnement, de violentes démangeaisons. 

Mais vous parvenez à vous gratter sans que vos collègues ne s'en aperçoivent (ou du moins, en imaginant qu'ils ne s'en aperçoivent pas, parce que vous avez de la chance qu'ils soient polis). 

Dans la plupart des cas, donc, l'infection au Candida albicans ne vous empêche pas de travailler ou de vaquer à vos occupations. 

Mais le problème est que ce champignon produit pas moins de 79 immunodépresseurs. (2) Ce sont des substances qui neutralisent vos défenses naturelles, ouvrant grand la porte à des maladies plus graves. Plus vous avez de Candida albicans dans le corps, plus vous devenez vulnérable aux infections. 

La candidose peut ainsi provoquer le syndrome du colon irritable, de l'asthme, des ballonnements, des flatulences, de la fibromyalgie, de la fatigue chronique, etc. 

Votre corps a de plus en plus de mal à se débarrasser des germes opportunistes et pathogènes (responsables de maladies), et en particulier des cellules cancéreuses. Un célèbre cancérologue de Rome considère que la mycose est une des principales causes de cancer. (3) 

Ce n'est que dans 8 cas sur 100 000 que le Candida pénètre dans le sang et provoque une candidémie qui se solde par le décès du patient. 

Mais cette possibilité, qui subsiste malgré tout, doit être une raison de plus pour vous de vous préoccuper de vous débarrasser des germes responsables de mycoses. 

C'est pourquoi il est si urgent de vous soigner, si vous pensez être touché. 

La plupart des médecins ont beaucoup de difficulté à faire le diagnostic de ces infections, tant les symptômes sont variés et peuvent être confondus avec ceux de la borréliose (maladie de Lyme provoquée par des piqûres de tiques ou de poux infectés par une bactérie dénommé Borrelia). 

Le résultat est que des millions de personnes se battent sans le savoir contre un ennemi invisible. 

Voilà pour la mauvaise nouvelle. 

La bonne nouvelle, c'est que, si vous m'y autorisez, je vous donne ici des moyens relativement simples pour lutter contre les mycoses courantes et rééquilibrer la population de levures et de bactéries de votre corps, pour réduire les mycoses et les candidoses qui causent toutes ces misères... et tragédies. 

Connaître votre ennemi pour mieux l'assassiner

Vous le savez maintenant, Candida albicans est un champignon microscopique, autrement dit une levure. Il vit dans votre intestin, et c'est normal. 

Les lecteurs de SNI savent que chacun d'entre nous vit avec des centaines d'espèces de microbes dans son intestin. Ces espèces sont si variées qu'on parle de « flore intestinale » ou de "microbiote", comme on dirait « flore aquatique » ou « flore alpine » pour les plantes vivant dans l'eau ou dans les Alpes. 

La différence, bien sûr, est qu'au lieu de compter fleurs, buissons, arbres et algues, votre « flore » intestinale est composée de bactéries et de levures. 

Permettez-moi d'ouvrir ici une courte parenthèse sur la différence entre les levures et les bactéries : ce n'est pas la peine de le retenir, mais sachez que les levures et les bactéries sont des cellules vivantes autonomes, et que la différence entre les deux est que les levures sont de plus grande taille et ont un noyau renfermant l'ADN tandis que les bactéries n'ont pas de noyau et leur ADN est sous la forme d'un chromosome unique. 

Voilà, ce n'était pas très compliqué mais cela permettra à tout le monde de briller en société, en expliquant pourquoi, quand on parle de flore intestinale, on fait toujours la différence entre levures etbactéries, même si, dans les deux cas, ce sont de simples... microbes. 

Lorsque votre microflore est équilibrée, loin de vivre à vos crochets comme des puces sur un chien, ces microbes vous sont très bénéfiques : ils vous protègent des infections, entretiennent en bon état la paroi intestinale, complètent la digestion des aliments pour en extraire le meilleur, et participent même à entretenir vos défenses naturelles : 50 à 70 % de vos cellules immunitaires sont dans votre intestin. 

Malheureusement, les aléas de la vie peuvent parfois perturber cette admirable paix sociale. 

A la faveur de différents facteurs, une population prend le dessus sur l'autre. L'équilibre est rompu et des troubles éclatent. 

Les grands coupables

Les mycoses apparaissent quand les levures, dont Candida albicans est l'espèce dominante, se développent abusivement dans l'intestin. 

Normalement, par un de ces miracles dont la nature a le secret, levures et bactéries de la flore intestinale s'auto-régulent : elles se tiennent mutuellement en respect, parce que chacune contrôle la nourriture de l'autre : les bactéries produisent les acides organiques qui nourrissent les levures. 

Les levures, elles, produisent les acides aminés et les peptides que mangent les bactéries. 

Chacune a besoin des autres pour se développer harmonieusement. Les scientifiques parlent de symbiose, du grec « vivre ensemble », et Candida albicans, loin d'être un cas social dans le monde des levures et des bactéries, est normalement bien intégré à la communauté. 

Mais si vous détruisez les bactéries à coup d'antibiotiques et que vous gavez vos levures du sucre dont elles raffolent, les levures se multiplient et en profitent pour aller coloniser d'autres parties du corps. 

Si vous soupçonnez chez vous une infestation par Candida albicans, par la présence de mycoses ou tout autre symptôme signalé plus haut, il est très important de vous en préoccuper au plus vite. 

Il est en effet possible d'agir avec de bons résultats, mais cela peut prendre du temps si la mycose est ancienne ! 

Des traitements simples des candidoses externes

Pour commencer, en cas de mycose externe (orteils) ou de la bouche, on peut traiter avec une solution d'eau oxygénée et de bicarbonate de soude dans de l'eau. 

Mélanger dans un verre d'eau tiède (environ 300 ml) une cuillère à café d'eau oxygénée officinale à 10 % et une cuillère à café de bicarbonate de soude. Faites tourner cette mixture dans votre bouche pendant une minute, gargarisez, crachez et rincez-vous la bouche avec de l'eau. 

Au cours de ce processus, l'eau oxygénée joue son rôle de désinfectant mais est rapidement décomposée en oxygène et en eau par les enzymes de la salive (une catalase). 

Cette désinfection doit être répétée pendant plusieurs jours jusqu'à la disparition de la mycose. 

Ensuite, faite la même opération avec un extrait de pépin de pamplemousse (CitroBiotic) qui va parfaire l'action. L'extrait de pépin de pamplemousse va séjourner dans les espaces inter-dentaires et va entretenir l'effet désinfectant du bain de bouche. 

Toutefois, comme la bouche risque de se réensemencer avec des bactéries et des champignons de l'environnement et des aliments, il est recommandé de poursuivre le traitement à l'extrait de pépin de pamplemousse, le soir au coucher, pendant plusieurs jours et même de l'entretenir longtemps pour éviter une récidive. 

En cas d'infection vaginale, utilisez de la pommade à l'oxyde de zinc (inflammation des lèvres), par exemple Sénophile (pour la partie externe). 

En cas de mycose vaginale profonde, commencer par faire un rinçage, chaque soir, avec une solution d'extrait de pépin de pamplemousse pendant une semaine, puis introduire des ovules de Lactobacillus rhamnosus pour réensemencer le vagin avec une flore de protection. 

Pour les pieds, badigeonnez vos orteils avec une solution concentrée d'eau oxygénée et de bicarbonate de soude, puis appliquez de la teinture d'iode diluée dans l'eau avec un coton sur tout le pied, et enfin mettre du Sénophile. 

Comme les champignons sont aussi dans les chaussettes et dans les souliers, verser du talc boriqué dans ceux-ci. 

Ongles : appliquez de la teinture d'iode concentrée sous l'ongle, jusqu'à ce que l'infection disparaisse (la teinture d'iode a un effet très antiseptique qui se prolonge dans le temps). 

Si vous êtes très infecté, vous allez peiner à faire pénétrer la teinture d'iode en profondeur sous les ongles. Il est donc nécessaire de nettoyer très soigneusement les ongles avant le traitement. 

Traitement de fond

Il ne suffit pas de se limiter à traiter les mycoses externes. Il faut aussi empêcher que la flore fongique (levures) devienne majoritaire dans l'intestin et les voies uro-génitales. 

A noter que certains médecins prétendront détecter la présence excessive de Candida dans vos intestins en faisant une analyse d'excréments (coproculture). Cela paraît frappé au coin du bon sens, mais cela ne fonctionne pas. 

Il existe des mycoses cachées qui se développent au début de l'intestin grêle et qui ne sont plus détectables par une coproculture, parce que le pH de l'intestin (mesure d'acidité) est favorable aux levures au début, près de l'estomac, mais devient de plus en plus basique, ce qui fait disparaître les traces de Candida à l'expulsion des excréments, même si la candidose est très importante dans les voies intestinales supérieures. 

Seule une analyse très spécialisée du sang ou d'urine permet de dépister la présence de métabolites d'origine fongique et de suspecter une infection cachée. 

Trois mesures simultanées sont à prendre en considération pour rétablir un bon équilibre de votre microflore : 

La première consiste à adopter un régime alimentaire exempt de sucre simples (saccharose, glucose, maltose, lactose) et de levure (pain, bière,etc.), mais riche en ail, oignons, échalotes et en crucifères (tous types de choux) et en huile d'olive. 

Consommer de la poudre de noix de coco riche en acide caprylique et boire des infusions de romarin, fenouil et gentiane. Proscrire les fromages moisis (à croute fleurie et les bleus). 

La seconde mesure consiste à ensemencer le tube digestif avec une flore probiotique inhibitrice de la flore fongique. 

Certaines souches des genres Lactobacillus et Propionibacterium ont été sélectionnées sur ce critère d'inhibition de la flore fongique. 

Notons que pour être efficace il faut que ce probiotique en poudre soit dilué dans un verre d'eau tiède (30 à 35°C) et consommé le matin à jeun, au moins 1/4 d'heure avant de manger de la nourriture solide, afin que le probiotique puisse traverser rapidement votre estomac et aller directement dans l'intestin ; c'est-à-dire à un moment où votre pylore est encore ouvert (le pylore est la porte qui ferme l'estomac par le bas, pour que la nourriture solide y reste jusqu'à ce qu'elle soit complètement digérée). 

Le problème est que les probiotiques risqueraient d'être détruits dans l'estomac s'ils y séjournaient avec les aliments pendant la digestion, car ils ne pourraient pas supporter la très forte acidité du suc gastrique). 

Le temps nécessaire à la régénération d'une microflore fortement contaminée par Candida albicans est de l'ordre de 2 à 6 mois selon l'ancienneté de la mycose. 

La troisième mesure est de consommer avant les repas de midi et du soir (et jamais en mélange avec les probiotiques), des extraits végétaux et des huiles essentielles ayant un caractère inhibiteur de la flore fongique. 

On peut citer les extraits de propolis, d'ail, de sarriette des montagnes, de pin sylvestre, de feuille d'olivier, de cannelle, de clou de girofle, d'arbre à thé, de thym, de pépin de pamplemousse, etc.) 

Ces derniers doivent être utilisés avec précaution car il s'agit de produits actifs pouvant provoquer à la longue l'irritation des muqueuses. 

Il est toujours recommandé de faire appel à des conseillers et thérapeutes expérimentés avant d'entreprendre ce troisième mode de traitement. 

Veuillez m'excuser de la longueur de ma lettre aujourd'hui, mais je tenais absolument à prendre le temps de décrire, en détail, un problème qui touche un bien plus grand nombre de personnes qu'on ne le suppose généralement. 

En fait, comme toutes ces maladies peu médiatiques dont on ne parle pas, la candidose est pourtant un facteur majeur de maladie dans notre société, et je pense que, si mon message circulait et qu'il était pris au sérieux, il pourrait effectivement épargner, dans les années à venir, des milliers de maladies parfois graves voire fatales. 

Je vous remercie de votre patience et vous redis... 

A votre santé ! 

Jean-Marc Dupuis 

 

Sources de cette lettre :  

[1] Koenig, Vicki, « Candida Overgrowth/Yeast Hypersensitivity », www.stonyfield.com
[2] Murray, Michael T, « Chronic Candidasis : The Yeast Syndrome, Prima Health Publishing, Rocklin, CA, (1997)
[3] Il s’agit du Docteur Tullion Simoncini : http://www.curenaturalicancro.com/fr/dr-simoncini/ 

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